Pallade Veneta - La Berlinale braque ses projecteurs sur l'Ukraine et son président

La Berlinale braque ses projecteurs sur l'Ukraine et son président


La Berlinale braque ses projecteurs sur l'Ukraine et son président
La Berlinale braque ses projecteurs sur l'Ukraine et son président / Photo: Stefanie Loos - AFP

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky rejoindra jeudi par vidéo l'ouverture de la Berlinale, premier grand festival de cinéma européen de l'année, qui braque les projecteurs sur la lutte pour la liberté en Ukraine et en Iran.

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Près d'un an après le début de l'invasion russe, le dirigeant ukrainien aura l'occasion de dialoguer par vidéo avec l'acteur et réalisateur américain Sean Penn, présent sur scène à Berlin dès le gala d'ouverture.

Ce dernier doit présenter samedi son documentaire "Superpower", tourné au plus près du président ukrainien, comédien dans une autre vie, juste au moment du début de l'offensive de Moscou il y a un an.

"Du jour au lendemain, Zelensky a été deux personnages complètement différents ", a observé Sean Penn dans un entretien au magazine Variety cette semaine à propos de l'impact de l'invasion.

"C'est un héros de notre époque", a estimé l'actrice américaine Anne Hathaway, lors d'une conférence de presse consacrée à "She Came To Me", film hors compétition qui fait l'ouverture du festival, où elle joue aux côtés de Peter Dinklage, l'un des acteurs principaux de "Game of Thrones", et Marisa Tomei, vue notamment dans plusieurs films de l'univers Marvel.

- "Monde qui s'écroule" -

Anne Hathaway a remercié la Berlinale, qui fête sa 73e édition, "de donner à tous l'opportunité d'amplifier le message de l'Ukraine: le désir presque universel de paix".

Jeudi matin, Kristen Stewart, présidente du jury, a affirmé de son côté qu'"en réponse à un monde qui s'écroule autour de nous (...), c'est une énorme opportunité de pouvoir mettre en valeur des choses magnifiques".

L'actrice américaine de 32 ans est la plus jeune présidente de jury dans l'histoire du festival berlinois, le troisième en Europe derrière Cannes et Venise.

Passée de la série "Twilight" au cinéma indépendant, chez Olivier Assayas notamment, Stewart a, à ses côtés, un jury majoritairement féminin.

Ce jury comprend notamment l'actrice iranienne exilée en France Golshifteh Farahani, vue à Hollywood notamment dans "Paterson", ou encore l'Espagnole Carla Simon, lauréate de l'Ours d'or 2022 avec "Nos soleils".

"C'est très symbolique d'être à Berlin, ville où le mur est tombé" dans un monde où se dresse actuellement un autre mur contre la liberté, a déclaré l'artiste iranienne, en référence à l'Ukraine mais aussi à l'Iran.

Son pays, où le réalisateur Jafar Panahi vient d'être libéré sous caution après sept mois de prison, aura aussi une place de choix dans une Berlinale qui se veut le porte-voix des artistes en résistance. Samedi, une montée des marches exceptionnelle est prévue, en solidarité avec les Iraniens.

Plusieurs films sur ce pays sont inscrits dans des sections parallèles et des séances de discussions se pencheront sur les évolutions du mouvement de contestation contre le régime qui a éclaté depuis septembre.

-- Spielberg honoré --

Mais les regards seront aussi braqués sur les stars, qui sont de retour au Festival après les années précédentes marquées par les restrictions sanitaires de la pandémie.

L'Américain Steven Spielberg viendra présenter son film le plus autobiographique ("The Fabelmans") et se verra remettre un Ours d'Or d'honneur pour une carrière qui a changé l'histoire du cinéma, des "Dents de la mer" à "E.T.".

Avant la cérémonie de remise des prix le 25 février, les jurés devront départager 19 films en compétition.

Parmi eux, "Manodrome", avec Jesse Eisenberg ("The Social Network") et Adrien Brody ("Le pianiste"), un film sur un chauffeur de VTC bodybuildé et ses "désirs refoulés", ou encore un biopic sur la poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann, incarnée par l'actrice luxembourgeoise Vicky Krieps.

Trois films français sont en lice: "Sur l'Adamant" de Nicolas Philibert, documentariste d'"Etre et avoir", qui replonge dans le milieu de la psychiatrie après "La moindre des choses" ; "Le grand chariot" de Philippe Garrel, avec ses trois enfants, Louis, Esther et Léna, et "Disco Boy" de l'Italien Giacomo Abbruzzese, sur la Légion étrangère, long métrage coproduit majoritairement par la France.

N.Tartaglione--PV

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