Pallade Veneta - Le vaccin anti-chikungunya de Valneva enregistre des résultats prometteurs

Le vaccin anti-chikungunya de Valneva enregistre des résultats prometteurs


Le vaccin anti-chikungunya de Valneva enregistre des résultats prometteurs
Le vaccin anti-chikungunya de Valneva enregistre des résultats prometteurs / Photo: PHILIPPE HUGUEN - AFP/Archives

Un vaccin contre le chikungunya, développé par le groupe Valneva, a enregistré des résultats prometteurs même si son efficacité réelle contre la maladie doit encore être avérée, selon une étude publiée mardi dans la revue The Lancet.

Taille du texte:

Ce projet de vaccin a développé "une forte réponse immunitaire (...) chez presque tous les participants vaccinés", conclut cette étude.

Toutefois, elle a été réalisée aux Etats-Unis, où le virus du chikungunya est quasiment absent, et n'a donc pu montrer si le vaccin évite réellement de tomber malade.

Le chikungunya, qui cause de la fièvre et de violentes douleurs articulaires, est une maladie provoquée par un virus lui-même transmis par le moustique tigre. Elle est essentiellement présente dans les régions tropicales mais quelques cas commencent à émerger dans des pays tempérés comme la France métropolitaine, à la suite notamment du réchauffement climatique.

Le projet de Valneva, un groupe franco-autrichien spécialisé dans les vaccins, est d'élaborer le premier vaccin anti-chikungunya, alors qu'aucun traitement préventif ou curatif n'existe encore contre la maladie.

L'étude publiée mardi montre que sur 266 personnes vaccinées, la quasi-totalité (263) a développé des anticorps contre le virus.

Elle a aussi mesuré le risque d'effets secondaires sur un panel bien plus large de patients vaccinés (plus de 3.000): seuls deux ont développé des effets considérés comme graves et ils se sont complètement remis.

Ce vaccin, qui fonctionne sur la technique classique du virus atténué, est donc "un excellent candidat pour la prévention (du) chikungunya", indique l'étude menée par la chercheuse Martina Schneider.

Une bonne réponse immunitaire laisse en effet clairement penser que le patient éviterait de tomber malade, même si, pour prouver l'efficacité réelle du vaccin, il faudrait mener une étude dans des régions où le virus circule beaucoup.

Mais ces travaux constituent déjà une "bonne nouvelle" dans la lutte contre une éventuelle pandémie de chikungunya, s'est félicitée l'infectiologue Kathryn Stephenson, qui n'a pas participé à l'étude, dans le même numéro du Lancet.

Toutefois, l'infectiologue prévient que le vaccin pourrait manquer d'efficacité chez des populations habituées à la circulation du virus. Celles-ci risquent, en effet, d'avoir déjà développé des réactions immunitaires qui limiterait l'action du virus atténué à la base du vaccin de Valneva.

Le groupe a, lui, déjà demandé l'approbation de son vaccin aux Etats-Unis et au Canada. Il a précisé à l'AFP qu'il prévoyait une demande dans l'Union européenne pour la deuxième moitié de l'année.

P.Colombo--PV

En vedette

Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri

Médecins, infirmiers ou encore employés chargés de la désinfection: à Bunia en Ituri, province épicentre de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), les premiers volontaires parmi les personnels en première ligne de la région ont été vaccinés samedi, dans le cadre d'un essai clinique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au Kenya, la politique sida de l'administration Trump tue déjà

Sous une dalle de béton inachevée d'un cimetière de Nairobi repose Judy, prostituée kényane séropositive de 36 ans. Malade après avoir été privée de ses antirétroviraux par les coupes brutales de l'aide américaine, elle est morte le 7 août, quelques heures avant une rencontre prévue avec l'AFP.

Le trouble de la personnalité borderline, entre stigmatisation et manque de prise en charge

Encore méconnu, stigmatisant et sous-diagnostiqué, le trouble de la personnalité borderline pâtit d'une insuffisance de moyens et de prise en charge, laissant de nombreux malades en errance et en souffrance, regrettent des professionnels de santé qui tentent de développer des soins spécialisés.

En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins

Quand Kali Sidharth Medepalli a commencé son traitement hormonal, elle espérait achever sa transition en un an. Mais la clinique qui l'accompagnait a suspendu son traitement après le vote d'une loi qui redéfinit le statut des personnes transgenres en Inde.

Taille du texte: