Pallade Veneta - L'exécutif sur le pont pour déminer avant le Salon de l'agriculture

L'exécutif sur le pont pour déminer avant le Salon de l'agriculture


L'exécutif sur le pont pour déminer avant le Salon de l'agriculture
L'exécutif sur le pont pour déminer avant le Salon de l'agriculture / Photo: CLEMENT MAHOUDEAU - AFP

Des agriculteurs ont organisé lundi des manifestations de Dunkerque à Marseille pour maintenir la pression sur un gouvernement dont ils attendent plus que des "demi-mesures" à quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture à Paris.

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Le président de la République Emmanuel Macron reçoit mardi à l'Elysée les syndicats agricoles majoritaires FNSEA et Jeunes agriculteurs, et son Premier ministre Gabriel Attal tiendra le lendemain une conférence de presse dédiée à la crise agricole.

Un mois après le début d'une longue vague de manifestations, le chef du gouvernement évoquera la réécriture du projet de loi agricole qui avait été suspendu au début de la crise, ainsi que le suivi et l'exécution des mesures déjà annoncées par le gouvernement, a annoncé lundi son entourage.

Un convoi d'une quarantaine de tracteurs défile lundi dans le centre de Marseille à l'appel de l'alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA).

"On attend toujours des réponses", "On est là pour vous nourrir, pas pour mourir, lâchez-nous la grappe", peut-on lire sur les pancartes.

Dans la Marne, des membres des JA ont déversé du fumier, des roues et des palettes devant la préfecture à Chalons-en Champagne, mais aussi devant les sous-préfectures de Reims, de Vitry-le-François et d'Epernay, ont-ils indiqué.

A Dunkerque, une cinquantaine de tracteurs ont mené une opération escargot lundi matin, avec parmi les demandes le refus des expropriations de terres agricoles dans le cadre d'un projet d'extension du port maritime.

"Ce n'est pas parce que les gens sont repartis dans les exploitations que le sujet est terminé", a répété sur Europe 1 le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui sera reçu mardi à l'Elysée avec son homologue des JA, Arnaud Gaillot.

Lors de l'inauguration du Salon de l'agriculture samedi, Emmanuel Macron devra annoncer "ce qu'est sa vision de l'agriculture des prochaines années et ce qu'on fait tout de suite", a avancé Arnaud Rousseau.Des agriculteurs manifestent à Marseille, le 19 février 2024

- "Aussi le salon des grands-mères" -

Le rendez-vous annuel attend autour de 600.000 visiteurs en neuf jours, au parc des expositions de la Porte de Versailles, dans ce climat électrique.

Face au risque de manifestations, la sécurité sera portée "au maximum", a indiqué Arnaud Lemoine, le directeur du Ceneca, l'organisation propriétaire de l'événement, jeudi sur BFMTV.

"Le salon doit rester malgré tout une belle fête", a-t-il insisté, soulignant que "c'est aussi le salon des grands-mères, des poussettes, des familles. Et donc on se doit de les accueillir convenablement, normalement".

L'ancien directeur de la communication de la FNSEA formule l'espoir "que le gouvernement répondra aux attentes des agriculteurs afin qu'on ait le meilleur salon possible".

"Reconnaissons aussi qu'il y a des sujets qui sont du temps long", a déclaré dimanche le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, venu sur France Inter défendre la réponse de l'exécutif tout en admettant que la "sérénité" ne serait "pas forcément" au rendez-vous.

Avant les élections européennes en juin, les responsables politiques devraient défiler devant Oreillette, la vache égérie du salon, une Normande de cinq ans, élevée dans l'Orne par François Foucault et sa fille Lucie.

Le Salon de l'agriculture a lieu tous les ans à Paris depuis 1964, sauf en 2021, édition annulée en raison de l'épidémie de Covid-19.

L'événement appartient au Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca), constitué des grandes organisations agricoles, en particulier le fonds d'investissement Unigrains, fondé par les céréaliers français, la FNSEA ou encore son association de betteraviers CGB.

F.Amato--PV

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