Pallade Veneta - Santé: les hôpitaux s'inquiètent des projets de transferts de compétences aux départements

Santé: les hôpitaux s'inquiètent des projets de transferts de compétences aux départements


Santé: les hôpitaux s'inquiètent des projets de transferts de compétences aux départements
Santé: les hôpitaux s'inquiètent des projets de transferts de compétences aux départements / Photo: Ludovic MARIN - POOL/AFP/Archives

Les grandes fédérations hospitalières françaises se sont inquiétées lundi des projets gouvernementaux de transferts de compétences et de financement aux départements dans la santé, au détriment des actuelles Agences régionales de santé.

Taille du texte:

"Il serait très dangereux" de confier la régulation du système de soins de premier recours "au niveau départemental", ont indiqué dans un communiqué la FHF (hôpitaux publics), la FHP (hôpitaux privés), la Fehap (privé non lucratif) et la Fnehad (hospitalisation à domicile).

"Cette orientation est d'autant plus surprenante que le Premier ministre lui-même a souligné la nécessité de ne pas multiplier les espaces de codécision", ont-elles estimé.

Les fédérations s'inquiètent également de l'idée de transférer aux départements une partie du produit de la CSG (contribution sociale généralisée), qui "risque d'accroître très fortement les inégalités territoriales, sans pour autant régler les questions structurelles de financement".

Les Agences régionales de santé (13 en métropole, 5 en outre-mer) sont des établissements publics de l'Etat, qui regroupent environ 8.000 salariés.

Elles donnent notamment les autorisations d'exercice aux établissements hospitaliers.

Vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est déclaré favorable à une "réforme profonde" des ARS.

"Comment peut-on expliquer que la planification des soins de proximité soit encore gérée par une agence régionale, là où les conseils départementaux" qui "ont accompli ces dernières années les maisons pluridisciplinaires de santé peuvent le faire?", s'est interrogé Sébastien Lecornu devant les assises des départements de France.

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a de son côté déclaré lundi matin sur RTL que "dès cette semaine, (elle) engageait un mouvement de simplification massif de notre administration de santé".

Mme Rist a regretté notamment que dans son département du Loiret, l'ARS Centre Val-de-Loire se soit opposée à l'installation d'une IRM (imagerie médicale) supplémentaire, malgré le soutien des élus locaux à ce projet.

"Quand les départements, quand les élus du territoires considèrent qu'il faut le faire (et) qu'ils ont les financements à côté, ce n'est pas à l'administration centrale de dire +c'est autorisé ou pas+", a estimé Mme Rist.

A.dCosmo--PV

En vedette

Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri

Médecins, infirmiers ou encore employés chargés de la désinfection: à Bunia en Ituri, province épicentre de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), les premiers volontaires parmi les personnels en première ligne de la région ont été vaccinés samedi, dans le cadre d'un essai clinique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au Kenya, la politique sida de l'administration Trump tue déjà

Sous une dalle de béton inachevée d'un cimetière de Nairobi repose Judy, prostituée kényane séropositive de 36 ans. Malade après avoir été privée de ses antirétroviraux par les coupes brutales de l'aide américaine, elle est morte le 7 août, quelques heures avant une rencontre prévue avec l'AFP.

Le trouble de la personnalité borderline, entre stigmatisation et manque de prise en charge

Encore méconnu, stigmatisant et sous-diagnostiqué, le trouble de la personnalité borderline pâtit d'une insuffisance de moyens et de prise en charge, laissant de nombreux malades en errance et en souffrance, regrettent des professionnels de santé qui tentent de développer des soins spécialisés.

En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins

Quand Kali Sidharth Medepalli a commencé son traitement hormonal, elle espérait achever sa transition en un an. Mais la clinique qui l'accompagnait a suspendu son traitement après le vote d'une loi qui redéfinit le statut des personnes transgenres en Inde.

Taille du texte: