Pallade Veneta - Trump rassure Canberra sur ses sous-marins

Trump rassure Canberra sur ses sous-marins


Trump rassure Canberra sur ses sous-marins
Trump rassure Canberra sur ses sous-marins / Photo: SAUL LOEB - AFP

Donald Trump a déclaré lundi au Premier ministre australien Anthony Albanese, en visite aux Etats-Unis, que son pays recevrait des sous-marins dans le cadre d'un accord conclu en 2021, et signé un accord sur les minerais critiques dans l'espoir de desserrer l'étau chinois sur ce marché.

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"Les sous-marins que nous commençons à construire pour l'Australie avancent vraiment bien", a affirmé le président américain aux journalistes aux côtés de M. Albanese à la Maison Blanche, alors qu'il avait précédemment émis des doutes au sujet de cet accord signé sous l'ancien président Joe Biden.

"Nous avons travaillé longtemps et dur sur ce projet, et nous entamons ce processus dès maintenant. Et cela avance vraiment très rapidement, très bien", a-t-il ajouté.

Canberra cherchait à se rassurer à propos d'un pacte de 2021 visant à armer l'Australie en sous-marins US Virginia, des engins d'attaque nucléaires furtifs. La livraison d'au moins trois unités était prévue sous 15 ans, avec en prime un transfert de technologie, dans le cadre de leur alliance Aukus (qui comprend aussi le Royaume-Uni).

Mais Donald Trump avait demandé en juin de passer en revue cet accord de coopération militaire pour s'assurer qu'il soit aligné avec sa politique défendant "l'Amérique d'abord".

En 2021, l'affaire avait provoqué une grave crise diplomatique avec la France après que l'Australie eut annulé un contrat de plusieurs milliards de dollars pour l'achat d'une flotte de sous-marins à moteur diesel à Paris et opté pour le programme Aukus à la place.

- Minerais -

Les deux dirigeants ont, par ailleurs, paraphé un accord sur les minerais critiques dont l'Australie regorge.

"L'Australie et les Etats-Unis verseront un milliard de dollars au cours des six prochains mois pour des projets immédiatement disponibles", a assuré le Premier ministre australien.

L'Australie est assise sur des gisements importants de lithium, de cobalt, de manganèse et même de terres rares, utilisées dans des produits cruciaux tels que les semi-conducteurs, les équipements militaires, les véhicules électriques et les éoliennes.

Le marché est actuellement archi-dominé par la Chine, accusée de profiter de sa position pour mettre la pression sur ses partenaires commerciaux, ce qui inquiète les Etats-Unis.

De son côté, Canberra craint l'influence grandissante de Pékin dans le Pacifique et cherche à se présenter devant Washington comme un allié de choix.

M. Albanese a dévoilé en avril un plan de réserve stratégique de minerais essentiels destinée aux "partenaires clés" de l'Australie, tels que les Etats-Unis, pour contourner la Chine.

Donald Trump a brandi en octobre la menace de droits de douane supplémentaires de 100% pour la Chine en réponse à ses réductions d'exportations de ces terres rares, même s'il a ensuite assoupli son discours et que les deux parties se sont accordées sur de nouvelles négociations commerciales.

- Echange avec l'ambassadeur australien -

Interrogé au sujet des relations avec Pékin, Donald Trump a dit lundi qu'il rencontrerait le président chinois Xi Jinping en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en Corée du Sud à la fin du mois et qu'il se rendrait en Chine au début de l'année prochaine.

"J'ai été invité en Chine, et j'irai sûrement en début d'année prochaine. C'est à peu près organisé", a-t-il dit en louant sa relation privilégiée avec Xi malgré les différends.

Il a dit que sa priorité était de conclure un accord commercial "équitable" avec la Chine.

"Je veux être bon envers la Chine. J'apprécie beaucoup ma relation avec le président Xi. Nous avons une excellente relation", a-t-il assuré.

Seule fausse note, un échange à propos de l'ambassadeur d'Australie à Washington, Kevin Rudd, lorsqu'un journaliste a fait remarquer que l'ancien Premier ministre était dans la salle et a demandé au président américain s'il était gêné par ses commentaires.

M. Rudd a supprimé une série de messages critiques à l'égard de Trump sur les réseaux sociaux après la victoire du républicain l'année dernière.

"Je ne vous aime pas non plus. Pas du tout. Et probablement jamais", a déclaré M. Trump sous le regard un peu médusé de M. Albanese.

A.Rispoli--PV

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