Pallade Veneta - Trump dit avoir "annulé" une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d'opposants

Trump dit avoir "annulé" une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d'opposants


Trump dit avoir "annulé" une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d'opposants
Trump dit avoir "annulé" une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d'opposants / Photo: Juan BARRETO - AFP

Donald Trump a déclaré vendredi avoir "annulé" une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela, du fait de la "coopération" de Caracas, qui a commencé à libérer plusieurs opposants politiques mais affirme n'être ni "subordonné, ni soumis" à Washington.

Taille du texte:

L'annonce de ces libérations a été saluée par le président américain sur son réseau Truth Social comme "un geste très important et intelligent" par Caracas.

Après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines le 3 janvier, Donald Trump a dit dans son message avoir annulé une nouvelle attaque ciblant le pays, du fait de la "coopération" avec le pouvoir en place à Caracas.

"Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble" notamment pour la "reconstruction" de l'industrie pétrolière, a-t-il dit.

Le président américain doit recevoir à la Maison Blanche dans l'après-midi plusieurs dirigeants de grandes compagnies pétrolières afin d'évoquer des investissements au Venezuela.

Son gouvernement a également annoncé vendredi matin avoir saisi dans les eaux internationales un nouveau pétrolier qui partait du Venezuela, dans le cadre du blocus américain contre l'exportation de pétrole vénézuélien. Ce navire, le Olina, est le cinquième saisi par Washington ces dernières semaines.

L'annonce de la libération des opposants est intervenue quelques jours après le début lundi du mandat de la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodriguez, qui a assuré que son pays n'était ni "subordonné ni soumis" aux Etats-Unis et a évoqué sa "loyauté envers le président Nicolas Maduro".

- Rencontre Trump-Machado -

L'un des principaux détenus relâchés jeudi, Enrique Marquez, avait mené une croisade judiciaire contre la réélection en 2024 de Nicolas Maduro, acquise selon l'opposition et une grande partie de la communauté internationale dans des conditions entachées de fraude.

Edmundo González Urrutia, opposant en exil en Espagne, s'est dit vendredi "profondément heureux" de ces libérations.

L'opposante Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et réfugiée dans la clandestinité, avait elle aussi salué ces libérations, jugeant qu'"aujourd'hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin".

Donald Trump a annoncé jeudi qu'il la recevrait à Washington "la semaine prochaine", ajoutant à la chaîne Fox News que ce serait "un grand honneur" si elle lui remettait son prix Nobel, comme elle le lui a proposé.

A Oslo toutefois, l'Institut Nobel a indiqué qu'il était impossible de transférer un prix Nobel.

Ces libérations sont "un geste unilatéral du gouvernement" afin "de favoriser la coexistence pacifique", a fait valoir Jorge Rodriguez, président du Parlement du Venezuela, sans préciser le nombre ni la nationalité des détenus relâchés.

Cinq ressortissants espagnols, dont l'avocate de premier plan Rocio San Miguel, libérés jeudi sont arrivés en début d'après-midi à Madrid. Et le gouvernement espagnol a déclaré espérer la libération d'un autre de ses ressortissants actuellement emprisonné au Venezuela pour des raisons politiques.

- "Beaucoup d'espoir" -

Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a par ailleurs annoncé s'être entretenu vendredi avec son homologue américain Marco Rubio "sur la situation au Venezuela", une première depuis la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines.

Après l'opération, l'Espagne, où vivent plusieurs centaines de milliers de Vénézuéliens, avait proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre Caracas et Washington, une offre jusque-là ignorée par Donald Trump.

Le pape Léon XIV a pour sa part exprimé sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions" dans la région et a appelé lors d'un discours devant le corps diplomatique "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Devant la prison d'El Rodeo I à Guatire, en périphérie de Caracas, des familles ont passé toute la nuit devant le bâtiment dans l'espoir de voir leur proche libéré, en vain pour le moment.

"Nous sommes ici avec beaucoup d'espoir, avec beaucoup de foi", a déclaré à l'AFP Hiowanka Avila, 39 ans, dont le frère est détenu depuis 2018, accusé d'avoir participé à une tentative d'attentat au drone contre Nicolas Maduro.

L'ONG Foro penal estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires.

Reporters sans frontières a salué la libération de prisonniers politiques par Caracas mais a demandé au gouvernement "d'étendre ce geste" afin de libérer les journalistes qui restent emprisonnés au Venezuela.

A.Rispoli--PV

En vedette

Japon: la Première ministre Takaichi a les coudées franches après son pari électoral réussi

La Première ministre ultra-conservatrice japonaise Sanae Takaichi a dorénavant les coudées franches pour poser son empreinte sur l'archipel, notamment en termes de dépenses publiques, après un triomphe électoral dimanche donnant au parti au pouvoir une majorité des deux-tiers à la chambre basse pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale.

Hong Kong: le magnat de la presse prodémocratie Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison

Un tribunal de Hong Kong a condamné lundi à une peine totale de 20 ans de prison l'ex-magnat des médias prodémocratie Jimmy Lai pour collusion avec l'étranger et publication séditieuse, malgré les pressions du Royaume-Uni, des Etats-Unis et des défenseurs des droits en faveur de sa libération.

Coup d'envoi donné au Super Bowl, entre Patriots, Seahawks et Bad Bunny

Le coup d'envoi du 60e Super Bowl a été donné dimanche à Santa Clara (Californie), grand rendez-vous annuel du sport-spectacle entre les New England Patriots et les Seattle Seahawks dans un climat de tensions politiques accentuées par le choix de Bad Bunny pour le concert de la mi-temps.

Face à l'extrême droite, le Portugal choisit un président modéré

Le socialiste modéré de 63 ans Antonio José Seguro a remporté dimanche le second tour de l'élection présidentielle au Portugal, en devançant largement son adversaire d'extrême droite André Ventura, qui conforte tout de même ses ambitions grandissantes.

Taille du texte: