Pallade Veneta - Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport

Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport


Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport
Les réseaux sociaux affectent le bien-être des jeunes dans le monde, selon un rapport / Photo: Saeed KHAN - AFP/Archives

L'utilisation intensive des réseaux sociaux nuit au bien-être des jeunes à l'échelle mondiale, souligne le rapport annuel sur le bonheur publié jeudi sous l'égide de l'Onu, et dont la Finlande arrive en tête pour la neuvième année consécutive.

Taille du texte:

Le lien entre l'utilisation des réseaux sociaux et le bien-être est mis en évidence dans ce rapport au moment où de nombreux pays envisagent d'imposer des restrictions à l'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes.

"Des baisses spectaculaires" du niveau de bonheur ont été enregistrées chez les moins de 25 ans aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, et "en particulier chez les filles", indique le rapport.

En revanche, une augmentation du niveau moyen de bonheur déclaré chez les jeunes émerge dans d'autres régions du monde.

"La plupart des jeunes dans le monde sont plus heureux aujourd'hui qu'il y a 20 ans, et c'est une tendance qui mérite notre attention", dit dans un communiqué Jon Clifton, directeur général de Gallup, qui a contribué au rapport.

L'impact de l'utilisation des réseaux sociaux sur le bien-être est "complexe", relève le rapport.

Parmi les facteurs influents figurent le temps passé sur les plateformes de réseaux sociaux, le type de plateforme, la manière dont elle est utilisée, ainsi que des facteurs démographiques tels que le sexe et le statut socio-économique.

Parmi les 147 pays répertoriés, les niveaux de satisfaction de vie les plus bas ont été enregistrés en Afghanistan où les dirigeants talibans, revenus au pouvoir en 2021, sont accusés de violations des droits de l'homme et de mauvais traitements envers les femmes.

Calculé sur une moyenne de trois ans, l'indice de bonheur prend en compte six facteurs, notamment le PIB par habitant, l'espérance de vie en bonne santé, le soutien social, la liberté de faire des choix de vie, la générosité et la perception de la corruption.

Les pays nordiques continuent de dominer le haut du classement, l'Islande, le Danemark, la Suède et la Norvège rejoignant la Finlande pour occuper cinq des six premières places cette année.

Le Costa Rica se classe quatrième, entrant pour la première fois dans le top 5 et obtenant le meilleur classement jamais atteint par un pays d'Amérique latine. La France arrive au 35e rang (33e en 2025).

Pour la première fois, aucun pays anglophone ne figure dans le top 10 depuis la première publication du rapport en 2012.

- "Nature intacte" -

La Finlande a conservé sa première place avec un score de 7,764 sur 10.

Pour Juho Saari, professeur de politique sociale et de santé à l'université de Tampere, la Finlande reste confrontée à des défis, notamment un taux de chômage record et d'importantes coupes dans les prestations sociales.

"Malgré tout cela, nous sommes heureux", dit-il à l'AFP.

"Cela nous montre que la politique n'a pas tant d'importance", a-t-il ajouté, expliquant que la vie privée des gens était un facteur déterminant.

Réputé pour ses milliers de lacs, sa culture du sauna et son système de protection sociale très développé, le pays de 5,6 millions d'habitants affiche un niveau élevé de confiance envers les autorités et de faibles niveaux d'inégalité.

"Nous avons une nature intacte, et la paix et la tranquillité qui règnent ici sont probablement notre atout majeur pour expliquer pourquoi il fait bon vivre ici", dit Karolina Iissalo, 30 ans, rencontrée au moment de fêter son anniversaire dans un sauna public du centre-ville d'Helsinki.

C.Conti--PV