Pallade Veneta - En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas et l'Iran

En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas et l'Iran


En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas et l'Iran
En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas et l'Iran / Photo: ANDREW CABALLERO-REYNOLDS - AFP/Archives

Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait front lundi en Floride contre l'Iran et toute tentative de réarmement, ainsi que face au Hamas, menacé par le président américain en cas de non-respect du plan de paix pour Gaza.

Taille du texte:

Depuis les pupitres d'une conférence de presse commune organisée dans la résidence Mar-à-Lago du milliardaire, ce dernier a fermement mis en garde Téhéran, ennemi juré d'Israël, six mois après les frappes américaines contre son programme nucléaire.

"J'espère qu'ils ne sont pas encore en train d'essayer de se réarmer, parce que s'ils le font, nous n'aurons pas d'autre choix que d'éliminer très rapidement ce réarmement", qu'il s'agisse d'installations nucléaires ou de missiles balistiques, a-t-il averti.

Le président américain a également minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien.

Israël a "respecté le plan" pour Gaza, a-t-il estimé, ajoutant n'être "préoccupé par rien de ce que fait Israël".

Donald Trump a en revanche pointé du doigt le mouvement islamiste palestinien Hamas et répété que son désarmement - un des points de la deuxième phase du plan pour Gaza - était nécessaire.

- "Prix fort" -

"S'ils ne se désarment pas comme ils s'y sont engagés" et "dans un délai relativement court", "ils paieront le prix fort", a-t-il menacé.

La branche armée du Hamas a toutefois réaffirmé lundi qu'elle "ne renoncerait pas" aux armes "tant que l'occupation perdurera".

Benjamin Netanyahu, qui a qualifié son entrevue avec le républicain de "très productive", a profité de sa visite pour remettre à Donald Trump la plus haute distinction civile du pays - une première pour un non-Israélien.

"Nous n'avons jamais eu d'ami comme le président Trump à la Maison Blanche", a-t-il apprécié.

"Il peut être très difficile" mais Israël "n'existerait peut-être pas" sans le leadership dont Benjamin Netanyahu a fait preuve après les attaques sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, a salué le président américain.

La rencontre entre les deux hommes était la cinquième aux Etats-Unis depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d'un an.

Benjamin Netanyahu s'est entretenu plus tôt dans la journée avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.

Washington souhaite accélérer la cadence du plan de cessez-le-feu, fragile, en vigueur depuis octobre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas - qui s'accusent mutuellement de fréquentes violations.

- Avertissement envers l'Iran -

Le passage vers sa deuxième phase, qui prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien, piétine.

Le média américain Axios rapporte que Washington veut faire des annonces concernant un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza dès janvier.

Donald Trump s'est borné lundi à espérer que la "reconstruction" puisse commencer bientôt dans le territoire palestinien, dévasté par deux années d'une guerre déclenchée par l'attaque du 7 octobre 2023.

Un des objectifs du déplacement de Benjamin Netanyahu visait à insister sur le "danger que posent l'Iran" et son programme balistique, "non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis", selon une porte-parole de son gouvernement.

Il s'agit d'une "tentative de fabriquer un nouveau casus belli" contre l'Iran après "l'argument du nucléaire", analyse Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.

L'Iran "se comporte peut-être mal" en cherchant à se réarmer mais reste intéressé par un accord avec Washington sur ses programmes nucléaires et balistiques, a estimé Donald Trump.

Téhéran a dénoncé lundi un climat de pressions "psychologiques" et menacé Israël de "conséquences plus sévères" en cas de nouvelle attaque, après celle de juin.

Donald Trump a également espéré que Benjamin Netanyahu pourrait "s'entendre" avec le nouveau président syrien et ancien jihadiste, Ahmad al-Chareh, après des frappes d'Israël à la frontière syrienne et contre le Hezbollah libanais.

A.dCosmo--PV

En vedette

Législatives : les députés italiens approuvent l'instauration de la proportionnelle

Les députés italiens ont approuvé jeudi une réforme de la loi électorale décriée par les partis d'opposition, qui dénoncent un texte taillé sur mesure par la Première ministre Giorgia Meloni pour faciliter sa réélection en 2027.

Ethiopie: frappes de drones contre des forces érythréennes déployées dans le nord du Tigré

Des drones éthiopiens ont frappé à de multiples reprises depuis mercredi soir des troupes érythréennes récemment déployées autour de la ville d'Adigrat, dans le nord de l’État régional éthiopien du Tigré, frontalier de l'Érythrée, accroissant les craintes de nouvelle guerre à grande échelle entre les deux voisins.

Pologne: une nouvelle attaque au couteau dans une école fait un mort et deux blessés

Une nouvelle attaque au couteau dans une école en Pologne a coûté la vie à la concierge de l'établissement, poignardée par un ancien élève de 15 ans, et fait deux autres blessés adultes, au lendemain d'une attaque similaire qui a fait neuf blessés dans un lycée.

Etats-Unis: l'aile gauche démocrate aborde revigorée les élections

L'aile gauche des démocrates américains aborde les élections parlementaires de mi-mandat avec une vigueur inédite, espérant non seulement aider l'opposition à Donald Trump à reprendre le contrôle du Congrès mais aussi remodeler la ligne du parti.

Taille du texte: