Pallade Veneta - Les Etats-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord

Les Etats-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord


Les Etats-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord
Les Etats-Unis et l'Iran échouent à trouver un accord / Photo: Jacquelyn MARTIN - POOL/AFP

Les Etats-Unis et l'Iran ont échoué à trouver un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au terme de négociations marathon à Islamabad, a annoncé dimanche le vice-président américain JD Vance, qui rentre aux Etats-Unis après avoir fait, selon lui, une "offre finale et la meilleure possible" à l'Iran.

Taille du texte:

Médiateur dans ces discussions de plus de 20 heures, le Pakistan a rapidement appelé à ce que le cessez-le-feu de deux semaines reste observé, malgré cet échec à trouver un accord de trêve durable.

Mais personne ni côté américain ni côté iranien ne s'est exprimé sur la poursuite ou non de cette trêve, la première dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran, qui a fait des milliers de morts dans la région et se poursuit au Liban.

"Nous rentrons aux Etats-Unis sans être parvenus à un accord", a déclaré M. Vance lors d'une brève conférence de presse à Islamabad, où Américains et Iraniens négociaient depuis samedi, à un niveau inédit entre les deux pays ennemis depuis la Révolution islamique de 1979.

"Je pense que c'est une mauvaise nouvelle pour l'Iran bien plus que ce ne l'est pour les Etats-Unis d'Amérique", a-t-il considéré.

Le vice-président américain a déploré l'absence de "promesse ferme" de Téhéran pour un abandon de son programme d'armement nucléaire, exigence clé du président américain Donald Trump depuis le déclenchement du conflit qui a ébranlé l'économie mondiale.

L'Iran a confirmé la fin des discussions, attribuant leur échec aux "demandes déraisonnables" des Etats-Unis, selon la télévision d'Etat iranienne.

"Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations). Personne ne s'y attendait", a déclaré dimanche le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, évoquant "une atmosphère de suspicion et de méfiance".

- Pas d'"engagement formel" de l'Iran -

Côté américain, JD Vance était accompagné par l'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. L'Iran était notamment représenté par son influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, à la tête d'une délégation de quelque 70 personnes.

Le vice-président américain a laissé entendre qu'il accordait encore du temps à l'Iran pour examiner l'offre des Etats-Unis.

"Le fait est simplement que nous avons besoin d'un engagement formel de leur part, par lequel ils ne chercheront pas à se doter d'une arme nucléaire et qu'ils ne chercheront pas à se procurer les moyens qui leur permettraient d'en fabriquer une rapidement", a déclaré M. Vance. "La question est simple: voyons-nous un engagement fondamental de la part des Iraniens à ne pas développer d'arme nucléaire – pas seulement aujourd'hui, pas seulement dans deux ans, mais à long terme? Nous n'avons pas encore vu cela. Nous espérons le voir", a-t-il poursuivi.

Si JD Vance a placé la question du nucléaire au coeur de l'échec des discussions, il n'a pas fait mention explicitement du détroit d'Ormuz lors de sa conférence de presse.

Ce passage stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe, est de facto bloqué depuis le début du conflit par l'Iran, avec des conséquences en cascade sur l'économie mondiale, entre pénuries et hausses de prix.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a lui évoqué "la complexité des problèmes et des conditions entourant les négociations".

"Lors de ce cycle, de nouveaux sujets ont été ajoutés, notamment la question du détroit d’Ormuz et les dossiers régionaux, chacun avec ses propres conditions et considérations spécifiques", a ajouté Esmaeil Baqaei.

L'armée américaine a affirmé samedi que deux de ses destroyers avaient franchi le détroit dans une opération préalable à son déminage. "On balaye le détroit", a renchéri Donald Trump, auprès de la presse.

Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique d'Iran, ont eux averti tôt dimanche qu'ils agiraient avec "sévérité" contre les navires militaires transitant par le détroit.

"Cela m'est égal" si un accord est conclu ou non avec l'Iran, a également affirmé samedi Donald Trump, alors que les discussions étaient encore en cours au Pakistan."Nous les avons vaincus militairement", avait-il assuré.

- Plus de 2.000 morts au Liban -

En six semaines de conflit, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.

Après l'entrée en vigueur du cessez-le feu, Israël a soutenu que le Liban, où il combat le Hezbollah, n'était pas inclus dans l'accord.

Au total, les autorités libanaises ont dit samedi avoir décompté 2.020 morts et 6.436 blessés depuis le 2 mars.

Mercredi, Israël avait mené au Liban les frappes les plus meurtrières de cette guerre, avec au moins 357 morts en une journée, selon un dernier bilan.

Selon la présidence libanaise, des pourparlers doivent avoir lieu mardi entre le Liban et Israël à Washington, rejetés par le Hezbollah.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit samedi soir vouloir un accord de paix "qui tiendra pour des générations".

burx-maj/roc

R.Zaccone--PV

En vedette

Frappés par l'insécurité, les habitants d'une favela de Rio votent sans se faire d'illusion

Usés par l'insécurité et la lutte quotidienne pour joindre les deux bouts, les habitants de la plus grande favela de Rio de Janeiro votent dimanche avec peu d'espoir que leur voix change leur réalité.

Lycées: les cours suspendus lundi dans "400 à 500 établissements", avant "l'acte III"

Par mesure de sécurité, les cours seront "totalement ou partiellement" suspendus dans 400 à 500 lycées lundi, à la veille d'une nouvelle journée de blocages redoutée par le gouvernement, qui se défend de faire état d'un usage disproportionné de la force, face à la colère des lycéens.

Trump confie le dossier IA au chef du renseignement américain, priorité à la coordination, pas à la régulation

Donald Trump a officiellement nommé dimanche Jay Clayton, chef du renseignement américain, à la tête d'un groupe de travail sur l'intelligence artificielle (IA), avec priorité à la coordination mais pas à la régulation.

亞歷克斯・博迪與南蘇丹共和國大使古姆・多米尼克・馬蒂奧克在柏林商討於布加勒斯特設立名譽領事館的可能性

羅馬尼亞企業家亞歷克斯・博迪(Alex Bodi,41歲)與南蘇丹大使古姆・多米尼克・馬蒂奧克・馬蒂奧克(Gum Dominic Matiok Matiok,60歲)於2026年9月27日在柏林麗思卡爾頓飯店,商討在布加勒斯特設立南蘇丹共和國名譽領事館事宜。構想中的領事聯絡機構有望促進兩國交流,並擬由博迪出任名譽領事。

Taille du texte: