Pallade Veneta - Dans l'Iowa enneigé, premier rendez-vous électoral de 2024 pour les républicains

Dans l'Iowa enneigé, premier rendez-vous électoral de 2024 pour les républicains


Dans l'Iowa enneigé, premier rendez-vous électoral de 2024 pour les républicains
Dans l'Iowa enneigé, premier rendez-vous électoral de 2024 pour les républicains / Photo: Jim WATSON - AFP

Le grand bal des primaires américaines s'ouvre lundi dans l'Iowa, où Donald Trump pourrait d'emblée écraser toute concurrence chez les républicains, à moins que ses rivaux Nikki Haley et Ron DeSantis ne créent la surprise, aidés potentiellement par une météo épouvantable.

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L'ex-président, quatre fois inculpé, fait pour la première fois face au jugement des électeurs depuis qu'il a quitté la Maison Blanche dans un chaos inimaginable.

Le verdict tombera lundi à partir de 19H00 locales (01H00 GMT mardi), lorsque les électeurs de l'Iowa se réuniront dans des écoles, bibliothèques et casernes de pompiers de cet Etat agricole du Midwest pour désigner leur candidat.

"Demain (lundi) nous allons remporter la première primaire du pays", a assuré Donald Trump en meeting à Indianola, dans le centre de l'Etat.

De jeunes militants de la lutte contre le changement climatique ont brièvement interrompu le meeting, lançant "Trump assassin du climat!", avant d'être évacués par le service d'ordre.

Comme plusieurs de ses concurrents républicains, l'ex-président conteste le consensus scientifique sur le changement climatique.

- "Bravez la météo" -

"Habillez-vous chaudement demain", a lancé Donald Trump à ses partisans. "Bravez la météo et sortez pour sauver l'Amérique".

Car une inconnue de dernière minute perturbe l'équation du favori: le froid.

L'Etat tout entier est frappé par une tempête de neige et le thermomètre devrait passer sous les -20°C au moment du vote, avec des routes verglacées.

Les électeurs de Donald Trump, persuadés de sa victoire, iront-ils voter dans ces conditions ?

"Si ma voiture veut bien sortir du garage!", s'esclaffe Jeff Nikolas, 37 ans. Pour ce camionneur sorti s'acheter un chauffage, seul Donald Trump est capable de "mettre fin à toutes les conneries qui se passent dans le monde".

- "Quatre ans de chaos" -

Sur cinq candidats en lice face à Donald Trump, deux semblent avoir une chance de lui barrer la route.

Ancienne ambassadrice à l'ONU sous la présidence Trump, Nikki Haley, seule femme dans la course et nouvelle coqueluche de la droite, appréciée par les milieux d'affaires américains, veut surfer sur cette dynamique favorable.

"On ne combat pas le chaos démocrate par le chaos républicain", a-t-elle déclaré dimanche sur Fox News, renvoyant dos à dos le président démocrate Joe Biden et son ancien patron, âgés respectivement de 81 et 77 ans.

"Nous ne survivrons pas à quatre ans de chaos supplémentaires. C'est pourquoi nous devons reléguer ces noms de Biden et de Trump dans le passé et nous tourner vers l'avenir", a poursuivi l'ex-gouverneure de Caroline du Sud, 51 ans.

Quant au gouverneur de Floride Ron DeSantis, un conservateur aux positions choc sur l'immigration ou l'avortement, cet ancien officier de marine de 45 ans a tout misé sur l'Iowa, en sillonnant ces derniers mois chacun des 99 comtés.

"Il a un bon sens du leadership", salue Ben Rummelhart, 33 ans, qui trouve Donald Trump trop "vulnérable" sur le plan judiciaire.

Donald Trump arriverait largement en tête dans l'Iowa avec 48%, devant Nikki Haley créditée de 20% et Ron DeSantis de 16%, selon un sondage faisant autorité paru samedi.

Interviewé dimanche sur ABC et sur CNN, Ron DeSantis rejette ces prévisions et compte sur les conditions météo dantesques pour refaire une partie de son retard abyssal sur le tempétueux milliardaire.

La participation "avec ce temps-là, pourrait être considérablement moins importante (qu'en 2016), alors à tous nos partisans: ramenez des amis et de la famille", a-t-il lancé.

Or, si Donald Trump n'obtient pas le triomphe annoncé dans l'Iowa, son image d'invincibilité risque d'être entamée pour le reste de la course.

Car dès la semaine prochaine, le ballet très orchestré des primaires mènera les candidats dans le New Hampshire, avant que tour à tour chacun des 50 Etats ne vote jusqu'en juin. En ligne de mire la convention nationale de juillet, qui investira officiellement le candidat républicain à la présidentielle.

Pour Donald Trump, la priorité est de s'assurer de la victoire avant que ne commencent ses procès, dont deux doivent débuter en mars.

R.Zarlengo--PV

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