Pallade Veneta - Dermatose: la mobilisation se poursuit au lendemain de la visite de Genevard

Dermatose: la mobilisation se poursuit au lendemain de la visite de Genevard


Dermatose: la mobilisation se poursuit au lendemain de la visite de Genevard
Dermatose: la mobilisation se poursuit au lendemain de la visite de Genevard / Photo: Matthieu RONDEL - AFP

La mobilisation se poursuit mardi contre la gestion de l'épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), avec plusieurs axes routiers toujours bloqués dans le Sud-Ouest, au lendemain de la visite en Occitanie de la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, venue défendre sa stratégie.

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Le Premier ministre Sébastien Lecornu tient à 10H30 à Matignon une réunion sur l’agriculture, avec les ministres concernés par cette crise.

En Haute-Garonne, l'autoroute A64 est toujours bloquée au niveau de Carbonne, où les agriculteurs ont passé une quatrième nuit, ainsi qu'au niveau de Muret, où de la terre et des bottes de paille ont été installées sur la chaussée lundi par une intersyndicale (FNSEA, Jeunes agriculteurs, Coordination rurale, Confédération paysanne).

"Au vu des annonces de la ministre hier (les blocages) ne sont pas prêt de se lever", a déclaré à l'AFP Guillaume Bénazet, secrétaire départemental Haute-Garonne des jeunes agriculteurs. "Tout ce qu'on avait proposé, notamment la fin de l'abattage total, rien n'a été étudié. Donc on continue", a-t-il poursuivi.

"Il n'y a aucune raison, vu la position de la ministre, que les blocages ne continuent pas", a confirmé Jonathan Kirchner, secrétaire général de la Confédération paysanne 31, syndicat qui réclame de concert avec la Coordination rurale la fin de l'abattage systématique et l'extension générale de la vaccination.

Lundi, Annie Genevard a assuré "entendre" la détresse des éleveurs lors d'une réunion de crise à la préfecture de Toulouse, après avoir assisté à la vaccination d'un troupeau de blondes d'Aquitaine en Haute-Garonne.

L'élargissement du territoire de vaccination dans le Sud-Ouest, visant 600.000 à 1 million de bovins, est "un premier infléchissement du protocole", a estimé la ministre tout en rappelant que les "trois piliers" de la stratégie sanitaire restaient l'abattage systématique dès la détection d'un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.

"Les autres pays n'abattent plus, ce n'est pas vrai", a assuré lundi Sébastien Rey, éleveur tarnais présent sur le barrage de la rocade albigeoise, se disant "écœuré" par les propos d'Annie Genevard.

Une "cellule de dialogue scientifique" réunissant experts en santé animale et représentants professionnels va être créée dès mardi, a ajouté lundi soir dans un communiqué le ministère.

En dépit d'un nouveau cas de DNC détecté dimanche dans une petite ferme de l'Aude, où les dix bovins du foyer ont été euthanasiés, la ministre a souligné plus tôt lundi que tous les cas étaient désormais éradiqués et que la situation était "sous contrôle".

L.Bufalini--PV

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