Pallade Veneta - Présidentielle: après le duel de meetings à l'extrême droite, le temps du communiste Roussel à Marseille

Présidentielle: après le duel de meetings à l'extrême droite, le temps du communiste Roussel à Marseille


Présidentielle: après le duel de meetings à l'extrême droite, le temps du communiste Roussel à Marseille
Présidentielle: après le duel de meetings à l'extrême droite, le temps du communiste Roussel à Marseille

Au lendemain d'une confrontation par meetings interposés à l'extrême droite, c'est la gauche qui tient le haut de l'affiche dimanche de la campagne présidentielle, avec un meeting du communiste Fabien Roussel à Marseille.

Taille du texte:

Le candidat PCF, qui cultive sa différence, a donné rendez-vous à 15H00 au Parc Chanot pour son premier grand meeting national.

Il défendra son programme pour "la France des jours heureux", présenté fin janvier: Smic à 1.500 euros nets, 500.000 emplois en plus dans les services publics, revenu étudiant à partir de 850 euros, nationalisation d'EDF ou encore triplement de l'ISF.

"Le peuple de gauche est à conquérir. Il est aujourd’hui en train de bouder les urnes, il a été déçu par une certaine gauche qui a gouverné mais n’a pas répondu aux attentes", affirme au journal La Marseillaise M. Roussel, qui compte profiter d'une certaine dynamique autour de sa candidature, alimentée par son franc-parler.

Il devance même la socialiste Anne Hidalgo dans certains sondages, avec 3 à 4% des intentions de vote.

S'il a choisi Marseille, c'est parce que c'est "la deuxième ville de France, une grande ville populaire, avec beaucoup d’activité industrielle et l'industrie", assure-t-il.

C'est aussi la terre d'élection de Jean-Luc Mélenchon, que le PCF soutenait en 2017.

Le leader de LFI est toujours en tête à gauche selon les sondages, et la primaire populaire de dimanche dernier, d'où Christiane Taubira est ressortie vainqueur, n'a pas fait bouger les lignes.

Mme Taubira, créditée de 4 à 6%, assure au JDD qu'elle "ne se résigne pas" à la désunion à gauche et qu'elle ira "jusqu'au bout", déroulant ses propositions pour "une démocratie moderne", afin d'"en finir avec la monarchie présidentielle".

Toujours à la peine, Anne Hidalgo se rend dimanche à Lille pour une déambulation aux côtés de la maire PS Martine Aubry, avant d'assister dans la soirée au match de foot Losc-PSG.

La candidate, qui a reçu samedi le soutien appuyé de l'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve, devenu président de son comité de soutien, vient de perdre celui du Premier secrétaire de la fédération PS du Nord, Benjamin Saint-Huile, qui a quitté son parti, estimant que la gauche offrait "un spectacle désolant".

- Egalité à l'extrême droite -

C'est à Lille aussi que s'est tenu samedi un meeting du candidat d'extrême droite Eric Zemmour, contesté par des centaines de manifestants antiracistes et "antifas".

Il a critiqué "l'assistanat" qui selon lui favorise l'immigration, devant 6.000 partisans chauffés à blanc.

A Reims, sa rivale Marine Le Pen tenait elle une convention présidentielle devant 4.000 militants.

La candidate du RN a surtout pris pour cible Emmanuel Macron, responsable selon elle de la "régression" d'une France "polytraumatisée" et "ensauvagée".

Selon le maire de Béziers Robert Ménard, soutien de Mme Le Pen et ami de M. Zemmour, "sur le constat de l'un et de l'autre, ils étaient à dire à peu près les mêmes choses".

Mais l'ex-polémiste "continue à être brutal, dur, cassant, il a tort de faire ça, ça divise la France", a-t-il pointé sur Cnews-Europe 1.

Gilbert Collard, récent transfuge du RN vers Eric Zemmour, a lui relevé "l'intelligence, la construction intellectuelle" de son candidat en meeting. Mais "il est clair qu'au second tour il va falloir qu'on se réconcilie", avec une dose d'"aseptie verbale", a-t-il souligné.

Les deux prétendants d'extrême droite sont donnés à égalité dans un sondage Ipsos Sopra-Steria à 14% au premier tour, derrière Valérie Pécresse (16,5%) et Emmanuel Macron (24%).

Une courte majorité (51%) juge que la candidature du chef de l'Etat ne fait aucun doute et qu'il devrait se déclarer dès maintenant, par souci d'équité avec les autres candidats.

Mais l'agenda d'Emmanuel Macron n'y est guère favorable: il est attendu lundi en Russie pour rencontrer Vladimir Poutine et mardi à Kiev pour échanger avec son homologue ukrainien, dans une tentative pour empêcher un conflit armé.

"La semaine prochaine, le président de la République est pleinement président", a défendu la députée LREM Aurore Bergé à Franceinfo.

Son camp continue de se préparer néanmoins: après quelques bisbilles entre ténors, c'est l'heure du rassemblement dimanche. La "maison commune" de la majorité organise un grand atelier à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), intitulé "Ecrivons demain avec vous". Stanislas Guerini (LREM), François Bayrou (MoDem), Edouard Philippe (Horizons) et Richard Ferrand (coprésident d'Ensemble citoyens) échangeront avec experts, représentants syndicaux ou de la société civile "autour des enjeux de la France de demain".

A.Saggese--PV

En vedette

Les Portugais élisent leur président avec un socialiste comme favori face à l'extrême droite

Les Portugais votent dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle qui oppose le socialiste Antonio José Seguro, grand favori, à André Ventura, le dirigeant d'un parti d'extrême droite devenu en quelques années la deuxième force politique dans ce pays.

Législatives au Japon: la Première ministre redonne une large majorité à son parti

La Première ministre Sanae Takaichi, tenante de l'ultra-conservatisme et d'une ligne dure sur l'immigration, devrait gagner son pari de redonner une majorité à son Parti libéral-démocrate (PLD) à la chambre basse du Parlement après les élections législatives anticipées de dimanche, selon les premières estimations des médias japonais.

Thaïlande : fin du vote pour les législatives après une période d'instabilité

Les Thaïlandais ont voté dimanche pour une élection législative anticipée à laquelle l'opposition réformiste est donnée favorite, certains électeurs ayant particulièrement eu en tête le conflit frontalier avec le Cambodge au moment de glisser le bulletin dans l'urne.

L'Iran exclut de renoncer à enrichir l'uranium "même en cas de guerre"

L'Iran a exclu dimanche de renoncer à l'enrichissement de l'uranium dans le cadre de ses négociations avec Washington, "même en cas de guerre" avec les Etats-Unis qui maintiennent la pression militaire.

Taille du texte: