Pallade Veneta - Premier jour d'une paralysie budgétaire aux Etats-Unis qui promet de durer

Premier jour d'une paralysie budgétaire aux Etats-Unis qui promet de durer


Premier jour d'une paralysie budgétaire aux Etats-Unis qui promet de durer
Premier jour d'une paralysie budgétaire aux Etats-Unis qui promet de durer / Photo: Brendan Smialowski - AFP

Les Etats-Unis sont entrés mercredi dans leur premier jour de paralysie budgétaire, le fameux "shutdown" qui entraîne le gel d'une partie de l'administration fédérale, tandis que les républicains de Donald Trump comme l'opposition démocrate campent dans leurs retranchements, sans issue visible à l'impasse.

Taille du texte:

Plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires sont mis au chômage technique et de fortes perturbations sont attendues pour les usagers des services publics. Une situation très impopulaire aux Etats-Unis, inédite depuis sept ans, et dont les deux camps se rejettent la responsabilité.

L'opposition dit de son côté regretter l'absence de réelles négociations avec les républicains. Les chefs démocrates au Congrès, Hakeem Jeffries et Chuck Schumer, ont aussi dénoncé dans un communiqué conjoint le comportement "irrationnel et détraqué" de Donald Trump.

"Au lieu de négocier un accord entre les deux partis de bonne foi, il poste de manière obsessive des trucages vidéos", ont-ils affirmé.

Le président a publié lundi sur sa plateforme Truth Social une vidéo générée par l'intelligence artificielle montrant Hakeem Jeffries affublé d'une longue moustache et d'un sombrero mexicain. Un montage "raciste", a cinglé le principal intéressé.

- "Prise d'otages" -

Sur Fox News, le vice-président JD Vance s'est dit mercredi prêt à négocier avec les démocrates, mais "seulement après qu'ils rouvrent l'Etat". "Vous ne pouvez pas récompenser la prise d'otages".

Pour l'heure, les républicains proposent une extension du budget actuel jusqu'à fin novembre. Les démocrates exigent la prolongation de programmes publics d'assurance santé pour les plus démunis.

Les républicains sont majoritaires dans les deux chambres du Congrès, mais le règlement du Sénat veut qu'un texte budgétaire soit adopté par 60 voix sur 100, nécessitant donc au moins sept voix démocrates.

Donald Trump n'est pas étranger aux "shutdowns" puisque le dernier remonte à son premier mandat, de décembre 2018 à janvier 2019, soit un record de 35 jours.

"On ne sait pas combien de temps les démocrates maintiendront leur posture intenable, rendant la durée du +shutdown+ compliquée à prédire", a affirmé le directeur du Bureau du budget à la Maison Blanche, Russell Vought, dans une lettre aux responsables de services ministériels.

Face à l'image désastreuse qu'une paralysie budgétaire envoie aux Américains, les républicains espèrent cependant que suffisamment de sénateurs démocrates céderont et voteront sur leur texte pour mettre fin au blocage.

- "Des choses démocrates" -

Le Bureau budgétaire du Congrès estime qu'environ 750.000 fonctionnaires seront chaque jour au chômage technique. Le trafic aérien pourrait être affecté, le versement de certaines aides sociales devrait être fortement perturbé.

Les parcs nationaux seront également privés des "rangers" chargés d'en assurer le maintien, alors que commence la saison du changement de couleur des feuilles d'arbres, un événement annuel auquel assistent des millions de touristes aux Etats-Unis.

Sur le site de la Nasa, un message mercredi dit que l'agence spatiale "est actuellement fermée en raison d'une interruption du financement gouvernemental".

Selon les calculs des analystes de la compagnie d'assurance Nationwide, chaque semaine de paralysie pourrait réduire la croissance annuelle du PIB américain de 0,2 point.

Mais pour l'heure, les Bourses mondiales ne montrent pas d'angoisse, l'indice Dow Jones ayant même atteint un nouveau record à la clôture mardi à Wall Street.

S'il a dit vouloir éviter la paralysie, Donald Trump se montre aussi menaçant envers l'opposition.

"Beaucoup de bonnes choses peuvent ressortir des +shutdowns+, on peut se débarrasser de beaucoup de choses dont nous ne voulons pas, et ce seraient des choses démocrates", a-t-il prévenu mardi.

Une allusion à son intention de profiter du gel de certaines administrations pour poursuivre sur la lancée de la Commission à l'efficacité gouvernementale (Doge) de son ex-allié Elon Musk et limoger des milliers de fonctionnaires fédéraux.

Z.Ottaviano--PV

En vedette

Royaume-Uni: plusieurs milliers de manifestants à une marche propalestinienne à Londres

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Londres pour réclamer l'arrêt des frappes sur la bande de Gaza, trois ans après le début de la guerre entre Israël et le Hamas déclenchée par l'attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien dans le Sud israélien le 7 octobre 2023.

L'Érythrée demande au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner la "déclaration de guerre" éthiopienne

Accusée par l'Éthiopie "d'agression" justifiant l'exercice de la "légitime défense", l'Érythrée a demandé samedi au Conseil de sécurité de l'ONU de condamner la "déclaration de guerre déplorable" de son voisin, avertissant qu'elle "déstabilisera la région tout entière".

Noosha Aubel : 143 056 euros de traitement de base annuel — et les habitants de Potsdam doivent servir de vaches à lait

Potsdam prélève une taxe sur les emballages depuis le 1er octobre ; dans le même temps, un gel budgétaire est en vigueur. Les habitants et les entreprises subissent des charges supplémentaires, tandis que des missions fondamentales relevant de la responsabilité de l’actuelle maire, Noosha Aubel, 50 ans, sans étiquette, restent inaccomplies. Le signal politique que renvoie sa gestion est dévastateur : lorsqu’il s’agit de dégager de nouvelles recettes, la capacité d’action est bien présente ; face aux routes délabrées et aux besoins d’assistance indispensables, elle devient une question ouverte.

Inde : Abhijeet Dipke, le leader des "cafards" qui défie la puissante commission électorale

Communicant ultramoderne, Abhijeet Dipke, arrêté samedi avant une grande manifestation, s'est imposé comme le visage de la dissidence en Inde en lançant le mouvement des "cafards", qui défie la puissante Commission électorale après avoir déjà forcé le gouvernement de Narendra Modi à un inhabituel recul.

Taille du texte: