Pallade Veneta - Trump espère sceller la course à l'investiture après le retrait de DeSantis

Trump espère sceller la course à l'investiture après le retrait de DeSantis


Trump espère sceller la course à l'investiture après le retrait de DeSantis
Trump espère sceller la course à l'investiture après le retrait de DeSantis / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP/Archives

Donald Trump espère sceller dès mardi la course à l'investiture de la primaire républicaine dans le New Hampshire, où sa rivale Nikki Haley représente le dernier obstacle sur sa route après le retrait du gouverneur de Floride, Ron DeSantis.

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Ce dernier a annoncé dimanche jeter l'éponge et se rallier au milliardaire en vue de la présidentielle de novembre. "Il est clair selon moi que la majorité des électeurs républicains de la primaire veulent donner une autre chance à Donald Trump", a-t-il expliqué sur X.

L'ancienne gouverneure de Caroline du Sud joue son va-tout dans le New Hampshire, vu comme sa meilleure chance après une décevante troisième place dans l'Iowa, où Donald Trump a remporté haut la main les caucus il y a une semaine.

Aucun candidat n'a jamais échoué à remporter l'investiture républicaine après avoir gagné dans ces deux premiers Etats.

A moins d'une performance de Nikki Haley, la route de Donald Trump vers sa nomination officielle comme candidat face à Joe Biden à la présidentielle pourrait ainsi être complètement dégagée.

Donald Trump, 77 ans, a récemment multiplié ses attaques contre sa rivale, qu'il avait nommée ambassadrice à l'ONU en 2017, mais dont il a exclu qu'elle puisse être sa colistière.

"Je la connais très bien. Elle n'est pas assez dure. Elle n'est pas assez intelligente. Et elle n'était pas assez respectée", a-t-il dit à ses partisans lors d'un événement de campagne dans la capitale de l'Etat, Concord.

- Electeurs indépendants -

En retour, Nikki Haley a attaqué son opposant après que celui-ci l'a confondue avec une responsable politique démocrate lors d'un discours.

"Il n'est juste pas au même niveau qu'en 2016. Je pense qu'on peut voir en partie ce déclin", a-t-elle dit sur la chaîne CBS, ajoutant que l'ancien président était un "aimant" attirant le "chaos".

Mais Nikki Haley n'aura pas la tâche facile, même aidée par la forte proportion d'indépendants dans le New Hampshire -- qui sont autorisés à voter aux primaires des deux partis sans y être affiliés, et choisissent en général des candidats modérés.

Après avoir fini deuxième dans l'Iowa, Ron DeSantis, aux positions dures sur l'immigration et l'avortement, n'était crédité que de 6% par les sondages dans le New Hampshire. "Il est clair pour moi qu'une majorité d'électeurs de la primaire républicaine veut donner une autre chance à Donald Trump", a réagi ce dernier en se désistant à son profit.

Avant l'annonce de ce retrait, Nikki Haley pointait pour sa part 15 points derrière Donald Trump dans les moyennes des sondages de RealClearPolitics et FiveThirtyEight, et la récente bonne dynamique dont elle a bénéficié semble s'être tassée.

Mais une performance inattendue mardi pourrait la placer dans une bonne position pour le prochain scrutin fin février, dans son Etat de Caroline du Sud, dont elle a été gouverneure.

- Horloge judiciaire -

"Je pense que cela serait super d'avoir Nikki Haley présidente", a dit à l'AFP Madison Gillis, 18 ans, qui votera pour la première fois mardi. "Elle est géniale. J'aime ce qu'elle défend. Je pense qu'elle a sa chance dans le New Hampshire", a-t-elle ajouté, dans un restaurant de Manchester, la plus grande ville de l'Etat.

Le New Hampshire ne représente que 22 délégués, sur un total de 1.215 qui désigneront officiellement le candidat républicain en juillet à Milwaukee.

Mais par rapport à des Etats plus conservateurs, le New Hampshire donne une meilleure indication d'un possible succès électoral au niveau national, et donne le ton pour les scrutins à venir.

Notamment le "Super Tuesday", prévu le 5 mars, où quelque 874 délégués sont en jeu et peuvent permettre à un candidat d'avoir les trois-quarts du nombre nécessaire pour remporter la nomination.

Les soutiens de Donald Trump estiment qu'il devrait pouvoir obtenir ce nombre clé une semaine plus tard, ou en avril au maximum.

L'objectif pour l'ancien président est d'aller vite alors que tourne l'horloge judiciaire: le mois de mars marquera l'ouverture de deux nouveaux procès au pénal le visant, dont celui pour ses tentatives d'inverser le résultat de l'élection de 2020.

Donald Trump guette également une décision de la Cour suprême, devant laquelle il a contesté son inéligibilité dans l'Etat du Colorado, et qui doit commencer à étudier le dossier le 8 février.

A.Fallone--PV

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