Pallade Veneta - Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump

Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump


Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump
Frappes américaines sur le Venezuela, capture et exfiltration de Maduro, annonce Trump / Photo: Federico Parra - AFP/Archives

Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré le président vénézuélien, Nicolas Maduro, après avoir lancé une "attaque de grande envergure" contre le pays sud-américain.

Taille du texte:

"Les Etats-Unis d'Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays", a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social.

Il a ajouté qu'il ferait une conférence de presse à 11H00 (16H00 GMT) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, au sujet de ces frappes, dont le bilan humain est dans l'immédiat inconnu.

Le numéro deux du Département d'Etat américain, Christopher Landau, a proclamé une "nouvelle ère" pour le Venezuela, dont le gouvernement socialiste est accusé par Washington de jouer un rôle majeur dans le narcotrafic.

La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a déclaré à la télévision ignorer où se trouvait le président Maduro et exigé des Etats-Unis "une preuve de vie" du couple Maduro.

Caracas a dénoncé une "très grave agression militaire" après les frappes en pleine nuit autour de la capitale et sa région, que le président colombien, Gustavo Petro, a attribuées à une attaque "de missiles".

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu'à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l'AFP.

Donald Trump accuse depuis des mois le président Maduro d'être à la tête d'un vaste réseau de narcotrafic, ce que l'intéressé dément.

"Le Venezuela rejette et dénonce (...) la très grave agression militaire perpétrée par (...) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les Etats de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas", a indiqué un communiqué du gouvernement.

"L'objectif de cette attaque n'est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l'indépendance politique de la Nation", poursuit le communiqué.

Le gouvernement "appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation", selon le texte qui annonce que Nicolas Maduro "a signé et ordonné la mise en œuvre du Décret déclarant l'état d'urgence".

- Déploiement massif -

Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l'aube, l'armée américaine d'avoir "frappé des zones résidentielles", et a promis également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays.

"Les forces envahisseuses (...) ont profané notre sol (...) allant jusqu'à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile", a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de "train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts".

Il a aussi promis "le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d'armes pour la défense intégrale".

L'offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient "comptés", après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.

"Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela", a écrit sur son compte X le président colombien, proche de M. Maduro. M. Petro a demandé une réunion "immédiate" de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'ONU pour se prononcer sur la "légalité internationale" de cette "agression".

Il a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela. M. Petro a qualifié les bombardements américains d'"agression contre la souveraineté" de l'Amérique latine et affirmé qu'elles entraîneraient une crise humanitaire.

L'Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné "fermement l'attaque militaire américaine" contre ce pays et la Russie l'a jugée "profondément inquiétante et condamnable".

- "Beaucoup de détonations" -

Des explosions ont été entendues à l'aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

D'autres habitants ont dit à l'AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l'est de Caracas.

Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait.

Le courant a été coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.

"Depuis ici, on entend des explosions près de Fuerte Tiuna, je vis (dans le quartier voisin) à Valle. En ce moment, on entend quelque chose qui ressemble à une mitrailleuse, comme une défense contre les bombardiers", a affirmé à l'AFP Emmanuel Parabavis, 29 ans, employé dans les relations publiques. "On entend beaucoup de détonations et de coups de feu", a-t-il ajouté.

"J’étais en train de dormir quand ma copine m'a réveillé et dit qu'ils étaient en train de bombarder. J'entends les avions", a affirmé Francis Peña, 29 ans.

"On commence à préparer à la maison, un sac avec les affaires les plus importantes: passeport, cartes, liquide, bougie, une tenue de rechange, des conserves. On commence à charger tout ce qu’on peut charger et on est déjà habillées, au cas où", a-t-il ajouté.

Le président Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.

Le président Maduro s'était lui montré confiant lors d'une interview diffusée jeudi affirmant: "le système de défense nationale a garanti et garantit l'intégrité territoriale, la paix du pays et l'usage et la jouissance de tous nos territoires".

H.Lagomarsino--PV

En vedette

Le prince William en Arabie saoudite pour trois jours, une visite assombrie par l'affaire Epstein

Le prince William entame lundi une visite officielle de trois jours en Arabie saoudite censée renforcer les relations entre le Royaume-Uni et la monarchie du Golfe, mais les dernières révélations sur les liens entre son oncle Andrew et Jeffrey Epstein pourraient jouer les trouble-fêtes.

Hong Kong: le magnat de la presse pro-démocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison

Un tribunal de Hong Kong a condamné lundi à 20 ans de prison l'ex-magnat des médias pro-démocratie Jimmy Lai pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse. Les défenseurs des droits voient dans sa condamnation le glas des libertés à Hong Kong.

Australie: heurts entre police et manifestants propalestiniens lors de la visite d’Isaac Herzog

Le président israélien Isaac Herzog a promis lundi que le fléau de l'antisémitisme serait un jour vaincu, au premier jour d'une visite en Australie sous haute sécurité, marquée par des heurts entre police et manifestants propalestiniens qui dénonçaient la présence du chef d’État à Sydney.

Trompés, traumatisés: le calvaire des Kényans enrôlés de force par l'armée russe

Sur son avant-bras droit, une dizaine de cicatrices rappelleront longtemps à Victor qu'un jour, un drone ukrainien lui a tiré dessus. Le jeune Kényan, comme des centaines de ses compatriotes, s'est retrouvé enrôlé de force dans l'armée russe, combattant d'une guerre qui ne le concernait pas.

Taille du texte: