Pallade Veneta - Bassines: les opposants dénoncent "une dérive violente de l'État"

Bassines: les opposants dénoncent "une dérive violente de l'État"


Bassines: les opposants dénoncent "une dérive violente de l'État"
Bassines: les opposants dénoncent "une dérive violente de l'État" / Photo: THIBAUD MORITZ - AFP

Le gouvernement a déployé "une opération de répression massive", ont accusé dimanche les organisateurs de la manifestation contre des retenues d'eau contestées dans les Deux-Sèvres, après des affrontements qui ont fait de nombreux blessés samedi.

Taille du texte:

"On a assisté à des scènes de guerre" qui illustrent "une dérive violente de l'État", a lancé lors d'une conférence de presse l'eurodéputé EELV Benoît Biteau, au lendemain de cette manifestation, interdite par la préfecture, qui a rassemblé entre 6.000 personnes, selon les autorités, et 30.000 selon les organisateurs.

Plus de 3.000 gendarmes et policiers avaient été mobilisés pour défendre la bassine (dénomination donnée par les opposants à ces réserves destinées à l'irrigation agricole) en construction à Sainte-Soline dans le cadre d'un projet qui en prévoit 16, d'une capacité totale de six millions de mètres cubes.

Le gouverment a dénoncé samedi "un déferlement de violence intolérable" de la part des manifestants mais les organisateurs renvoient la responsabilité des affrontements aux forces de l'ordre.

"Ce sont elles qui ont tiré en premier pour tenir à l'écart" les manifestants, a affirmé M. Biteau aux côtés de représentants du syndicat agricole Confédération paysanne, du collectif Bassines non merci et du mouvement des Soulèvements de la Terre. Comme la secrétaire nationale d'EELV la veille, Marine Tondelier, ils ont dénoncé l'intervention d'un "escadron de quads" à l'encontre d'élus qui protégeaient des blessés.

Des observateurs de la Ligue des droits de l'Homme ont fait état de "plusieurs cas d'entraves au secours" de la part des forces de l'ordre, sur lesquelles ils rendront un rapport. "Les observations faites sont bien éloignées des discours officiels sur la violence des manifestants", a indiqué dimanche le comité régional Poitou-Charentes de la LDH.

Les autorités ont imputé samedi le délai d'intervention des secours à des violences d'activistes envers les gendarmes qui devaient sécuriser leur accès au site.

F.M.Ferrentino--PV

En vedette

Déplacer le village de Miquelon: pas un modèle mais des leçons à tirer, selon une géographe

Présenté comme le premier village de France relocalisé face à la montée des eaux, Miquelon, dans l'archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon, avance dans son déplacement: après la tempête Fiona en 2022 et le début des aménagements, la phase 2 du projet va commencer. Interrogée par l'AFP, la géographe Xenia Philippenko analyse les avancées et les limites de l'opération.

France: près de 8.000 décès en excès après un été de canicules quasi continues

L'été le plus chaud jamais vécu par l'Hexagone depuis 1900, avec sa succession presque ininterrompue de canicules, a fait près de 8.000 morts en excès, selon des données provisoires des autorités sanitaires.

Indonésie : les incendies, menace supplémentaire pour l'éléphant de Sumatra

Les éléphants de Sumatra, une espèce en danger critique d'extinction, sont encore plus menacés par les incendies qui ont ravagé des centaines d'hectares de leur habitat sur cette grande île d'Indonésie, a indiqué mercredi une organisation de protection de la faune sauvage.

Au G20 Energie, les Etats-Unis cherchent à vanter leur puissance et faire oublier la guerre en Iran

A la réunion des ministres de l'Energie du G20 qu'ils organisent au Texas, les Etats-Unis martèlent le message de leur puissance énergétique, quitte à mettre de côté les conséquences de la guerre en Iran et les inquiétudes environnementales.

Taille du texte: