Pallade Veneta - Chikungunya à La Réunion : toujours "un haut niveau de transmission", mais quelques signes de baisse

Chikungunya à La Réunion : toujours "un haut niveau de transmission", mais quelques signes de baisse


Chikungunya à La Réunion : toujours "un haut niveau de transmission", mais quelques signes de baisse
Chikungunya à La Réunion : toujours "un haut niveau de transmission", mais quelques signes de baisse / Photo: Richard BOUHET - AFP/Archives

L'épidémie de chikungunya à La Réunion demeure à "un haut niveau de transmission" malgré une légère baisse de certains indicateurs, a indiqué mercredi l'agence sanitaire publique, alors que la gestion de la crise par les autorités a alimenté une passe d'armes à l'Assemblée.

Taille du texte:

En médecine de ville, l'activité liée au chikungunya reste à "un niveau très élevé", avec plus de 23.300 consultations du 21 au 27 avril et plus de 160.000 depuis début 2025, selon le dernier bilan de Santé publique France (SpF).

A l'hôpital, la dynamique de l'épidémie varie d'une zone à l'autre avec "une diminution des passages aux urgences dans le sud (mais à un niveau toujours élevé), dans l'ouest et l'est, et une tendance à la stabilisation dans le nord", a-t-elle précisé.

Neuf décès liés au chikungunya de personnes âgées de plus de 70 ans porteuses de comorbidités ont été enregistrés par l'agence sanitaire. Vingt autres décès, dont celui d'un nourrisson, sont en cours d'investigation, selon le nouveau bilan.

Et, à ce stade, 57 cas graves ont été signalés, principalement chez des plus de 65 ans avec des comorbidités et des nourrissons de moins de trois mois.

Depuis le début de l'année, 2.139 passages aux urgences dus au chikungunya ont été recensés dans les quatre hôpitaux de l'île, dont 332 la semaine du 21 au 27 avril, contre 389 la semaine précédente, en recul tant chez les adultes que les nourrissons.

Le nombre de cas confirmés comptabilisés a aussi diminué, passant de 5.542 à 3.245 en une semaine,mais ce nombre provisoire pourrait augmenter, précise SpF.

Près de 120.000 personnes ont été contaminées par le virus, transmis par le moustique tigre, depuis le début de l'année à La Réunion, selon les estimations de l'ARS.

Face à cette épidémie généralisée et majeure, une campagne de vaccination a été lancée début avril, avec le premier vaccin contre le chikungunya à avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe et le feu vert des autorités sanitaires en France, Ixchiq (Valneva).

Les plus de 65 ans en ont été exclus samedi "sans délai", après trois "événements indésirables graves", dont un décès, chez des personnes de plus de 80 ans récemment vaccinées.

Quelque 3.000 personnes ont été vaccinées contre le chikungunya à La Réunion, selon des chiffres annoncés le 22 avril au président Emmanuel Macron en visite sur l'île.

La crise a pris une tournure politique depuis la suspension de la vaccination des seniors.

"Monsieur le ministre, cette crise a été mal gérée, cette épidémie a été sous-estimée, les Réunionnais ont été abandonnés", a ainsi lancé mercredi à l'Assemblée nationale la députée réunionnaise Karine Lebon (GDR) au ministre de la Santé Yannick Neuder. "Comment encore croire les autorités alors que l'ARS avait juré que le vaccin était sans risque?", a-t-elle demandé.

Peu après, Jean-Hugues Ratenon (LFI) a accusé: "Vous savez (que le vaccin) n'avait pas prouvé son efficacité en vie réelle: après les singes, voilà les Réunionnais comme cobayes", a-t-il lâché.

"Je ne peux pas vous laisser dire que la population de La Réunion sert de cobaye", a répliqué le ministre, rappelant les feux verts scientifiques et la surveillance des effets indésirables mais épinglant "l'obscurantisme".

Face au "désarroi du peuple réunionnais", "nous avons une obligation de moyens" contre le chikungunya, a-t-il assuré.

C.Grillo--PV

En vedette

Expulsion de deux agents nigériens par la France: Niamey dénonce "un acte d'ingratitude grave"

Le gouvernement du Niger, pays dirigé par un régime militaire hostile à la France, a qualifié mardi l'expulsion de deux agents nigériens par Paris en septembre "d'acte d'ingratitude grave et inacceptable".

Budget 2027 : le débat s'ouvre dans l'hémicycle, la dette et la présidentielle dans les esprits

Le gouvernement a ouvert mardi soir les débats sur le budget de l'Etat pour 2027, martelant son objectif d'un déficit à 5% du PIB l'an prochain, condition préalable selon lui à tout "compromis" avec les oppositions très critiques de la copie gouvernementale.

Piratage en supermarchés: "Pas besoin de chars pour faire la guerre", dit un expert

En entraînant indirectement la destruction de produits frais, la cyberattaque inédite qui a visé lundi les installations frigorifiques de nombreux supermarchés met en lumière la "vulnérabilité" de l'approvisionnement alimentaire en France, indissociable de la "sécurité collective", estime auprès de l'AFP Stéphane Linou, expert associé au laboratoire sécurité défense du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).

"Tenir bon": en Israël, des Bédouins déterminés à rester sur leurs terres malgré les démolitions

Sous un ciel couvert dans le sud d'Israël, des villageois bédouins errent parmi les décombres de leurs maisons, les dernières en date à avoir été démolies après avoir été jugées illégales par les autorités israéliennes.

Taille du texte: