Pallade Veneta - Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli

Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli


Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli
Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli / Photo: Joseph EID - AFP

Le chef du Hezbollah a réclamé mardi un retrait total, selon un calendrier préétabli, de l'armée israélienne dans le sud du Liban, où deux personnes ont été tuées par des tirs israéliens.

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C'est la première fois que l'armée israélienne fait feu depuis samedi soir dans le sud du pays, où a été constatée une accalmie en pleins pourparlers entre Washington et Téhéran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons maintenant un cessez-le-feu. Le retrait israélien doit se faire selon un calendrier préétabli. Israël n'a d'autre choix que de se retirer totalement de tout le territoire libanais, sans en garder un pouce", a déclaré le chef du Hezbollah Naïm Qassem.

Il a promis en échange de laisser l'armée libanaise se déployer seule au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Un peu plus tôt dans la journée, le président libanais Joseph Aoun avait redit son opposition à l'occupation israélienne dans le sud du pays comme aux interférences étrangères, une référence à l'Iran, parrain du Hezbollah libanais.

Le Liban et Israël ont entamé mardi à Washington une cinquième session de négociations directes entre les deux pays, auxquelles s'oppose le Hezbollah.

L'armée israélienne a tiré dans la journée, lors de deux incidents séparés, sur des groupes de personnes qu'elle a présentées comme des "terroristes", faisant au moins deux morts selon les autorités libanaises.

Lors du premier incident, des soldats israéliens "ont ouvert le feu avec leurs mitrailleuses" en direction d'hommes qui "se tenaient près d'une pelleteuse dégageant une route" près de la ville de Nabatiyé, d'après l'Agence nationale d'information libanaise (Ani).

Deux hommes ont été tués et un troisième blessé, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon le Hezbollah, il s'agissait de civils "qui s'employaient à dégager les routes et retirer des corps (...) sous les décombres".

L'armée israélienne a de son côté dit avoir "identifié une cellule de terroristes armés opérant à proximité immédiate de ses forces dans la zone de sécurité", ajoutant que ses soldats avaient visé les individus "afin d'éliminer la menace".

La "zone de sécurité" est une partie du territoire libanais qu'occupe Israël depuis la dernière guerre l'opposant au Hezbollah, qui a débuté début mars dans la foulée de l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

- "Faire échouer le processus" -

Plus tard dans un autre communiqué, l'armée israélienne a dit avoir tiré vers quatre personnes, également des membres du Hezbollah selon elle, dans le même secteur.

Le Hezbollah a dénoncé ces tirs comme une "violation flagrante" du cessez-le-feu.

Un drone israélien a en outre visé une voiture stationnée près de la zone occupée par Israël dans le sud, sans faire de victimes selon l'Ani.

"Même si nous nous attendons à ce qu'Israël fasse tout ce qu'il peut pour faire échouer le processus, chacun doit veiller à ce qu'il ne sabote pas le protocole d'accord", a commenté l'ambassadeur d'Iran à l'ONU Ali Bahreini, réagissant aux tirs lors d'un point de presse à Genève.

Il a rappelé que "les Etats-Unis s'étaient engagés à empêcher Israël d'attaquer le Liban", Téhéran liant la réussite des discussions avec Washington à la cessation des hostilités sur le front libanais.

Au terme des négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah.

"Nous n'accepterons rien de moins que la fin de l'occupation israélienne et de toutes les tutelles étrangères", a repété mardi le président libanais Joseph Aoun, dans une allusion à l'Iran, parrain du Hezbollah.

Il avait reçu plus tôt un appel de son homologue français Emmanuel Macron, avec qui il a "abordé les étapes qui doivent suivre" le cessez-le-feu, selon son bureau.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait prévenu lundi que ses soldats déployés dans le sud du Liban disposaient "d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

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A.Rispoli--PV

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