Canicule: près de 16.000 clients restent privés d'électricité, selon Enedis
Quelque 15.900 clients sont toujours privés d'électricité mardi matin dans le Nord, dans l'Aisne et à Paris, en raison des fortes chaleurs qui mettent les câbles à rude épreuve et des orages qui se sont abattus samedi dans la nuit, a annoncé Enedis.
8.100 foyers et entreprises "restent à réalimenter en électricité" mardi matin à 9H00, dont 6.600 dans le Nord et 1.400 dans l'Aisne, "à la suite d'une vague de canicule extrême et généralisée, d’une intensité et d’une durée sans précédent, et des violents orages qui ont suivi", a indiqué le gestionnaire du réseau de distribution.
En outre, "des incidents isolés" dus aux "chaleurs exceptionnelles des derniers jours" privent 7.800 autres clients d'électricité "principalement à Paris", a poursuivi Enedis.
Les températures extrêmes, de jour comme de nuit, "ont fortement chauffé les sols goudronnés", fragilisant des équipements souterrains, ce qui a "entraîné des incidents localisés en milieu urbain dense", avait précisé lundi Enedis à l'AFP.
Lors des épisodes caniculaires, le réseau parisien, 100% souterrain, est soumis à rude épreuve. Les températures ont dépassé 40°C à l'ombre au plus fort de l'épisode de chaleur exceptionnelle des derniers jours.
Du fait de la couleur sombre du macadam parisien et d'une température ne faiblissant pas suffisamment la nuit, la chaleur s'est accumulée et en sous-sol a pu monter jusqu'à 80-90°C.
A ces températures, les câbles ancienne génération se dilatent et mettent en péril les jonctions et connexions du réseau.
Parmi les quartiers parisiens touchés figure le secteur de la place de la Bourse et alentour, dans le centre de la capitale, qui inclut le siège de l'Agence France-Presse (AFP).
Depuis la nuit de samedi à dimanche, le siège de l'AFP est alimenté par ses propres groupes électrogènes, a indiqué la direction de l'agence de presse. Mais l'activité des journalistes et des autres salariés au siège de l'agence se poursuit normalement.
Cet épisode caniculaire, le plus sévère jamais mesuré en France, a privé d'électricité plus de 60.000 foyers depuis dimanche.
Principalement causé par la combustion des énergies fossiles, le changement climatique multiplie et intensifie les vagues de chaleur extrêmes, comme celle qui vient de frapper le Vieux Continent pendant près de deux semaines.
Enedis a déclenché jeudi sa force d'intervention rapide électricité (FIRE) face à un risque d'incidents élevé en raison des très fortes chaleurs.
E.Magrini--PV