Pallade Veneta - Patchs cutanés dopés à l'IA, détecteur de fausses voix... Les innovations surprenantes de VivaTech 2026

Patchs cutanés dopés à l'IA, détecteur de fausses voix... Les innovations surprenantes de VivaTech 2026


Patchs cutanés dopés à l'IA, détecteur de fausses voix... Les innovations surprenantes de VivaTech 2026
Patchs cutanés dopés à l'IA, détecteur de fausses voix... Les innovations surprenantes de VivaTech 2026 / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP

Des patchs qui analysent la sueur des sportifs aux implants osseux artificiels imprimés en 3D, voici une sélection des innovations les plus étonnantes vues parmi les quelque 15.000 start-up présentes jusqu'à samedi au salon VivaTech à Paris.

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- Implants imprimés en 3D -

La société berlinoise Blueprint Biomed a développé un substitut artificiel aux implants osseux utilisés chaque année chez des millions de patients pour favoriser la consolidation osseuse.

"Avec ça, nous n'avons plus besoin d'ajouter d'implant osseux autologue (provenant du corps du patient, NDLR)", a déclaré à l'AFP son directeur général, Aaron Herrera.

Les implants osseux prélevés sur le patient lui-même peuvent échouer, nécessitant une intervention chirurgicale complémentaire, ou entraîner des complications, a souligné le dirigeant.

Les implants artificiels de Blueprint Biomed sont, eux, conçus à partir d'un biopolymère résorbable (appelé polycaprolactone) imprimé en 3D et de collagène.

Ces deux substances sont éliminées par l'organisme en l'espace de trois mois (le collagène) à deux ans (la polycaprolactone).

L'entreprise souhaite lever 2,5 millions de dollars en vue de préparer des essais cliniques sur l'être humain, dans l'espoir d'implanter ses produits chez des patients d'ici 2028, a précisé M. Herrera.

- Moteurs pour drones -

Utilisés aussi bien dans les spectacles aériens que sur les champs de bataille, les drones à quatre moteurs ont la réputation d'être très maniables.

Mais la start-up autrichienne CycloTech estime pouvoir rendre ce type d'appareil encore plus agile grâce à ses moteurs au look futuriste, en forme de cylindre ouvert et dont les flancs sont constitués de plusieurs pales en forme d'ailes.

"Il peut voler en stationnaire comme un hélicoptère, avancer comme un avion, mais aussi freiner en plein vol ou voler en arrière", a expliqué Andrea Marchsteiner, responsable marketing de l'entreprise.

Un gain de maniabilité qui pourrait se révéler particulièrement utile pour les livraisons en zone urbaine ou le transport de personnes, vante CycloTech.

L'entreprise, qui compte 65 employés et a déjà levé 40 millions d'euros, recherche des financements supplémentaires et des partenaires susceptibles d'intégrer ses moteurs dans leurs appareils.

- Détecteur de fausse voix -

Face au développement des "deepfakes" audio - des voix générées via une IA par des arnaqueurs, afin de tromper leur victime en leur faisant croire qu'un proche est à l'autre bout du fil -, la start-up française Whispeak assure avoir mis au point un système permettant de détecter et filtrer les appels potentiellement frauduleux.

Car, "avec moins de dix secondes d'enregistrement vocal, on peut imiter n'importe qui, souvent gratuitement", affirme à l'AFP Florent van Calster, directeur général de ce spécialiste de la reconnaissance vocale.

Selon lui, l'entreprise dispose ainsi "du meilleur détecteur de +deepfakes+ audio au monde", fruit de trois ans de développement.

Encore en phase de test, Whispeak collabore avec l'opérateur français Bouygues Telecom pour filtrer les appels potentiellement frauduleux et envoyer des alertes aux utilisateurs lorsqu'ils sont détectés.

Sur les données d'entraînement disponibles, "notre taux d'erreur moyen est inférieur à 1%", assure M. Van Calster, même s'il reconnaît qu'avec le développement constant des IA génératives, la chasse aux fausse voix s'apparente à "une course-poursuite entre gendarmes et voleurs sans fin".

- Sueur high-tech -

Pour aider les sportifs de haut niveau à surveiller certains de leurs paramètres de santé, la start-up PointFit, basée à Hong Kong, a développé un patch adhésif doté d'un capteur capable de mesurer les taux de glucose et de cortisol à partir de la sueur présente sur la peau.

Son PDG, Kenny Oktavius, a expliqué à l'AFP qu'il travaillait sur cette technologie depuis 2019, alors qu'il était encore étudiant.

L'entreprise élabore pour ses utilisateurs un "indice de transpiration personnel" grâce à l'IA, qui ajuste les résultats en fonction de différents facteurs comme la température ambiante.

PointFit, qui collabore déjà avec des marques comme Red Bull et Puma, compte désormais démarcher la grande distribution, citant parmi de potentiels partenaires Decathlon et le fabricant de lunettes EssilorLuxottica.

R.Zarlengo--PV