Pallade Veneta - En Australie, des tests d'audition pour phoques et otaries dans un zoo

En Australie, des tests d'audition pour phoques et otaries dans un zoo


En Australie, des tests d'audition pour phoques et otaries dans un zoo
En Australie, des tests d'audition pour phoques et otaries dans un zoo / Photo: Handout - Christine ERBE/AFP

Une équipe de chercheurs en Australie a dressé des otaries et des phoques pour qu'ils répondent à un test auditif dans le cadre de recherches sur la manière dont les mammifères marins sont affectés par le bruit d'origine humaine.

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Les soigneurs animaliers du zoo de Taronga à Sydney (sud-est) ont entraîné deux lions de mer et deux otaries à fourrure à écouter des sons et à appuyer sur une palette lorsqu'elles entendaient un signal sonore. Quand elles donnaient la bonne réponse, elles recevaient du poisson en récompense.

"Avant de pouvoir comprendre si un bruit affecte un animal, nous devons d'abord savoir s'il est capable d'entendre ce bruit", a déclaré jeudi Christine Erbe, professeure à l'université Curtin et principale chercheuse.

"Ces tests auditifs nous fournissent cette base de référence et nous permettent de commencer à nous demander comment les bruits des navires, des bateaux, des avions et des chantiers côtiers pourraient affecter les phoques et les otaries", a-t-elle ajouté.

L'étude a révélé que les pinnipèdes étaient les plus sensibles aux sons autour de 3,2 kilohertz. "Cette recherche est particulièrement importante pour l'otarie australe, une espèce menacée, dont la population est estimée à seulement 12.000 individus environ et dépendante de l'ouïe pour communiquer, trouver de la nourriture, se déplacer et détecter les menaces", a expliqué Mme Erbe.

Il est établi que la pollution sonore a un impact négatif majeur sur la faune sauvage. Une étude publiée en février a montré qu'elle affectait le comportement des oiseaux dans le monde entier, perturbant tout, des chants de parade nuptiale à leur capacité à trouver de la nourriture et à éviter les prédateurs.

Benjamin Pitcher, biologiste comportemental à la Taronga Conservation Society Australia, a déclaré que les recherches sur les otaries et les phoques auraient un impact concret.

"Les résultats pourraient contribuer à éclairer les évaluations d'impact environnemental et la gestion du bruit à mesure que le transport maritime, le développement côtier et les industries en mer se développent", a-t-il déclaré.

"Nous savons désormais ce que ces animaux peuvent entendre dans l'air. La prochaine étape consiste à comprendre comment le bruit les affecte sous l'eau, et à partir de quand il commence à interférer avec leur comportement ou leur audition", a-t-il ajouté.

A.Rispoli--PV

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