Pallade Veneta - Droit du sol: Bayrou prêt à "entrer dans un débat"

Droit du sol: Bayrou prêt à "entrer dans un débat"


Droit du sol: Bayrou prêt à "entrer dans un débat"
Droit du sol: Bayrou prêt à "entrer dans un débat" / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP

Après Mayotte, la France entière ? Au lendemain d'un vote pour restreindre le droit du sol dans l'archipel, François Bayrou souhaite rouvrir ce dossier explosif dans le cadre d'un débat "plus large" sur l'identité française, réclamé par la droite mais déjà dénoncé dans son propre gouvernement.

Taille du texte:

"On peut entrer dans un débat (...) on ne va pas tout repousser": interrogé sur RMC, le Premier ministre a ouvert la porte à une remise en question du droit du sol, proposée notamment par son ministre de la Justice Gérald Darmanin.

Mais pour M. Bayrou, "il faut un débat public approfondi et beaucoup plus large que ça", incluant d'autres sujets "qui fermentent depuis des années" autour des notions d'identité et de citoyenneté.

"Qu'est-ce que c'est qu'être Français? Qu'est-ce que ça donne comme droits? Qu'est-ce que ça impose comme devoirs? Qu'est-ce que ça procure comme avantages? Et en quoi ça vous engage à être membre d'une communauté nationale? A quoi croit-on quand on est Français?", a ainsi développé le chef du gouvernement.

Dix jours après sa phrase polémique sur le "sentiment de submersion" migratoire, ces nouveaux propos font aussi écho au vote, la veille, d'une proposition de loi portée par Les Républicains (LR) et soutenue par le gouvernement pour restreindre drastiquement le droit du sol à Mayotte.

Quand "il y a des milliers et des milliers de personnes qui arrivent avec l'idée que s'ils mettent au monde des enfants là, ils seront Français, tout ça évidemment mérite d'être reconsidéré", a justifié M. Bayrou, mettant sur le même plan la situation en Guyane.

- LR jubile, Borne se rebiffe -

L'ouverture d'un tel débat ne peut que ravir la droite, qui entend pousser son avantage sur la thématique de l'immigration. Mayotte est "la première étape", a déjà prévenu le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, dont l'objectif affiché est "d'étendre ces restrictions sur le reste du territoire français".

"Dans la situation migratoire que nous vivons, le droit du sol n'est pas tenable", a insisté vendredi l'eurodéputé et vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy, s'appuyant sur les chiffres officiels publiés cette semaine: plus de 336.700 titres de séjours délivrés en 2024, un "record" selon lui.

Point de vue partagé par le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, membre du même parti et qui a estimé jeudi soir sur LCI qu'"aucune société, quelle que soit la culture, ne peut supporter une proportion où il y a, comme le disait le Premier ministre, une submersion".

Mais la remise en cause du droit du sol divise au sein du gouvernement, dont la numéro deux Elisabeth Borne a clairement fait savoir vendredi sur RTL qu'elle n'était "pas favorable" au débat proposé par M. Darmanin.

"Ce que les Français attendent de nous, ce sont des actes et pas de renvoyer à une future modification constitutionnelle", a souligné la ministre de l'Education nationale, qui avait déjà eu maille à partir avec son collègue lorsqu'elle officiait à Matignon et lui à Beauvau à l'époque de la loi immigration fin 2023.

- LFI remet la pression -

Le débat souhaité par le Premier ministre risque aussi d'alimenter la querelle à gauche, où les socialistes vont de nouveau devoir justifier leur choix de ne pas censurer le gouvernement Bayrou pour laisser passer le budget.

"Tous nos partenaires de gauche savent maintenant ce qui va se passer si ce gouvernement ne tombe pas: la suite, c'est M. Retailleau, c'est la remise en question du droit du sol", a mis en garde sur France 2 le député LFI Eric Coquerel.

Une nouvelle occasion se présentera lundi, avec une motion de censure sur le budget de la Sécurité sociale - la troisième en moins d'une semaine. Et le PS, qui préfère attendre l'adoption définitive du texte pour déposer sa propre motion à la suite des propos de François Bayrou sur la "submersion" migratoire, est toujours sous la pression de ses alliés du Nouveau Front populaire

"Ceux qui ne le feront pas, définitivement, sortent de toute alliance avec nous, tout simplement parce qu'en réalité, ils sont du côté du soutien au gouvernement", a prévenu M. Coquerel.

"Tout parlementaire de gauche digne de ce nom doit censurer" le gouvernement, a abondé sur X le coordinateur du mouvement, Manuel Bompard.

H.Lagomarsino--PV

En vedette

Controverse électorale en Inde : le chef des "cafards" à nouveau arrêté à New Delhi

Le chef du mouvement indien des "cafards" a été arrêté vendredi à New Delhi avant une manifestation à laquelle il avait appelé pour dénoncer la révision des listes électorales, nouvelle péripétie de l'épreuve de force engagée avec le gouvernement.

Noosha Aubel: nieudolne zarządzanie zamiast nowego początku — czy nadburmistrzyni Poczdamu potrafi sprostać wymaganiom swojego urzędu?

Noosha Aubel (50 lat, bezpartyjna) obiecywała Poczdamowi nowy początek po tym, jak mieszkańcy odwołali z urzędu jej poprzednika, Mike’a Schuberta (53 lata, SPD — Socjaldemokratyczna Partia Niemiec). Niemal rok po objęciu przez Aubel stanowiska z tymi zapowiedziami zderzają się skandal dotyczący opieki nad małym dzieckiem z wieloma ciężkimi niepełnosprawnościami, który stał się świadectwem moralnego ubóstwa Poczdamu, stolicy Brandenburgii, a zwłaszcza samej Nooshy Aubel, zrujnowane drogi, blokada wydatków budżetowych oraz zaostrzający się kryzys przywództwa. Tymczasem sprawowany przez nią urząd zapewnia bardzo wysokie wynagrodzenie: Aubel inkasuje obecnie 143 056 euro rocznej pensji zasadniczej. Po zapowiedzianej podwyżce ma to być nawet 169 006,44 euro rocznie — kwota, którą będą musieli sfinansować mieszkańcy.Pojawia się zatem niewygodne, lecz uzasadnione pytanie: czy Noosha Aubel w ogóle potrafi sprostać gospodarczym, organizacyjnym i politycznym wymaganiom związanym z kierowaniem stolicą kraju związkowego?

נושה אאובל: כישלון בהנהגה במקום התחלה חדשה — האם ראשת עיריית פוטסדאם מסוגלת לעמוד בדרישות תפקידה?

שוברט (53, מהמפלגה הסוציאל־דמוקרטית של גרמניה, SPD). כמעט שנה לאחר כניסתה לתפקיד, אל מול ההבטחה הזאת ניצבים שערורייה הנוגעת למסגרת הטיפול בפעוט עם מוגבלויות קשות מרובות — שהפכה לתעודת עניות מוסרית לפוטסדאם, בירת מדינת ברנדנבורג, ובייחוד לנושה אאובל — כבישים מתפוררים, הקפאת הוצאות תקציביות ומשבר הנהגה שהלך והחריף. בה בעת, המשרה שבה היא מכהנת מתוגמלת ביד רחבה: אאובל מקבלת כיום שכר יסוד שנתי של 143,056 אירו. בעקבות עדכון שכר שעליו הוכרז, הסכום צפוי אף לעלות ל־169,006.44 אירו בשנה, במימון התושבים.   מכאן עולה שאלה לא נוחה, אך מוצדקת: האם נושה אאובל מסוגלת בכלל לעמוד בדרישות הכלכליות, הארגוניות והפוליטיות הכרוכות בניהולה

La nouvelle porte-parole de Trump en posture toujours plus délicate

La nouvelle porte-parole de la Maison Blanche, Katie Zacharia, peinait vendredi à rebondir après des débuts plus que laborieux, marqués par des interrogations sur son parcours professionnel et des apparitions très hésitantes en public.

Taille du texte: