Pallade Veneta - La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH

La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH


La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH
La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH / Photo: OLIVER BUNIC - AFP/Archives

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné mardi la Russie pour "traitements inhumains" et "détention illégale" de l'opposant au Kremlin Alexeï Navalny à son retour en 2021 dans son pays, où il devait décéder trois ans plus tard.

Taille du texte:

Charismatique militant anti-corruption, Alexeï Navalny avait été arrêté dès son arrivée sur le sol russe, en janvier 2021. Il rentrait alors d'Allemagne, où il avait été soigné suite à un empoisonnement allégué en août 2020.

Il est mort en février 2024 dans des circonstances troubles dans une colonie pénitentiaire de l'Arctique russe.

Dans son arrêt rendu à l'unanimité, la Cour souligne que l'arrestation et la détention de l'opposant ont été décidées sur la base de la "révocation d'un sursis à l'exécution" d'une peine pour fraude commerciale et blanchiment d'argent prononcée en 2014, que la CEDH avait déjà dénoncée notamment pour violation du droit à un procès équitable.

Au cours de sa détention, M. Navalny a été soumis "simultanément à plusieurs formes de mauvais traitements" qui, "pris ensemble, reflètent un mépris systématique pour sa santé, son bien-être et sa dignité, et s'analysent en un traitement inhumain et dégradant", ont conclu les juges européens.

L'opposant s'était notamment plaint d'avoir eu le crâne rasé, et d'avoir été soumis à une vidéosurveillance permanente, "des privations de sommeil au moyen de contrôles de sécurité toutes les heures ou toutes les deux heures".

Il avait saisi la CEDH peu après sa mise en détention le 20 janvier 2021. À la suite de son décès, la Cour a autorisé sa veuve, Ioulia Navalnaïa, à poursuivre la procédure en son nom.

La Cour - qui dès février 2021 avait demandé en vain à Moscou de "libérer immédiatement" l'opposant - a conclu à la violation de l'article 2 (droit à la vie) de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 5 (droits à la liberté et à la sûreté) et de l'article 3 (interdiction des traitements inhumains ou dégradants).

La Russie est condamnée à verser 26.000 euros au requérant pour dommage moral. Mais Moscou ne considère plus les décisions de la CEDH comme contraignantes à son égard et refuse de payer les amendes

Exclue du Conseil de l'Europe, auquel est rattachée la CEDH, en 2022 à la suite de l'invasion de l'Ukraine, la Russie est théoriquement toujours responsable des violations de la Convention européenne des droits de l'homme commises antérieurement.

A.Saggese--PV

En vedette

Mali: les jihadistes du JNIM revendiquent des attaques coordonnées avec la rébellion touareg à travers le pays

Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué samedi une série d'attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali, en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes importantes du pays sahélien.

Faible engouement des Palestiniens pour les élections municipales

Les Palestiniens de Cisjordanie et d'autres de Gaza ont voté samedi, sans grand engouement, pour désigner leurs maires et conseillers municipaux, premières élections depuis le début de la guerre à Gaza, sur fond de désillusions et de choix politiques limités.

Des Palestiniens ont voté aux municipales, premier scrutin depuis la guerre à Gaza

Les Palestiniens de Cisjordanie et d'autres de Gaza ont voté samedi pour désigner leurs maires et conseillers municipaux, premières élections depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, sur fond de désillusions et de choix politiques limités.

Guerre au Moyen-Orient: Trump annule le déplacement de ses émissaires à Islamabad

Donald Trump a dit avoir annulé le déplacement attendu à Islamabad de ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner pour des pourparlers avec l'Iran, soulignant que cette mesure ne signifiait pas pour autant une reprise de la guerre contre Téhéran.

Taille du texte: