Pallade Veneta - La mort de l'otage israélienne Shiri Bibas confirmée par son kibboutz

La mort de l'otage israélienne Shiri Bibas confirmée par son kibboutz


La mort de l'otage israélienne Shiri Bibas confirmée par son kibboutz
La mort de l'otage israélienne Shiri Bibas confirmée par son kibboutz / Photo: - - AFP

Le kibboutz où l'otage israélienne Shiri Bibas avait été enlevée lors de l'attaque du 7-Octobre a confirmé sa mort samedi, mettant fin à la confusion sur son sort à quelques heures d'un septième échange d'otages israéliens contre des détenus palestiniens.

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La remise jeudi par le Hamas de ce qui devait censé être quatre dépouilles d'otages israéliens a tourné à une montée de tensions alors que le cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Gaza reste fragile.

Parmi ces corps figuraient ceux de deux garçonnets, Ariel et Kfir Bibas, tués "à mains nues" en captivité dans la bande de Gaza selon l'armée, mais pas celui de leur mère, Shiri Bibas, comme annoncé par le Hamas, provoquant le choc et parfois la colère en Israël où le sort de cette famille est devenue un symbole.

Kfir Bibas, huit mois et demi au moment de son enlèvement le 7-Octobre, était le plus jeune des 251 otages enlevés ce jour là, dont 67 sont toujours captifs à Gaza, selon l'armée.

Le mouvement palestinien, selon lequel la mère et ses deux enfants avaient été tués en novembre 2023 dans un bombardement israélien, a reconnu "une possible erreur" vendredi. Et dans la nuit, le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué avoir transféré de Gaza une nouvelle dépouille.

"Le kibboutz Nir Oz annonce avec une profonde douleur et un grand chagrin le meurtre de Shiri Bibas (...) qui a été enlevée à son domicile le 7 octobre (2023, ndlr) et tuée en captivité à Gaza", a déclaré le kibboutz dans un communiqué au petit matin samedi, première confirmation du côté israélien de la mort de la mère de famille qui avait 32 ans au moment de sa capture.

Ni l'armée ni le gouvernement israéliens n'avaient confirmé sa mort samedi matin.

- "Violation cruelle" -

Dénonçant un "cynisme inimaginable", le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait promis vendredi d'agir "avec détermination pour ramener Shiri à la maison ainsi que tous nos otages, les vivants et les morts" et pour que le Hamas "paie le prix de cette violation cruelle et perverse de l'accord" de cessez-le-feu en vigueur à Gaza.

Celui-ci est entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien, déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas dans le sud d'Israël du 7 octobre 2023.

Malgré ces tensions, le Hamas a confirmé qu'il libèrerait comme prévu samedi six otages israéliens, selon lui les derniers captifs vivants devant rentrer en Israël d'ici le 1er mars, à l'expiration de la première phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza.

Le Club des prisonniers palestiniens, l'ONG en charge du dossier, a annoncé qu'en échange 602 détenus palestiniens devaient être libérés, dont 50 condamnés à perpétuité. Cent-huit des prisonniers doivent être expulsés des territoires palestiniens, a-t-il précisé.

Selon le Forum des familles d'otages, les captifs que le Hamas et les groupes armés alliés doivent remettre à la Croix-Rouge à Gaza, avant leur transfert en Israël, sont Eliya Cohen, Tal Shoham, Omer Shem Tov, Omer Wenkert, enlevés le 7-Octobre, ainsi que Hicham al-Sayed et Avera Mengistu, tous deux otages depuis une dizaine d'années.

Depuis le début de la trêve, 22 otages israéliens - dont trois décédés - ont été remis à Israël, en échange de la libération de plus de 1.100 prisonniers palestiniens. Au total, 33 otages, dont huit morts, doivent être échangés contre 1.900 Palestiniens détenus par Israël d'ici le 1er mars.

- Négociations retardées -

Le Hamas et les groupes armés alliés ont jusque-là soigneusement mis en scène ce processus, exhibant les otages vivants sur des podiums, et jeudi, pour sa première remise de captifs morts, quatre cercueils sur une tribune surmontée d'une caricature de M. Netanyahu.

Mercredi, le Hamas s'est dit prêt à libérer "en une seule fois", et non plus en étapes successives, tous les otages encore retenus à Gaza lors de la deuxième phase de l'accord, qui doit débuter le 2 mars.

Mais les négociations indirectes sur cette deuxième étape, censée mettre fin définitivement à la guerre, ont été retardées, les deux parties s'accusant mutuellement de violations de la trêve.

La troisième et dernière phase doit en principe porter sur la reconstruction de Gaza.

Sans compter la mort de Shiri Bibas, l'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.214 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles et incluant les otages morts ou tués en captivité.

L'offensive israélienne de représailles a fait au moins 48.319 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU. Elle a provoqué un désastre humanitaire dans le territoire assiégé.

U.Paccione--PV

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