Pallade Veneta - Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer

Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer


Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer
Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer / Photo: PATRICK MEINHARDT - AFP/Archives

Les avocats d'un Sénégalais dont Dakar réclame l'extradition à la France ont qualifié vendredi de "chantage diplomatique" la suspension annoncée par le Sénégal de toute extradition vers Paris accusé de refuser deux de ses demandes d'extradition.

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"Nous avons décidé de suspendre toute extradition vers la France jusqu'à ce que la France réponde" favorablement aux demandes d'extradition sénégalaises, "la réciprocité va s'appliquer", a affirmé jeudi aux députés la ministre sénégalaise de la Justice Yassine Fall.

Le 25 novembre, la justice française a reporté à février sa décision sur la demande d'extradition de Madiambal Diagne, patron de presse sénégalais critique des autorités de Dakar, ordonnant un "supplément d'information", notamment sur "la procédure et le régime juridique applicable au Sénégal".

Sans les nommer, elle a cité le cas de "deux Sénégalais" réclamé par Dakar et que la France n'a toujours pas extradé, bien que le Sénégal ait, selon elle, "donné toutes les justifications". Elle a affirmé que la France demande actuellement de son côté l'extradition de 12 personnes de Dakar.

La décision du gouvernement sénégalais "s’apparente à un véritable chantage diplomatique" alors que la demande d'extradition de Madiambal Diagne est actuellement examinée par les juridictions françaises", a réagi vendredi le collectif d'avocats de l'intéressé dans un communiqué publié à Dakar.

"La juridiction (française) a considéré qu’elle ne disposait, en l'état, pas des éléments nécessaires pour se prononcer" et "il appartient à l'Etat sénégalais d'apporter un certain nombre d'éléments parfaitement listés" dans son arrêt, "au plus tard le 23 janvier 2026", selon les avocats.

Les avocats affirment que les autorités sénégalaises font "pression" sur la France, faute de pouvoir fournir les éléments réclamés, "compte tenu du caractère politique des poursuites exercées contre leur client".

Le Sénégal a émis un mandat d'arrêt international contre Madiambal Diagne qui a fui vers la France en septembre, après avoir été convoqué par la police dans le cadre d'une enquête portant sur des transactions financières présumées suspectes.

Dakar réclame également à la France l'extradition d'un homme d'affaires sénégalais poursuivi dans son pays pour des malversations, selon la presse locale.

Deux journalistes sénégalais avaient été arrêtés fin octobre au Sénégal après avoir interviewé Madiambal Diagne alors qu'il se trouvait en France. Ils ont depuis été libérés.

Ces arrestations avaient suscité de vives protestations de représentants de la presse et au sein de la classe politique au Sénégal.

R.Zarlengo--PV

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