Pallade Veneta - Coca-Cola et Schweppes temporisent sur les microplastiques trouvés dans leurs bouteilles

Coca-Cola et Schweppes temporisent sur les microplastiques trouvés dans leurs bouteilles


Coca-Cola et Schweppes temporisent sur les microplastiques trouvés dans leurs bouteilles

Des fonds marins au sommet de l'Himalaya, les microplastiques sont présents partout et jusque dans certains sodas, relève jeudi l'association Agir pour l'Environnement, qui a fait passer le test à des bouteilles de Coca-Cola et de Schweppes et interpelle les agences sanitaires.

Taille du texte:

L'impact des microplastiques sur l’humain est encore mal connu, mais des éléments scientifiques avancent que leur présence peut provoquer des réactions allergiques et des dégradations cellulaires et les substances chimiques qu'ils contiennent ont également été associées à des risques accrus de cancer, à des problèmes de reproduction et à des mutations de l'ADN.

Mais Coca-Cola a fait valoir l'absence de consensus scientifique à ce stade sur les effets exacts de ces minuscules fragments de plastique dans nos corps.

"Nous nous portons garants de la sécurité de nos produits", a réagi jeudi Coca-Cola auprès de l'AFP, estimant que d'après les agences sanitaires, "il n'existe aujourd’hui aucune preuve scientifique suggérant que l'ingestion de particules de plastique est préoccupante pour la santé humaine".

Le directeur général de l'association de défense de l'environnement Stéphen Kerckhove estime, lui, que les consommateurs de ces sodas "doivent être informés de l'instabilité moléculaire de la bouteille en plastique", dans un communiqué qui accompagne la publication de l'enquête jeudi.

Deux laboratoires ont étudié les échantillons provenant de bouteilles d'un litre de Coca-Cola Original et de Schweppes Indian Tonic d'1,5 litre après une, dix, puis vingt ouvertures, au plus proche d'un usage normal.

Grâce à une analyse par infrarouge, les observations des microplastiques - particules de plastique inférieures à 5mm - révèlent la présence de six polymères différents, une découverte "étonnant(e)" pour l'association qui indique que "les fabricants ne déclarent que 2 polymères en contact avec la boisson: du PE (polyéthylène, NDLR) pour le bouchon et du PET (téréphtalate de polyéthylène) pour la bouteille", lit-on dans le compte-rendu.

Pour le Coca-Cola (46 microparticules par litre après une vingtaine d'ouvertures) comme pour le Schweppes (62 par litre), plus la bouteille est ouverte et plus le soda compte de microparticules, Agir pour l'Environnement émettant ainsi l'hypothèse "d’une responsabilité de la dégradation du bouchon dans l’origine des microplastiques identifiés".

Même constat pour les nanoparticules de plastique, dont la taille moyenne augmente à mesure des ouvertures et fermetures. Encore "moins bien dénombrées" car 1.000 fois plus petites qu'une microparticule, leur taille infime les rend plus facilement assimilables par les organismes vivants, posant "un risque de santé bien plus important", selon l'enquête.

Schweppes a indiqué au Parisien mercredi que la totalité de ses emballages répondait "aux exigences strictes de qualité de grade alimentaire fixées par les autorités sanitaires françaises et européennes" et que les microplastiques, "s'ils s'avéraient présents", "ne sont pas intentionnellement incorporés dans nos emballages".

- "Dans le corps humain" -

L'enquête n'a pas valeur d'étude scientifique mais montre une "corrélation", précise l'association, qui rappelle que "l’internalisation et l’accumulation de microparticules dans le corps humain posent donc des risques significatifs pour la santé qui sont encore mal connus" et appelle la direction générale de la Santé (DGS), l’agence sanitaire Anses et la DGCCRF à des mesures "afin de mettre un terme à cette contamination +fortuite+".

En juillet 2022, Agir pour l'Environnement s'était livrée à une étude similaire sur neuf eaux en bouteille.

Retrouvées dans l’air, les sols et l’eau, ces minuscules particules polluantes issues de la dégradation de produits du quotidien (pneus, emballages, vêtements synthétiques…) s'immiscent aussi dans notre chaîne alimentaire en pénétrant par exemple dans l'organisme des poissons que nous mangeons, analysait une étude canadienne en juillet.

“Ces dernières années, des études ont mis en évidence la présence de microplastiques dans le corps humain et notamment dans le placenta, le lait maternel, (...) le système digestif” ou encore le sang, rappelle Agir pour l’Environnement.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelait en 2019 à renforcer la recherche sur les microplastiques à la suite de la publication d’une étude sur leur présence dans l’eau potable.

G.Riotto--PV

En vedette

Sextorsion : les signes avant-coureurs et la réaction des parents face au chantage numérique

Le chantage sexuel en ligne, ou sextorsion, s'attaque à des adolescents de plus en plus jeunes via des profils fictifs sur les réseaux sociaux. Face à ce fléau numérique, l'anxiété et la honte poussent souvent les victimes au silence. Samuel Comblez, psychologue de l'association e-Enfance, décrypte le piège et explique comment réagir sans culpabiliser l'enfant.

Florent Pagny : son rituel pour surmonter la claustrophobie lors des examens médicaux

En rémission depuis plus de deux ans après son diagnostic de cancer du poumon, Florent Pagny affronte désormais les contrôles médicaux réguliers. Bien que la chanteur de 64 ans affirme aller bien, il doit composer avec une claustrophobie qui rend les IRM et scanners particulièrement anxiogènes. Dans le documentaire Cancer, la vie devant, il détaille les stratégies mises en place pour traverser ces épreuves.

Rapport du HCE : Les femmes plus touchées par la dépression en raison de pressions sociales

Selon un nouveau rapport du Haut Conseil à l'Égalité (HCE), les troubles dépressifs touchent significativement plus les femmes que les hommes en France. Avec 18,2 % des femmes concernées contre 12,8 % des hommes en 2024, le document attribue cet écart non seulement à des facteurs biologiques, mais surtout à un environnement socioculturel et économique défavorable aux femmes.

Matinée scientifique sur la médecine générale à Champion le 14 novembre 2026

La Clinique Saint-Luc Bouge et l’Association des Généralistes de Haute Hesbaye Namuroise (AGHHN) organisent une matinée scientifique à Champion le samedi 14 novembre 2026. Cet événement vise à actualiser les connaissances des médecins généralistes sur des problématiques cliniques et administratives concrètes.

Taille du texte: