Pallade Veneta - Variole du singe: symptômes, diagnostic, traitements, vaccins

Variole du singe: symptômes, diagnostic, traitements, vaccins


Variole du singe: symptômes, diagnostic, traitements, vaccins
Variole du singe: symptômes, diagnostic, traitements, vaccins / Photo: Handout - UK Health Security Agency/AFP/Archives

La flambée actuelle de variole du singe est désormais érigée en menace sanitaire majeure, depuis l'alerte maximale déclenchée samedi par le patron de l'Organisation mondiale de la santé pour tenter de la contenir.

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Voici un aperçu des symptômes de la maladie, qui comptabilise désormais plus de 16.000 cas dans le monde, des méthodes de diagnostic, traitements et vaccins.

Symptômes

Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires aiguës, fatigue inhabituelle, ganglions lymphatiques enflés et douloureux au niveau de la mâchoire, du cou ou de l'aine peuvent se manifester dans une première période.

Dans une deuxième période des lésions cutanées et muqueuses peuvent apparaître sur tout le corps.

D'un malade à l'autre, les symptômes sont cependant variables.

Après quelques jours ou semaines, les boutons se transforment en croûtes, lesquelles finissent par tomber et les lésions par cicatriser.

Le malade est contagieux jusqu'à cicatrisation complète.

Diagnostic

La variole du singe est suspectée en cas d'exposition possible au virus dans les trois semaines suivant le contact avec un cas confirmé ou probable, le retour d’un voyage dans un pays d’Afrique où le virus est endémique, ou l'existence de partenaires sexuels multiples.

Dans la vague actuelle, dont l'Europe est l'épicentre, une large majorité des malades sont jusqu'alors des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, vivant essentiellement en ville, selon l'OMS.

Le diagnostic peut être difficile car les cas ne présentent pas forcément les symptômes habituels de la maladie et peuvent ressembler à certaines infections sexuellement transmissibles, ont prévenu plusieurs autorités sanitaires.

Le médecin qui fait l'examen clinique va éliminer d’autres maladies à éruption cutanée comme la varicelle, le syndrome pieds-mains-bouche, un zona, la rougeole, les infections bactériennes cutanées, la gale, la syphilis, l'herpès, les réactions cutanées des allergies.

La confirmation du diagnostic de variole du singe peut nécessiter une analyse notamment par test PCR. Le prélèvement cutané (biopsie ou écouvillon en frottant plusieurs vésicules), et/ou nasopharyngé si la personne à une poussée éruptive dans la bouche ou la gorge, est privilégié.

En attendant de faire un test et d'en connaître les résultats, il faut s'isoler. Une fois l'infection confirmée, l'isolement recommandé est d'environ trois semaines.

On ignore si le virus peut se transmettre par le sperme et, si oui, combien de temps. Par précaution, le Centre européen de contrôle des maladies recommande ainsi d'utiliser un préservatif 12 semaines après la guérison.

Traitements

La maladie guérit le plus souvent spontanément, après deux à trois semaines, parfois quatre.

Seul un traitement des symptômes, par exemple pour stopper la fièvre ou calmer les démangeaisons, est en général nécessaire.

Dans certains cas, les lésions sont très douloureuses, comme le rapportent plusieurs témoignages, ce qui peut nécessiter des anti-douleurs voire une hospitalisation.

Il est conseillé de ne pas gratter les lésions pour ne pas se réinoculer le virus ni garder de cicatrices, et de les couvrir pour limiter ces risques.

Chez certaines personnes, la maladie peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques.

Au besoin, certains médicaments antiviraux comme le tecovirimat, conçus notamment contre la variole, peuvent être utilisés.

Les cas graves concernent plus souvent les enfants, les femmes enceintes, les immunodéprimés.

Aucun décès n'a été signalé à ce jour en Europe ou aux Etats-Unis.

Vaccins

Un vaccin anti-variolique de troisième génération de la société danoise Bavarian Nordic (Imvanex ou Jynneos, vaccin vivant ne se répliquant pas dans l'organisme humain) peut être administré aux adultes, soignants compris, après un contact à risque mais aussi à titre préventif.

S'il est administré dans les quatre jours post-exposition, il peut avoir un effet protecteur important, selon le Centre européen de contrôle des maladies. La Commission européenne a approuvé lundi l'extension d'un de ces vaccins à la variole du singe.

Dans certains pays (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, France), une vaccination préventive peut être proposée aux groupes les plus exposés au virus, dont les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. À New York, des milliers de personnes ont ainsi déjà été vaccinées.

La vaccination s'effectue avec deux doses, espacées d'au moins 28 jours. Pour les personnes vaccinées contre la variole dans leur enfance, une dose suffit. Pour les immunodéprimés, une troisième est conseillée.

Ces vaccins n'apportant pas une protection immédiate ni totale, les autorités sanitaires invitent à rester prudents après leur injection.

R.Lagomarsino--PV

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