Pallade Veneta - Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero défend son "honnêteté" après son audition devant un juge

Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero défend son "honnêteté" après son audition devant un juge


Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero défend son "honnêteté" après son audition devant un juge

L'ex-Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero a clamé mercredi son "innocence", défendu son "honnêteté" et promis "des explications" aux Espagnols, après une audition de plus de trois heures devant le juge qui l'a inculpé pour trafic d'influence et blanchiment.

Taille du texte:

Aucun chef ou ex-chef de gouvernement n'avait jamais été inculpé avant lui en Espagne. Cette audition inédite s'est terminée en milieu de journée et il a quitté le tribunal face à une nuée de journalistes.

Au terme de sa comparution, l'ancien Premier ministre, au pouvoir entre 2004 et 2011, a assuré dans un communiqué être "totalement innocent": "On m'accuse de délits très graves que je n'ai pas commis", a-t-il déploré, affirmant s'être "toujours comporté avec décence et honnêteté".

"Dans les prochains jours, je donnerai les explications qui s'imposent", a encore dit cette figure historique et très respectée de la gauche.

A l'issue de l'audition, initialement prévue pour durer deux jours, le juge José Luis Calama a toutefois estimé que les déclarations de l'ancien Premier ministre "n’avaient pas permis de remettre en cause les indices rationnels de culpabilité", selon un communiqué du tribunal.

Il a toutefois refusé de retirer son passeport à M. Zapatero, comme l'avait requis le parquet.

- "Structure stable et hiérarchisée" -

L'ancien dirigeant du parti socialiste (PSOE) est accusé par le juge Calama d'être le "chef présumé d'une structure stable et hiérarchisée" dont l'objectif aurait été de percevoir des pots-de-vin, via de "multiples sociétés commerciales apparemment instrumentalisées pour canaliser ces paiements".

L'enquête s'inscrit dans le cadre de l'affaire dite "Plus Ultra", qui examine si l'ancien dirigeant socialiste a favorisé, en échange d'argent et en usant de son influence encore très forte même s'il n'était plus au pouvoir depuis dix ans, le sauvetage public à hauteur de 53 millions d'euros de cette petite compagnie aérienne pendant la pandémie de Covid-19.

Parmi les éléments marquants de cette enquête figure également la découverte de nombreux bijoux et montres de luxe dans un coffre-fort de son bureau, dont la valeur a été estimée à 1,3 million d'euros, qui lui valent d'être aussi poursuivi pour fraude fiscale et contrebande présumée.

Selon des sources judiciaires, José Luis Rodríguez Zapatero a refusé de s'expliquer sur ces bijoux face au juge Calama et a assuré n'avoir jamais eu de contact direct avec la compagnie aérienne Plus Ultra au moment de son sauvetage.

- Sánchez silencieux mercredi -

L'affaire a ébranlé le gouvernement de Pedro Sánchez, dont plusieurs autres proches sont aussi mis en cause dans des affaires judiciaires distinctes.

Face aux députés mercredi matin, Pedro Sánchez n'a pas évoqué directement le cas de son prédécesseur après l'avoir défendu publiquement à plusieurs reprises, vantant simplement son bilan à la tête du pays depuis 2018.

Une nouvelle fois, il a assuré que la législature irait à son terme, prévu en 2027, malgré les appels récurrents de l'opposition de droite et d'extrême droite à sa démission et à la convocation d'élections anticipées.

Pedro Sánchez est "le chef du gouvernement avec le plus de soupçons de corruption de toute la démocratie espagnole", a tancé de son côté le patron du Parti populaire (droite), Alberto Núñez Feijóo.

En parallèle de ce dossier embarrassant, l'étau s'est resserré récemment autour de l'exécutif avec des révélations sur une présumée officine au sein du PSOE en charge, selon les enquêteurs, d'interférer dans les multiples investigations visant les proches de Pedro Sánchez.

Le chef de gouvernement assure de son côté n'avoir "jamais eu connaissance" d'une telle cellule, ni "donné son aval" à une telle initiative.

Dans ce contexte inflammable, l'épouse du chef du gouvernement, Begoña Gómez, attend dans les tout prochains jours la décision du juge dans le cadre d'une enquête pour corruption et trafic d'influence.

Une autre décision de justice doit tomber très prochainement, le verdict concernant une figure-clé de l'ascension au pouvoir de Pedro Sánchez, son ex-ministre des Transports José Luis Ábalos, jugé en avril dans une autre affaire de corruption.

L.Guglielmino--PV

En vedette

Un dernier débat pour départager les candidats de la primaire de la gauche

Qui réussira à s'imposer? A quelques jours du premier tour, les cinq candidats de la primaire de la gauche sociale-démocrate s'affrontent dimanche lors d'un dernier débat télévisé pour tenter de se démarquer et attirer le plus grand nombre d'électeurs possible.

ALEX BODI ET L’AMBASSADEUR GUM DOMINIC MATIOK DE LA RÉPUBLIQUE DU SOUDAN DU SUD DISCUTENT À BERLIN DE LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR UN CONSULAT HONORAIRE À BUCAREST

L’entrepreneur roumain Alex Bodi (41 ans) et l’ambassadeur sud-soudanais Gum Dominic Matiok Matiok (60 ans) se sont entretenus le 27 septembre 2026 à l’hôtel Ritz-Carlton de Berlin au sujet de la création d’un consulat honoraire de la République du Soudan du Sud à Bucarest. Les discussions portent ainsi sur l’établissement d’une représentation consulaire susceptible de favoriser les échanges entre les deux pays, Bodi étant pressenti pour exercer les fonctions de consul honoraire.

ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI

Antreprenorul român Alex Bodi (41 de ani) și ambasadorul sud-sudanez Gum Dominic Matiok Matiok (60 de ani) au discutat, la 27 septembrie 2026, la hotelul Ritz-Carlton din Berlin, despre înființarea unui consulat onorific al Republicii Sudanul de Sud la București. Este avută astfel în vedere o reprezentanță consulară care ar putea sprijini schimburile dintre cele două țări, Bodi fiind propus pentru funcția de consul onorific.

Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil aux urnes, sous l'œil de Trump

Le scrutin s'annonce serré et Donald Trump le suit de "très près": les Brésiliens vont aux urnes dimanche pour choisir entre le président de gauche Lula et son rival conservateur Flavio Bolsonaro, un choix de société dans un pays polarisé.

Taille du texte: