Pallade Veneta - Vote de confiance: veillée d'armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne "la liberté de vote" à ses députés

Vote de confiance: veillée d'armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne "la liberté de vote" à ses députés


Vote de confiance: veillée d'armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne "la liberté de vote" à ses députés
Vote de confiance: veillée d'armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne "la liberté de vote" à ses députés / Photo: JOEL SAGET - AFP

A la veille du vote de confiance qu'il a convoqué et de sa chute plus que probable, François Bayrou achève dimanche sa tournée médiatique sans se faire d'illusion, alors qu'Emmanuel Macron est déjà en quête de son successeur, sous la pression des oppositions.

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Le compte à rebours est enclenché, les heures du gouvernement Bayrou sont comptées. Lundi à 15H00, le Premier ministre montera à la tribune de l'Assemblée pour demander la confiance des députés. Vers 19H00, leur verdict tombera.

Sauf énorme surprise, la sentence est déjà connue: face aux vetos annoncés de la gauche et de l'extrême droite, le locataire de Matignon sait que la fin de son bail est imminente.

Et ce même si les députés LR se prononceront eux en ordre dispersé, leur chef Laurent Wauquiez ayant donné dimanche matin une "liberté de vote" à son groupe. En contradiction avec l'appel du patron du parti Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, à soutenir le gouvernement Bayrou.

M. Wauquiez a également réitéré sur LCI qu'il ne censurerait pas automatiquement un gouvernement PS ou RN, propos qui lui avaient valu un recadrage de Bruno Retailleau.

"Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l'opposition", a prévenu samedi Othman Nasrou, secrétaire général de LR, réunis en congrès ce weekend à Port-Marly (Yvelines). Bruno Retailleau fera à 15H00 son discours de clôture.

De son côté, François Bayrou défendra une nouvelle fois sa cause dimanche midi sur le média en ligne Brut. Sans doute pour insister une énième fois sur l'urgence du "surendettement" de la France, qui justifie à ses yeux l'effort budgétaire de 44 milliards d'euros qu'il a proposé pour 2026.

Message qui parait de plus en plus adressé à son successeur, tant le centriste semble s'être résolu à son départ forcé. "Il faudra bien trouver quelqu'un d'autre de toute façon", a-t-il admis samedi soir sur France 5, espérant "que le combat que nous avons mené (...) soit porté, poursuivi et si possible imposé".

- "La grande tambouille" -

Charge au chef de l'Etat de trouver le profil idoine. Pour l'heure, Emmanuel Macron "n'a pas tout à fait décidé" et "cherche encore la bonne solution sur le casting comme sur le fond", glisse un visiteur de l'Elysée.

Dans l'entourage du président, peu envisagent toutefois qu'il nomme le socialiste Olivier Faure, qui a revendiqué en début de semaine "les places gouvernementales aujourd'hui occupées" par la droite et le centre.

Prétendant pour Matignon, le patron du PS aura l'occasion de préciser ses conditions sur France 3 à 12H00 - au moment même où M. Bayrou donnera son ultime entretien.

Olivier Faure "a toute légitimité à prendre sa place à Matignon", a poussé dimanche Patrick Kanner à la tête des sénateurs PS. M. Faure "a vocation à revendiquer le pouvoir", a aussi estimé François Hollande dans La Tribune Dimanche.

Mais le premier secrétaire du PS doit aussi tenir compte du refus farouche des Insoumis d'accompagner sa stratégie, qualifiée d'"escroquerie".

Dénonçant "la grande tambouille" de "la coalition de tout et n'importe quoi", Jean-Luc Mélenchon a prévenu samedi: "Nous ne sommes candidats à aucune autre place, sinon à la première pour tout changer".

Tourné vers l'élection suprême, le triple candidat malheureux à la présidentielle rêve d'en provoquer une autre avant 2027, grâce à la motion de destitution que les députés LFI s'apprêtent à déposer.

Avec l'intention affichée de s'appuyer sur la colère sociale pour précipiter les événements, dès mercredi avec le mouvement "Bloquons tout", puis avec la mobilisation syndicale du 18 septembre.

Le Rassemblement national pousse lui de toutes ses forces pour de nouvelles législatives anticipées, que le parti à la flamme pense pouvoir gagner cette fois-ci.

Pour sa rentrée politique dimanche en fin de matinée dans son fief d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a dressé un bilan noir de l'année écoulée: "un effondrement démocratique, économique, budgétaire et sécuritaire."

"Aucun d'entre nous n'acceptera de jouer les figurants d'un petit théâtre parlementaire", et "n'acceptera de céder au chantage du vote de confiance", a martelé la présidente du groupe parlementaire RN.

F.Abruzzese--PV

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