Pallade Veneta - Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)

Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)


Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol) / Photo: Raul ARBOLEDA - AFP/Archives

Aras, python, tigre blanc du Bengale...: plus de 1.000 animaux sauvages ont été récupérés et 233 personnes arrêtées lors d'une vaste opération de lutte contre la criminalité environnementale en Amérique latine et aux Caraïbes, annonce mercredi Interpol.

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L'opération Madre Tierra VIII, menée en juin et juillet dans neuf pays, a visé des réseaux impliqués dans le trafic d'animaux sauvages, la déforestation et l'exploitation minière, précise dans un communiqué l'organisation de coordination policière, dont le siège est à Lyon (centre-Est de la France).

Sur la base de renseignements collectés lors de précédentes opérations, et en remontant les flux financiers, les enquêteurs des pays concernés ont identifié 312 personnes mais aussi des entités impliquées dans ces réseaux.

"En suivant l'argent (...), on peut faire évoluer un dossier au delà des individus qui coupent le bois, s'occupent des animaux ou extraient l'or et se concentrer sur les entreprises qui financent, gèrent et profitent de ces crimes", explique la directrice du bureau régional d'Amérique centrale d'Interpol Krandall Gullock, citée dans le communiqué.

Les enquêteurs ont notamment suivi les routes du trafic d'animaux sauvages d'Amérique centrale jusqu'en Europe et en Asie, qui parfois se juxtaposent avec celles empruntées par d'autres trafics, dont celui de stupéfiants.

Ils ont saisi à cette occasion un millier d'animaux, dont un tigre blanc du Bengale, des lions ou des ocelots au Mexique, ou des oiseaux exotiques au Nicaragua, mais aussi, au Nicaragua, 165 kg d'ailerons de requin séchés d'une valeur estimée à 280.000 dollars américains.

En matière de déforestation, les enquêteurs se sont appuyés sur une opération menée en 2025 qui avait déjà permis d'identifier onze compagnies soupçonnées d'avoir défriché 52.000 hectares, soit "environ 73.000 terrains de football" en forêt amazonienne.

Cette fois, ils ont identifié 161 entreprises supplémentaires et 65 personnes agissant sur plusieurs continent et la Colombie a pu arrêter 16 d'entre elles, précise Interpol.

L'organisation déplore par ailleurs l'utilisation de produits toxiques pour extraire illégalement des minerais, qui ont des "conséquences dévastatrices pour l'homme et l'environnement".

D'importantes quantités de ces produits ont été saisies lors de l'opération, dont près de 4,6 tonnes de cyanure et 11 conteneurs de mercure, qui servent à extraire l'or, retrouvés au Costa Rica.

I.Saccomanno--PV

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