Pallade Veneta - Des militants animalistes condamnés à des peines de sursis au Mans

Des militants animalistes condamnés à des peines de sursis au Mans


Des militants animalistes condamnés à des peines de sursis au Mans
Des militants animalistes condamnés à des peines de sursis au Mans

Neuf militants animalistes, poursuivis pour des tags et des dégradations mineures, ont été condamnés jeudi au Mans à des peines d'amendes ou de prison avec sursis.

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"On sauve des vies et on est condamné! Honte à vous! La justice est le plus grand criminel", ont crié les militants à l'issue de la lecture du jugement du tribunal correctionnel.

Vincent Aubry, 35 ans, fondateur et porte-parole du collectif Animal1st, poursuivi pour 18 faits, a été relaxé de plusieurs d'entre eux et condamné à 140 heures de travail d'intérêt général et à deux amendes de 300 euros.

Les tags pour lesquels il était poursuivi ont été requalifiés en contraventions.

Son ancienne compagne Alizée Denis, animatrice pour enfants de 28 ans, poursuivie pour 16 faits, a elle aussi été partiellement relaxée et condamnée à 10 mois de prison avec sursis et à trois amendes de 250 euros.

Quatre autres prévenus ont été condamnés à des peines de 4 à 10 mois de prison avec sursis et trois autres à des amendes de 500 euros à 2.000 euros avec sursis.

Fin janvier, le procureur avait requis des peines allant de 2 mois de prison avec sursis à 12 mois de prison avec sursis contre huit des prévenus et une peine de 1.000 euros d'amende pour la prévenue la moins impliquée.

Les militants, six femmes et trois hommes de 20 à 42 ans, étaient poursuivis pour des actions menées en 2020-2021 dans plusieurs départements de l'ouest. Il s'agissait essentiellement de tags sur des bâtiments d'élevage ("Le virus, c'est le spécisme", "l'élevage nourrit les pandémies", etc.) et de dégradations souvent mineures.

Un collage d'affiches ("Sauvez des vies, abolissez l'élevage") sur un viaduc en Mayenne leur était également reproché alors que cette action n'avait donné lieu à aucune plainte. Des prévenus étaient poursuivis pour la destruction de miradors de chasse et le vol de sept agneaux dans une exploitation agricole de l'Eure en avril 2021.

"C'était pas un vol, c'était une libération", avait rectifié à l'audience Fabien C., 37 ans, employé de bibliothèque.

Avant l'audience, les militants avaient dénoncé la "justice délétère" engendrée par ce "premier procès Demeter", du nom de la cellule créée fin 2019 au sein de la gendarmerie nationale, pour prévenir "des actions de nature idéologique" visant les agriculteurs.

Le 31 janvier, la justice administrative a jugé illégale la prévention d'"actions de nature idéologique" menée par Demeter. Le gouvernement a fait appel.

M.Jacobucci--PV

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