Pallade Veneta - Washington insiste sur la sortie des Russes de la compagnie pétrolière serbe NIS et maintient les sanctions (ministre)

Washington insiste sur la sortie des Russes de la compagnie pétrolière serbe NIS et maintient les sanctions (ministre)


Washington insiste sur la sortie des Russes de la compagnie pétrolière serbe NIS et maintient les sanctions (ministre)
Washington insiste sur la sortie des Russes de la compagnie pétrolière serbe NIS et maintient les sanctions (ministre) / Photo: Andrej ISAKOVIC - AFP/Archives

Le gouvernement américain insiste sur le retrait des compagnies russes de la société pétrolière serbe NIS et maintient des sanctions qui la visent depuis le 9 octobre, a déclaré samedi la ministre serbe de l'Energie, en annonçant des décisions "difficiles" que son pays devra prendre dans les prochains jours.

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La ministre serbe Dubravka Djedovic Handanovic a expliqué que le gouvernement américain avait refusé une requête des avocats de NIS (Industrie pétrolière serbe) pour réclamer la levée des sanctions en échange d'"un accord sur un changement de gestion" au sein de la compagnie pétrolière, cruciale pour l'économie locale.

La Serbie a cédé en 2009 les parts majoritaires dans NIS au géant russe Gazprom Neft.

"Pour la première fois, l'administration américaine a clairement et sans équivoque déclaré et écrit qu'elle souhaite un changement complet des actionnaires russes dans la propriété, c'est-à-dire qu'elle exige le retrait de la propriété russe de la compagnie NIS", a déclaré la ministre dans une déclaration à la presse.

Après plusieurs reports depuis janvier, le ministère des Finances des Etats-Unis a commencé à appliquer le 9 octobre les sanctions contre NIS, dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine.

Acteur principal sur le marché serbe du pétrole, NIS gère la seule raffinerie dans le pays, à Pancevo, près de Belgrade, qui approvisionne environ 80% du marché serbe.

Des représentants du NIS ont indiqué que la raffinerie avait des réserves de pétrole pour pouvoir tourner jusqu'au 25 novembre.

Dans de telles circonstances, la ministre de l'Energie serbe a annoncé que l'Etat serbe allait devoir prendre des "décisions difficiles", en évoquant une éventuelle d'"reprise de la compagnie" par le gouvernement.

- "Nationalisation" -

"Je sais que le président (Aleksandar) Vucic est contre la nationalisation, tout comme beaucoup d'entre nous au sein du gouvernement", a dit Mme Djedovic Handanovic, en annonçant pour dimanche une réunion "extraordinaire" du gouvernement sur le sujet.

"Nous ne permettrons pas que notre pays soit mis en danger, mais nous serons peut-être confrontés dans les jours à venir à certaines des décisions les plus difficiles de notre histoire", a poursuivi la ministre.

Candidate à l'adhésion à l'Union européenne, la Serbie est aussi l'un des rares pays du continent à ne pas avoir imposé de sanctions à la Russie après son invasion de l'Ukraine. Elle dépend fortement des importations du gaz russe.

La ministre avait déclaré mardi que la partie russe était "prête à céder le contrôle et l'influence dans la société (...) à une tierce partie".

Ces nouveaux développements laissent deviner un changement de position de Moscou.

"J'espère que nos amis russes comprendront la gravité de la situation et qu'ils nous aideront à la surmonter", a dit Mme Djedovic Handanovic samedi.

Selon elle, les autorités américaines ont accordé une "autorisation pour les négociations sur la propriété, valable jusqu'au 13 février", mais cette autorisation ne met pas en sursis les sanctions.

"Nous n'avons pas obtenu un seul jour pour permettre à NIS de continuer à fonctionner", a souligné la ministre.

Selon les données disponibles, Gazprom Neft détient près de 45% de la société serbe. Sa maison mère, Gazprom, a récemment transféré 11,30% des parts à Intelligence, une société de Saint-Pétersbourg.

L'Etat serbe possède près de 30% de la compagnie et le reste est détenu par des actionnaires minoritaires.

L.Bufalini--PV

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