Pallade Veneta - L'ex-président irakien Barham Saleh nommé à la tête du HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés 

L'ex-président irakien Barham Saleh nommé à la tête du HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés 


L'ex-président irakien Barham Saleh nommé à la tête du HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés 
L'ex-président irakien Barham Saleh nommé à la tête du HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés  / Photo: TIMOTHY A. CLARY - POOL/AFP/Archives

L'ex-président irakien Barham Saleh, une personnalité kurde, a été nommé à la tête du HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés, a indiqué vendredi à l'AFP une source onusienne souhaitant garder l'anonymat.

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Il va succéder en janvier à l'Italien Filippo Grandi, qui a passé dix ans aux commandes du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. De nombreuses autres candidatures avaient également été soumises, dont celle de la maire de Paris Anne Hidalgo mais aussi celle de Jesper Brodin, le directeur général sortant de la holding chapeautant la plupart des magasins Ikea.

M. Saleh, 65 ans, va prendre ses fonctions alors que le HCR est confronté à une crise immense: le nombre de personnes déplacés de force dans le monde a presque doublé en dix ans, mais le financement de l'aide internationale diminue drastiquement, en particulier avec le retour à la Maison Blanche de Donald Trump cette année.

L'organisation a également été contrainte de supprimer plus d'un quart de ses effectifs depuis le début de l'année, soit près de 5.000 collaborateurs.

Barham Saleh, qui a fait ses études au Royaume-Uni, est considéré comme un homme politique modéré. Il a été membre des autorités intérimaires mises en place par le commandement militaire américain après le renversement du régime de Saddam Hussein après l'invasion emmenée par les Etats-Unis en 2003.

Il a ensuite été ministre de la Planification du gouvernement fédéral né des premières élections multipartites en Irak, en 2005. Un an plus tard, il devient vice-Premier ministre de Nouri al-Maliki et une fois son mandat terminé, il rentre en 2009 à Erbil pour y occuper jusqu'en 2011 le poste de chef du gouvernement du Kurdistan.

Ce fils d'un juge et d'une militante des droits des femmes a présidé l'Irak de 2018 à 2022, un poste largement honorifique qui est tacitement réservé à un Kurde depuis les premières élections multipartites de 2005.

En 2014, certains avaient prédit son retour à Bagdad, cette fois au poste honorifique de président de la République, mais au dernier moment, Barham Saleh s'était retiré au profit de Fouad Massoum, également membre de son parti, l'Union patriotique du Kurdistan (UPK).

Ce natif de Souleimaniyeh, bastion de l'UPK, a également impulsé des projets phares dans cette deuxième ville du Kurdistan, militant notamment pour l'installation de l'Université américaine de Souleimaniyeh.

C.Conti--PV

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