Pallade Veneta - Nucléaire iranien: nouvelle série de négociations dimanche à Oman

Nucléaire iranien: nouvelle série de négociations dimanche à Oman


Nucléaire iranien: nouvelle série de négociations dimanche à Oman
Nucléaire iranien: nouvelle série de négociations dimanche à Oman / Photo: Haitham AL-SHUKAIRI - AFP/Archives

Les Etats-Unis et l'Iran tiendront une nouvelle série de pourparlers sur le programme nucléaire de Téhéran dimanche à Oman, peu avant la visite de Donald Trump au Moyen-Orient.

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"L'émissaire spécial Steve Witkoff devrait se rendre à Oman dimanche pour un quatrième cycle de négociations avec l'Iran", a indiqué vendredi une source proche du dossier sous couvert d'anonymat.

"Comme par le passé, nous nous attendons à des discussions directes et indirectes", a-t-elle ajouté.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a confirmé ces discussions dans une vidéo diffusée vendredi par des médias locaux.

"Nos amis omanais nous ont proposé la date de dimanche et nous avons exprimé notre accord", a-t-il dit.

"Les négociations progressent et, naturellement, plus nous avançons, plus nous avons besoin de consultations et d'examens, et plus les délégations ont besoin de temps pour examiner les questions soulevées", a relevé le ministre.

Américains et Iraniens, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, ont entamé depuis le 12 avril des pourparlers indirects sur l'épineux dossier du nucléaire iranien sous la médiation d'Oman.

- "Messages contradictoires" -

Trois sessions se sont déjà tenues à Mascate et à Rome. Un quatrième round avait été pressenti samedi dernier dans la capitale italienne mais avait été reporté pour des "raisons logistiques", selon Oman.

Le sultanat d'Oman a déjà servi de médiateur entre les Etats-Unis et les houthis du Yémen qui sont parvenus à un accord de cessez-le-feu cette semaine, le président Trump annonçant l'arrêt des frappes américaines contre ces insurgés.

Les pourparlers américano-iraniens visent à conclure un nouvel accord devant empêcher l'Iran de se doter de l'arme atomique - une ambition que Téhéran a toujours nié avoir - contre une levée des sanctions qui paralysent son économie.

Le président américain est attendu en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis du 13 au 16 mai.

Avant ce déplacement, Donald Trump a indiqué qu'il allait "prendre une décision" sur la manière dont les Etats-Unis désignent le Golfe, après que plusieurs médias américains lui ont prêté l'intention de l'appeler "golfe Arabique" ou "golfe d'Arabie" plutôt que "golfe Persique", ce qui froisserait l'Iran en pleine négociations.

"Nos positions sont fondées sur des principes, ont leurs propres fondements et sont donc immuables, mais nous recevons des messages contradictoires de l'autre côté", a déclaré vendredi le ministre iranien, en relevant que "des personnes différentes tiennent des propos différents".

Le vice-président des Etats-Unis, JD Vance, avait estimé mercredi que ces négociations avec l'Iran étaient sur la "bonne voie".

- "Pression maximale" -

"Nous ne nous soucions pas de savoir si les gens veulent de l'énergie nucléaire. Nous sommes d'accord avec cela, mais vous ne pouvez pas avoir le type de programme d'enrichissement qui vous permet d'obtenir une arme nucléaire, et c'est là que nous fixons la limite", a-t-il insisté.

Interrogé pour savoir si l'Iran pouvait maintenir un programme d'enrichissement tant qu'il ne conduit pas à la fabrication d'une arme, le président américain avait déclaré mercredi que cette question restait ouverte.

Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations, défendant un droit au nucléaire à des fins civiles.

Un accord multilatéral conclu en 2015 avec l'Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée des sanctions internationales, est devenu de facto caduc à la suite du retrait des Etats-Unis décidé en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump.

L'accord, qui expire en octobre 2025, prévoit la possibilité de rétablir les sanctions internationales si l'Iran ne se conforme pas à ses engagements.

En attendant, Donald Trump a relancé sa politique dite de "pression maximale" sur l'Iran, visant notamment le secteur pétrolier, et presse Téhéran de négocier tout en menaçant de le bombarder en cas d'échec de la diplomatie.

R.Zarlengo--PV

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