Pallade Veneta - Wall Street en baisse, crispée par les incertitudes sur les négociations entre Iraniens et Américains

Wall Street en baisse, crispée par les incertitudes sur les négociations entre Iraniens et Américains


Wall Street en baisse, crispée par les incertitudes sur les négociations entre Iraniens et Américains
Wall Street en baisse, crispée par les incertitudes sur les négociations entre Iraniens et Américains / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP

La Bourse de New York a terminé en recul mardi, minée par l'absence de confirmation de la tenue de nouveaux pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, à quelques heures de l'expiration d'une trêve que Donald Trump a finalement annoncé prolonger.

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Le Dow Jones et le Nasdaq ont tous deux reculé de 0,59% tandis que l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,63%.

Les gros titres "annonçant que ces négociations entre les États-Unis et l'Iran pourraient ne pas aboutir suscitent une certaine hésitation, car personne ne sait vraiment ce qui va se passer ensuite", assure auprès de l'AFP Patrick O'Hare, de Briefing.com.

Aucune délégation n'a été confirmée comme arrivée au Pakistan, où sont prévus les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran.

Au contraire, le vice-président JD Vance, qui doit mener la délégation américaine, se trouvait toujours à Washington à la mi-journée mardi, selon la Maison Blanche.

"Il y a donc un peu d'imprévisibilité à l'approche de la nuit", souligne Patrick O'Hare.

Finalement, Donald Trump a annoncé quelques minutes après la clôture de Wall Street qu'il prolongeait le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre.

Téhéran avait prévenu que mardi minuit GMT représentait la fin de la trêve à ses yeux.

"Le marché a bien sûr déjà vécu ce genre de situation auparavant, où il doit craindre le pire, puis une solution de dernière minute est trouvée", rappelle Patrick O'Hare.

Aucune annonce n'a toutefois été prononcée sur la reprise, ou non, de pourparlers entre les deux pays, et le président américain a annoncé qu'il maintenait le blocus des ports iraniens.

"Chaque fois que nous sommes confrontés à l'un de ces chocs géopolitiques ou à une guerre, le marché a tendance à s'en détacher en quelques semaines ou quelques mois", soutient Nancy Tengler, de Laffer Tengler Investments.

De quoi expliquer le recul mesuré des indices boursiers.

La tendance a été un peu plus marquée du côté du marché obligataire. Le rendement à 10 ans des emprunts de l'État américain se tendait à 4,30% vers 20H25 GMT, contre 4,25% à la clôture la veille.

Côté indicateurs, les ventes de détail aux États-Unis ont affiché une hausse de 1,7% sur un mois en mars, soit mieux que les 1,4% attendus par les économistes.

Cette surprise tient, pour partie, à la flambée des cours du pétrole et de l'essence, mais les économistes ont aussi souligné la bonne tenue des dépenses hors énergie.

Très attendue, l'audition au Sénat de Kevin Warsh, candidat de Donald Trump pour prendre la tête de la Réserve fédérale (Fed), n'a pour sa part pas provoqué de grande surprise.

Le quinquagénaire s'est appliqué à défendre sa volonté d'être un "acteur indépendant", rejetant l'idée d'être aux ordres du président américain.

Les investisseurs ont aussi bien accueilli certains résultats d'entreprise, à l'image de ceux de l'assureur santé UnitedHealth (+6,96% à 346,01 dollars).

L'entreprise a généré un bénéfice net par action de 7,23 dollars lors du premier trimestre alors que les analystes tablaient sur 6,57 dollars.

Dopée par ces chiffres, UnitedHealth a aussi revu à la hausse ses prévisions pour l'année complète.

En revanche, les valeurs de la défense ont connu une journée sous forme de revers, RTX ayant cédé 4,40%, Northrop Grumman 6,98% et GE Aerospace terminant en recul de 5,56%.

Malgré un bond de leurs commandes avec la guerre au Moyen-Orient, leurs prévisions n'ont pas su convaincre le marché.

A.Fallone--PV