Pallade Veneta - Le fils du chah déchu appelle Trump à "aider" le peuple iranien pour "enterrer" la République islamique

Le fils du chah déchu appelle Trump à "aider" le peuple iranien pour "enterrer" la République islamique


Le fils du chah déchu appelle Trump à "aider" le peuple iranien pour "enterrer" la République islamique
Le fils du chah déchu appelle Trump à "aider" le peuple iranien pour "enterrer" la République islamique / Photo: Alexandra BEIER - AFP

Le fils du chah déchu, Reza Pahlavi, a exhorté samedi Donald Trump à "aider" le peuple iranien, après que le président américain a évoqué ouvertement le renversement du pouvoir en Iran, sur fond de tractations tendues entre Washington et Téhéran.

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Depuis trois jours, alors que Washington s'apprête à déployer un deuxième porte-avions dans le Golfe, cette figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis multiplie les appels à la mobilisation contre le pouvoir iranien.

Dans un message sur X jeudi, il a appelé les Iraniens de l'intérieur "les soirs des 14 et 15 février à 20 heures, à faire entendre (leurs) voix et à scander des slogans depuis maisons et toits", pour poursuivre le vaste mouvement de contestation écrasé début janvier dans le sang.

Des rassemblements pour appeler à une action internationale contre Téhéran sont aussi prévus samedi à Munich, où M. Pahlavi s'exprimait en marge de la Conférence sur la sécurité, mais aussi à Toronto et Los Angeles.

Donald Trump, qui oscille entre appels à une issue négociée et menaces militaires, a évoqué ouvertement vendredi un renversement du pouvoir en Iran.

"Il semble que ce serait la meilleure chose qui puisse arriver", a-t-il répondu à des journalistes l'interrogeant sur un éventuel "changement de régime".

- "Enterrer le régime" -

"Le peuple iranien vous a entendu dire que l'aide est en route, et il a foi en vous. Aidez-le", a lancé M. Pahlavi lors d'une conférence de presse, après que Donald Trump a confirmé l'envoi "très bientôt" d'un deuxième porte-avions américain, le Gerald Ford, pour rejoindre l'USS Abraham Lincoln dans la région.

"Il est temps d'en finir avec la République islamique. C'est la revendication qui résonne depuis le bain de sang de mes compatriotes, qui ne nous demandent pas de réformer le régime, mais de les aider à l'enterrer", a ajouté M. Pahlavi, qui ne fait pas l'unanimité au sein d'une opposition iranienne divisée.

Le président américain avait brandi la menace d'une intervention militaire en Iran face à la répression des manifestations qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts.

Il a ensuite continué de menacer Téhéran pour pousser à un règlement diplomatique portant notamment sur le programme nucléaire iranien.

- Nouveaux pourparlers mardi à Genève? -

Après une reprise des discussions le 6 février à Oman, une deuxième session de négociations est prévue mardi à Genève, a affirmé le site américain Axios, citant un responsable américain et trois sources au fait des pourparlers.

Aucune date n'a jusque-là été avancée officiellement par les deux parties, dont les positions restent éloignées.

L'Iran, accusé par les Occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique, ce qu'il dément, ne veut discuter que de son programme nucléaire.

Washington, appuyé par Israël, exige également qu'il limite son programme de missiles balistiques et cesse de soutenir des groupes armés dans la région.

Les Etats-Unis avaient bombardé en juin des sites nucléaires iraniens lors de la guerre de 12 jours déclenchée par Israël.

Le Canada a de son côté annoncé samedi de nouvelles sanctions contre sept Iraniens "liés" à des organes étatiques "responsables d'intimidation, de violence et de répression transnationale" contre opposants et défenseurs des droits humains.

Selon le groupe basé aux Etats-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA), au moins 7.008 personnes, la plupart des manifestants, ont été tuées dans la répression de la contestation, et plus de 53.000 personnes arrêtées depuis.

Parmi elles, des centaines de personnes encourent la peine capitale, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR).

Les autorités iraniennes reconnaissent plus de 3.000 morts, affirmant qu'il s'agit en grande majorité de membres des forces de sécurité ou passants tués par des "terroristes" manipulés par Israël et les Etats-Unis.

R.Zarlengo--PV