Pallade Veneta - Chikungunya à La Réunion: six décès, mais une amorce de recul de l'épidémie

Chikungunya à La Réunion: six décès, mais une amorce de recul de l'épidémie


Chikungunya à La Réunion: six décès, mais une amorce de recul de l'épidémie
Chikungunya à La Réunion: six décès, mais une amorce de recul de l'épidémie / Photo: RICHARD BOUHET - AFP/Archives

Six décès liés au chikungunya ont été recensés depuis le début de l'année à La Réunion, selon les autorités sanitaires, qui notent une amorce de baisse de l'épidémie sur l'île, où plus de 100.000 personnes pourraient avoir été infectées.

Taille du texte:

"Depuis le début de l'année, six décès survenus entre les semaines 11 et 13 (du 10 au 30 mars, ndlr) chez des personnes de plus 70 ans porteuses de comorbidités ont été classés comme liés au chikungunya", a indiqué Santé publique France (SpF) dans son bulletin hebdomadaire de surveillance épidémiologique.

L'agence sanitaire précise que plusieurs autres décès sont en cours d'investigation "quant à l'imputabilité du virus". Le précédent bilan faisait état de deux morts liés à ce virus transmis par le moustique tigre, qui entraîne de fortes fièvres et des douleurs articulaires.

"L'épidémie est toujours en cours avec 4.913 cas confirmés" pour la semaine du 31 mars au 6 avril, contre près de 6.300 la semaine précédente, mais les consultations en médecine de ville et les passages aux urgences "amorcent une baisse", note SpF.

Santé publique France appelle toutefois à la prudence. "Un recul de deux semaines supplémentaires est nécessaire pour confirmer ou non le passage du pic épidémique", précise-t-elle.

Depuis le début de l'année, plus de 33.000 cas ont été confirmés, mais le nombre réel est considéré comme beaucoup plus élevé, beaucoup de malades ne se faisant pas dépister.

Selon le directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) de La Réunion, Gérard Cottelon, "plus de 100.000" personnes pourraient avoir été touchées dans l'île de l'océan Indien, qui compte 900.000 habitants.

- Le vaccin pour "éviter les cas graves" -

Depuis la reprise de l'épidémie en août 2024, 224 hospitalisations de plus de 24 heures ont été recensées sur l'île. Parmi ces cas, un quart des patients avait moins de six mois, et 46% plus de 65 ans, selon SpF, qui ajoute que 41 "cas graves" ont été enregistrés.

La région méridionale de l'île, la plus touchée par l'épidémie, montre toutefois des signes de répit: l'activité des urgences du CHU Sud a chuté de 22%, même si celles-ci représentent toujours la majorité des passages aux urgences.

Face à l'épidémie, une campagne de vaccination a été lancée le 7 avril par le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, lors d'un déplacement à La Réunion.

Les 40.000 premières doses du vaccin Ixchiq du groupe pharmaceutique Valneva, le premier vaccin ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché en Europe, sont destinées aux personnes de 65 ans et plus présentant des comorbidités, qui peuvent se faire vacciner gratuitement.

Vu son démarrage tardif par rapport à l'avancée de l'épidémie, "la campagne de vaccination actuelle ne jouera pas le rôle d'arrêt de transmission" mais "va éviter des cas graves", a estimé auprès de l'AFP Patrick Mavingui, directeur de recherche CNRS.

Olivier Schwartz, responsable de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur, a indiqué mardi au cours d'une conférence de presse que "les modèles tendent à montrer que le pic épidémique sera atteint dans les jours prochains". Initialement, les autorités sanitaires avaient prédit un pic immunitaire pour mi-avril.

Avant cette épidémie, déclenchée en août 2024 mais qui a explosé en 2025, aucun cas de chikungunya n'avait été signalé à La Réunion depuis 2010.

Si elle est considérée comme "généralisée et majeure" par SpF, l'épidémie actuelle a toutefois un impact sanitaire moindre que durant la grande épidémie de 2005-2006.

"En 2005, 266.000 personnes, soit 40% de la population, avait été touchées. On avait déploré plus de 250 décès et une quarantaine de transmissions maternelles du virus", a rappelé Anna-Bella Failloux, responsable de l'unité arbovirus de Pasteur, qui avait fait partie de la task-force envoyée alors dans l'île.

O.Pileggi--PV

En vedette

Sextorsion : les signes avant-coureurs et la réaction des parents face au chantage numérique

Le chantage sexuel en ligne, ou sextorsion, s'attaque à des adolescents de plus en plus jeunes via des profils fictifs sur les réseaux sociaux. Face à ce fléau numérique, l'anxiété et la honte poussent souvent les victimes au silence. Samuel Comblez, psychologue de l'association e-Enfance, décrypte le piège et explique comment réagir sans culpabiliser l'enfant.

Florent Pagny : son rituel pour surmonter la claustrophobie lors des examens médicaux

En rémission depuis plus de deux ans après son diagnostic de cancer du poumon, Florent Pagny affronte désormais les contrôles médicaux réguliers. Bien que la chanteur de 64 ans affirme aller bien, il doit composer avec une claustrophobie qui rend les IRM et scanners particulièrement anxiogènes. Dans le documentaire Cancer, la vie devant, il détaille les stratégies mises en place pour traverser ces épreuves.

Rapport du HCE : Les femmes plus touchées par la dépression en raison de pressions sociales

Selon un nouveau rapport du Haut Conseil à l'Égalité (HCE), les troubles dépressifs touchent significativement plus les femmes que les hommes en France. Avec 18,2 % des femmes concernées contre 12,8 % des hommes en 2024, le document attribue cet écart non seulement à des facteurs biologiques, mais surtout à un environnement socioculturel et économique défavorable aux femmes.

Matinée scientifique sur la médecine générale à Champion le 14 novembre 2026

La Clinique Saint-Luc Bouge et l’Association des Généralistes de Haute Hesbaye Namuroise (AGHHN) organisent une matinée scientifique à Champion le samedi 14 novembre 2026. Cet événement vise à actualiser les connaissances des médecins généralistes sur des problématiques cliniques et administratives concrètes.

Taille du texte: