Pallade Veneta - SAM: l'occupation se poursuit malgré l'injonction à quitter l'usine

SAM: l'occupation se poursuit malgré l'injonction à quitter l'usine


SAM: l'occupation se poursuit malgré l'injonction à quitter l'usine
SAM: l'occupation se poursuit malgré l'injonction à quitter l'usine

Les anciens salariés de la SAM continuent d'occuper leur usine dans l'Aveyron, alors que la justice les avait sommés de mettre un terme à leur action au plus tard ce mardi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Taille du texte:

Le 29 mars, à la demande des mandataires judiciaires, le tribunal correctionnel de Rodez avait ordonné l'expulsion, avec le "concours éventuel" de la force publique, des anciens salariés installés dans l'usine, depuis sa liquidation judiciaire de ce sous-traitant de Renault qui employait 350 personnes.

Des pourparlers sont actuellement en cours entre les ex-salariés licenciés et l'Etat. "Nous sommes toujours en phase de dialogue avec les ex-salariés et tant que ce dialogue, qui est une priorité pour trouver des solutions, n'est pas rompu, il n'est pas question d'agir par la force", a fait savoir la préfète d'Aveyron.

"On a reçu ce matin un projet de sortie de crise, avec plusieurs dates de négociation, y compris la semaine prochaine" et "on s'en félicite", a déclaré de son côté à l'AFP David Gistau, représentant CGT des anciens salariés.

Devant le site, des dizaines de personnes, brandissant des drapeaux de la CGT, étaient réunies mardi après-midi dans l'attente d'un rassemblement de soutien, prévu mardi soir.

"Ca s'est toujours bien passé avec la préfète", a estimé une de ces anciennes salariées, Christel Rambaut, 48 ans, ajoutant qu'il en allait différemment avec les mandataires judiciaires.

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), installée à Viviez, dans l'ancien bassin minier sinistré de Decazeville, avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2019.

Le 26 novembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la cessation de son activité et sa liquidation, après le refus de Renault de soutenir l'unique projet de reprise. Depuis, des salariés se relaient jour et nuit pour occuper le site.

Les anciens salariés veulent notamment empêcher une vente aux enchères des machines par les mandataires, craignant qu'elle décourage la reprise de la fonderie.

Un projet de reprise, porté par l'entreprise MH Industries, basée dans le Lot voisin, a été dévoilé par Bercy et la région Occitanie en février. Il est actuellement à l'étude.

Les anciens salariés ont annoncé que 281 d'entre eux allaient attaquer aux Prud'hommes Renault, seul client de l'équipementier automobile, pour réclamer des indemnisations.

E.Magrini--PV

En vedette

Procès Maradona : la défense plaide l'acquittement pour l'addictologue et la psychiatre

Le procès sur la mort de Diego Maradona est entré mardi dans sa dernière ligne droite, avec des plaidoiries d'acquittement pour le psychologue Carlos Diaz et la psychiatre Agustina Cosachov, décrits par leurs avocats comme étrangers au décès, ou impuissants, ou mal informés.

Et de deux... Boeing obtient la certification du 737 MAX 10, après celle du MAX 7

Le 737 MAX 10, plus grand modèle de cette famille d'avions présentée par Boeing il y a quinze ans, a enfin obtenu sa certification par le régulateur aérien FAA, au grand soulagement de l'avionneur qui doit renflouer ses caisses et des compagnies aériennes qui trépignaient d'impatience.

Violences : l'État au chevet des commerçants, les couvre-feux prolongés

Le gouvernement a dévoilé mardi une série d'aides pour les commerces pillés et dégradés lors des violences du week-end, dont un prêt à taux zéro dès vendredi, et reconduit des couvre-feux dans plusieurs villes.

Violences : l'État "a été défaillant", accuse le président du Medef Patrick Martin

Le président du Medef Patrick Martin a accusé mardi l'État d'avoir "été défaillant" pendant les violences urbaines qui ont touché ce weekend "entre 2 et 3.000 commerces" en France, selon le ministre du Commerce Serge Papin, une critique également formulée par plusieurs représentants des commerçants.

Taille du texte: