Pallade Veneta - Présidentielle au Pérou : crime et "mafia politique" au coeur du dernier débat

Présidentielle au Pérou : crime et "mafia politique" au coeur du dernier débat


Présidentielle au Pérou : crime et "mafia politique" au coeur du dernier débat
Présidentielle au Pérou : crime et "mafia politique" au coeur du dernier débat / Photo: ERNESTO BENAVIDES - AFP

La candidate de droite au second tour de la présidentielle péruvienne, Keiko Fujimori, a défendu une ligne dure dimanche contre la criminalité, tandis que son rival de gauche Roberto Sanchez a dénoncé une "mafia politique" qui mine la démocratie, lors du dernier débat à une semaine du scrutin.

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Au coude-à-coude dans les sondages, les deux candidats briguent le pouvoir dans un pays marqué par une profonde instabilité politique et une grave crise sécuritaire liée à l'essor du crime organisé.

Keiko Fujimori a promis de déployer l'armée en soutien à la police, de démanteler les réseaux d'extorsion ou encore d'expulser les étrangers délinquants en situation irrégulière.

"Dès le premier jour, nous agirons avec fermeté (...) Nous lutterons contre la criminalité. C'est moi qui assumerai le leadership dans la lutte contre les délinquants", a déclaré la fille de l'ancien président autocrate Alberto Fujimori (1990-2000).

Roberto Sanchez a estimé que la lutte contre la criminalité passait par le rétablissement de la démocratie et le renforcement du système judiciaire. Il a dénoncé une "mafia politique" au Parlement et proposé de réformer la police, ainsi que de créer une force spécialisée dans les enquêtes criminelles.

"C'est le moment de lutter contre l'insécurité en rétablissant la démocratie. Aujourd'hui, la politique, gangrenée par la mafia politique et la corruption, empêche de protéger la vie des Péruviens", a-t-il déclaré.

L'insécurité et la situation économique sont au cœur des préoccupations des électeurs.

Selon un sondage Ipsos publié dimanche, Keiko Fujimori recueille 38% des intentions de vote, contre 35% pour Roberto Sanchez.

Arrivée en tête du premier tour avec 17,1% des voix, Keiko Fujimori, 51 ans, brigue la présidence pour la quatrième fois. Roberto Sánchez, 57 ans, ancien ministre du Commerce de l'ex-président emprisonné Pedro Castillo, s'est qualifié pour le second tour avec 12% des suffrages.

Le Pérou a connu huit chefs d'Etat depuis 2016, illustrant l'instabilité politique chronique qui secoue le pays.

Le prochain président prendra ses fonctions le 28 juillet et succédera au président par intérim José Maria Balcazar.

Z.Ottaviano--PV

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