Pallade Veneta - Nouvel espoir de paix au Moyen-Orient: la Bourses y croit, la tech fait le reste

Nouvel espoir de paix au Moyen-Orient: la Bourses y croit, la tech fait le reste


Nouvel espoir de paix au Moyen-Orient: la Bourses y croit, la tech fait le reste
Nouvel espoir de paix au Moyen-Orient: la Bourses y croit, la tech fait le reste / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP

L'Europe a clôturé en hausse et Wall Street progresse vendredi, portées par un nouvel espoir d'un nouvel accord au Moyen-Orient et d'une poursuite de l'essor de l'IA, malgré le pétrole cher qui pousse l'inflation.

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En Europe et aux Etats-Unis, les valeurs technologiques liées à l'IA ont tiré les marchés, après les bons résultats trimestriels publiés mercredi par le géant Nvidia (puces, processeurs).

Les valeurs technologiques ont été les plus recherchées à Francfort (+1,15%): Infineon Technologies (puces électroniques, + 7,97%), Jenoptik (opto-électronique, + 4,32%), et Aixtron (composants, +2,56%).

A Paris, l'indice du CAC 40 (+0,37%) a de nouveau été tiré par STMicroelectronics (semi-conducteurs, +5,17% à 57,93 euros).

L'entreprise franco-italienne est également cotée à Milan, où sa performance a tiré l'indice vers le haut (+0,70%). Londres a progressé plus lentement (+0,22%), plombée par le recul de ses deux pétrolières Shell (-1,05%) et BP (-2,48%). Francfort a réalisé la meilleure progression du jour (+1,15%).

Vers 16H10 GMT, les trois indices de New York naviguaient également dans le vert. Au Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques (+0,61%), AMD, le grand rival de Nvidia sur le marché des puces indispensables à l'IA, poursuivait sa promenade de santé (+4,71%).

Doyen des indices, le Dow Jones gagnait 0,78%, au lendemain d'un record en clôture. L'indice élargi S&P 500 s'octroyait 0,62%.

"Wall Street évolue près de ses sommets historiques grâce à une poignée de valeurs technologiques qui font tout le travail, tandis que l'Europe reste plus mesurée", résume l'analyste Fawad Razaqzada pour Forex.com.

Dans les prochaines semaines, Wall Street va commencer à battre le rebours de l'événement boursier de l'année: l'introduction au Nasdaq de SpaceX, l'outil de conquête spatiale d'Elon Musk, annoncée pour mi-juin.

Outre l'IA, la hausse actuelle des marchés s'appuie -une nouvelle fois- sur l'espoir d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement de 20% de l'offre de pétrole mondiale.

Selon l'agence de presse Isna et d'autres médias, le puissant chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, est attendu en Iran afin de "poursuivre les discussions avec les responsables iraniens". Le Pakistan n'a pas confirmé l'envoi d'un émissaire.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a lui exprimé son espoir que cette visite fasse avancer les discussions.

"Soit le marché croit qu'il va y avoir un accord et que le détroit va rouvrir. Ou bien le marché se dit que même si le détroit ne rouvre pas (...) on trouvera toujours de quoi soutenir la thématique de l'IA et de la tech", poursuit François Rimeu, stratégiste senior au Crédit Mutuel.

Pas de répit pour le pétrole, au contraire

Malgré ces espoirs fragiles, les cours du pétrole grimpent vendredi, le marché craignant une pénurie d'offre.

Vers 18H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,06% à 103,67 dollars le baril. Le WTI restait au-dessous du seuil des 100 dollars (97,19, +0,87%).

"Les marchés sont pris entre le choc énergétique et l'essor de l'IA", résume le gestionnaire de fonds DWS.

- Les conséquences économiques du conflit scrutées -

La journée a été marquée par la prestation de serment du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, qui a promis que la Réserve fédérale sera "tournée vers des réformes".

Le président américain Donald Trump espère que M. Warsh baisse les taux dans un contexte d'inflation nourrie par la hausse du prix du pétrole.

"Je n'aimerais pas du tout être à sa place", ironise François Rimeu. "Sa mission est horrible. Comme on va avoir une inflation qui va être au-dessus de 3,5%/4%, il n'y a aucune raison de baisser les taux".

Capteur des risques d'inflation, le taux d'emprunt de la dette américaine à dix ans restait stable à 4,57%.

Face à l'inflation, qui réduise la valeur réelle de leur créance, les prêteurs exigent pour compenser des taux d'intérêt (rendements) plus élevés.

En Europe, la détente continuait sur le marché obligataire de la dette des Etats. Le rendement du "Bund" allemand à échéance dix ans, référence sur le continent, redescendait à 3,04%, contre 3,10% la veille en clôture. Son équivalent français refluait à 3,66% contre 3,72% jeudi soir.

Dans ce contexte, l'euro cédait 0,22% face au dollar à 1,1593 dollar pour un euro.

E.M.Filippelli--PV

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