L'auteur présumé d'un double féminicide est décédé
L'homme suspecté d'avoir tué une femme et sa soeur dimanche après-midi à Montmorillon (Vienne), est décédé des suites de ses blessures dimanche soir, a-t-on appris de source proche du dossier.
Les deux victimes étaient une ex-compagne de l'homme décédé, et la soeur de celle-ci, selon une source proche du dossier et La Nouvelle République.
L’individu, âgé d'une soixantaine d'années et retrouvé blessé par balle à la poitrine au moment de son interpellation, avait été héliporté au CHU de Poitiers avec un pronostic vital engagé, indiquait en fin de journée le parquet de Poitiers.
Il est décédé plus tard à l'hôpital, selon une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.
Les corps des deux femmes ont été retrouvés par les services de gendarmerie, alertés par des voisins, "à l'extérieur de l'habitation, l'une dans l'allée à côté d'un véhicule, l'autre devant la porte d'entrée de la maison", précise la procureure Rachel Bray.
L'auteur des faits, "manifestement voisin des deux victimes", avait été "vu partir ensanglanté, une arme à la main", précise encore la magistrate. Il avait ensuite été "découvert devant son domicile, blessé par balle au niveau du thorax".
- "Soeurs jumelles" -
Les deux femmes, "des soeurs jumelles" d'une soixantaine d'années étaient "bien connues" des habitants de cette commune de 7.000 habitants, dans laquelle elles vivent avec leurs familles depuis de longues années, a commenté auprès de l'AFP le maire de Montmorillon, Jean-Luc Souchaud.
D'une voix triste, il a évoqué un "acte gratuit" et un moment "très difficile" pour les familles des victimes, qu'il rencontrait dimanche soir. L'édile a en revanche indiqué ne pas connaître le mis en cause.
Les faits ont eu lieu en début d'après-midi, dans une rue peu fréquentée de Montmorillon, petite ville à une heure de Poitiers. Une centaine de gendarmes ont été déployés, précise la gendarmerie, dont le GIGN de Tours et le Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de la Vienne, pour l'interpellation de cet homme "permise par un drone" et réalisée par une unité d’élite de la gendarmerie.
Dimanche, le quartier était bouclé par les forces de l'ordre.
Ce double féminicide intervient quelques semaines après une autre affaire dans laquelle deux femmes avaient été tuées. Fin mars, les corps de deux disparues en Aveyron avaient été retrouvés enterrés dans un lieu isolé au Portugal, après cinq jours de recherches et l'arrestation d'un ex-policier, Cédric Prizzon, ancien conjoint de l'une et compagnon de l'autre, soupçonné de les avoir enlevées et séquestrées.
Cent-sept femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, selon les dernières données en date de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).
Y.Destro--PV