Pallade Veneta - La Bourse de Paris poursuit sa baisse, plombée par l’énergie et les taux

La Bourse de Paris poursuit sa baisse, plombée par l’énergie et les taux


La Bourse de Paris poursuit sa baisse, plombée par l’énergie et les taux
La Bourse de Paris poursuit sa baisse, plombée par l’énergie et les taux / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

La Bourse de Paris recule mercredi, pénalisée par les hauts niveaux des prix de l'énergie et la remontée des taux obligataires, sur fond de regain des tensions entre Washington et Téhéran.

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"Les marchés actions entament septembre de manière assez classique", à savoir "par une vague de ventes", relève Neil Wilson, analyste pour Saxo UK, dans un contexte de prix de l'énergie et de rendements obligataires très élevés.

Le pétrole Brent de la mer du Nord, considéré comme la référence mondiale, dépasse désormais les 95 dollars le baril.

L'Iran a attaqué mercredi des bases militaires des Etats-Unis dans le Golfe après une salve de frappes américaines contre lui, la deuxième en quelques jours.

"Les événements des derniers jours ont remis au premier plan les risques pesant sur l'approvisionnement pétrolier de la région", expliquent les analystes d'ING. "Le pétrole continue de transiter par le détroit d'Ormuz malgré l'impasse entre les États-Unis et l'Iran, mais la montée des tensions fait clairement peser un risque sur ces passages".

Les cours flambent également côté gaz naturel, la référence européenne ayant dépassé mercredi les 75 euros le mégawattheure mercredi, une première depuis janvier 2023.

Les places européennes restent particulièrement sensibles aux prix de l'énergie, les économies du Vieux Continent étant toujours de grandes importatrices d'hydrocarbures.

La hausse des prix du pétrole pèse sur les valeurs industrielles pour qui l'énergie reste un important poste de dépenses. Saint-Gobain perdait 1,07% à 75,66 euros et ArcelorMittal cédait 2,23% à 62,32 euros.

Côté constructeurs automobiles, Stellantis reculait de 2,01% à 4,54 euros, et Renault de 1,86% à 28,47 euros.

- Nouveau sommet de l'emprunt français -

Le renchérissement de l'énergie "alimente les anticipations d'inflation mondiales et tire les rendements obligataires mondiaux vers le haut", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

D'autant que l'inflation a grimpé en août à son niveau le plus élevé depuis trois ans au sein de la zone euro, confortant les attentes d'un nouveau tour de vis de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine.

L'emprunt français à échéance 10 ans a atteint mercredi un nouveau plus haut depuis la crise de 2008, à près de 4,25%.

Face à des perspectives économiques moins rassurantes et à la crainte de voir l'inflation rogner leurs marges, les investisseurs réclament des rendements plus élevés pour détenir ces morceaux de dette souveraine. Résultat: les taux obligataires montent.

D'autres facteurs poussent les taux, comme "les perspectives budgétaires incertaines dans l'ensemble des pays développés et la hausse des déficits, auxquelles s'ajoute la conviction - ou la crainte - que les gouvernements ne peuvent ou ne veulent tout simplement pas arrêter de dépenser à tout-va", estime Neil Wilson.

F.Dodaro--PV