Pallade Veneta - Bronchiolite: après une accalmie, l'épidémie rebondit

Bronchiolite: après une accalmie, l'épidémie rebondit


Bronchiolite: après une accalmie, l'épidémie rebondit
Bronchiolite: après une accalmie, l'épidémie rebondit / Photo: PHILIPPE HUGUEN - AFP/Archives

L'épidémie de bronchiolite, qui touche essentiellement les bébés, a repris sa progression ces derniers jours après une pause liée aux vacances scolaires, a annoncé mercredi l'agence de santé publique, toutes les régions de métropole étant désormais concernées sauf la Corse.

Taille du texte:

La semaine dernière, "l'activité liée à la bronchiolite chez les enfants de moins de deux ans était en augmentation en ville et à l'hôpital", a résumé Santé publique France dans son bilan hebdomadaire.

Désormais, toutes les régions de métropole sont en phase épidémique, à l'exception de la Corse. Outremer, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane restent touchées par l'épidémie.

Celle-ci marque donc une reprise après une pause début novembre, attribuée par Santé publique France aux vacances scolaires, de nature à diminuer les contacts entre enfants en collectivité.

La bronchiolite, causée principalement par le virus respiratoire syncytial (VRS), provoque des difficultés respiratoires chez les bébés. Généralement sans gravité, elle peut néanmoins déboucher sur des passages aux urgences et des hospitalisations.

L'an dernier, elle a ainsi été à l'origine d'une épidémie sans précédent depuis plus de dix ans, conduisant des dizaines de milliers de nourrissons à l'hôpital.

L'une des grandes questions est l'effet qu'aura un nouveau traitement préventif, le Beyfortus de Sanofi, qui a rencontré une vive adhésion des parents au point d'être victime de son succès.

Initialement proposé à tous les bébés nés depuis février, ses livraisons ont rapidement été restreintes. Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a annoncé dimanche dans Le Monde la commande de 50.000 nouvelles doses auprès de Sanofi.

M. Rousseau a par ailleurs jugé, la semaine dernière, que le Beyfortus faisait déjà ses preuves dans les chiffres des hospitalisations, même si les pédiatres sont eux globalement plus mesurés et jugent trop précoces de telles conclusions.

Les passages aux urgences pour bronchiolite sont certes moins fréquents que l'an dernier, particulièrement rude, mais l'inflexion n'est guère sensible par rapport aux saisons précédentes. En revanche, ces passages semblent déboucher moins souvent sur des hospitalisations, en particulier dans des services de réanimation pour les cas les plus graves.

Santé publique France a également fourni un bilan de deux autres maladies: le Covid, qui donne quelques signes de reprise, et la grippe saisonnière, toujours limitée à quelques cas sporadiques en métropole en attendant l'inévitable épidémie annuelle.

Dans l'hémisphère sud, au climat inversé, seule Mayotte reste en phase épidémique. La Réunion en est sortie.

A.Fallone--PV

En vedette

Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri

Médecins, infirmiers ou encore employés chargés de la désinfection: à Bunia en Ituri, province épicentre de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), les premiers volontaires parmi les personnels en première ligne de la région ont été vaccinés samedi, dans le cadre d'un essai clinique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au Kenya, la politique sida de l'administration Trump tue déjà

Sous une dalle de béton inachevée d'un cimetière de Nairobi repose Judy, prostituée kényane séropositive de 36 ans. Malade après avoir été privée de ses antirétroviraux par les coupes brutales de l'aide américaine, elle est morte le 7 août, quelques heures avant une rencontre prévue avec l'AFP.

Le trouble de la personnalité borderline, entre stigmatisation et manque de prise en charge

Encore méconnu, stigmatisant et sous-diagnostiqué, le trouble de la personnalité borderline pâtit d'une insuffisance de moyens et de prise en charge, laissant de nombreux malades en errance et en souffrance, regrettent des professionnels de santé qui tentent de développer des soins spécialisés.

En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins

Quand Kali Sidharth Medepalli a commencé son traitement hormonal, elle espérait achever sa transition en un an. Mais la clinique qui l'accompagnait a suspendu son traitement après le vote d'une loi qui redéfinit le statut des personnes transgenres en Inde.

Taille du texte: