Pallade Veneta - Présence d'une toxine dans le lait consommé par un bébé mort à Angers, le lien écarté à Bordeaux

Présence d'une toxine dans le lait consommé par un bébé mort à Angers, le lien écarté à Bordeaux


Présence d'une toxine dans le lait consommé par un bébé mort à Angers, le lien écarté à Bordeaux
Présence d'une toxine dans le lait consommé par un bébé mort à Angers, le lien écarté à Bordeaux / Photo: Fred TANNEAU - AFP/Archives

La toxine céréulide a été retrouvée dans un lait infantile consommé par un nourrisson décédé à Angers, tandis que des analyses ont écarté tout lien avec du lait artificiel dans le cas d'un autre décès d'un bébé près de Bordeaux.

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S'agissant du nourrisson mort à Angers, "on retrouve la toxine" dans le lait avec lequel a été fait le biberon du bébé mort en décembre, a indiqué à l'AFP le procureur de la République d'Angers Eric Bouillard. Le rapport d'analyse ne fait toutefois pas état, selon lui, d'un taux "anormalement élevé" de la toxine car "il n'y a pas de norme".

"Aujourd'hui, le lien de causalité entre la céréulide et le décès de l'enfant n'est pas établi", a précisé le procureur, qui attend les résultats d'autres analyses, notamment celles portant sur les selles de l'enfant.

Selon un communiqué des avocats de la famille du bébé, le nourrisson avait consommé ce lait infantile Guigoz (Nestlé) "dans les heures précédant son décès brutal".

"Si un taux radicalement anormal de toxine céréulide dans le lot expertisé a ainsi été relevé, reste à établir que cette situation explique médicalement le mécanisme de mort", précisent les avocats Sophie Lodeho et Pascal Rouiller, confirmant une information du journal Le Courrier de l'Ouest.

L'enquête avait été ouverte en décembre pour rechercher les causes du décès d'une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre au domicile familial, avait indiqué M. Bouillard.

Sa mère avait contacté les enquêteurs en janvier en évoquant une boîte de lait Guigoz qu'elle avait donnée à son bébé, boîte qui "appartenait aux lots rappelés", selon les précisions du magistrat.

- Lien écarté à Bordeaux -

Dans le cas du bébé mort près de Bordeaux début janvier, "en l'état des investigations, le décès du nourrisson n'apparaît (...) pas en lien avec le lait artificiel qui a servi à son alimentation", a indiqué Renaud Gaudeul, procureur de la République de Bordeaux. Le bébé avait consommé du lait Guigoz ayant fait l'objet d'un rappel.

L'enquête se poursuit, notamment sur le plan médicolégal, afin de déterminer l'origine du décès, a précisé le magistrat.

L'affaire des laits infantiles dure depuis la mi-décembre. Après un premier rappel par Nestlé de dizaines de lots de laits infantiles dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, une cascade de rappels similaires a eu lieu dans le monde par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi par des plus petits acteurs.

En France, trois décès, dont celui survenu près de Bordeaux, avaient été signalés parmi des bébés ayant consommé des laits visés par les rappels, ainsi qu'une dizaine d'hospitalisations.

Aucun lien de cause à effet n'a été identifié, mais le céréulide a été repéré dans des échantillons prélevés chez un bébé hospitalisé pour la première fois fin février.

Après la plainte de l'association Foodwatch et de familles, cinq enquêtes ont été ouvertes le 30 janvier par le pôle santé publique du parquet de Paris, pour mise en danger de la vie d'autrui, en plus de celles en cours sous la direction de parquets locaux.

L'Union européenne a annoncé fin février un renforcement des contrôles aux frontières sur les importations en provenance de Chine de la substance incriminée dans ces affaires, de l'huile riche en acide arachidonique.

Deux agences de l'UE spécialisées dans la sécurité alimentaire et la prévention des maladies avaient alors précisé qu'au total, sept pays européens, dont la France, la Belgique ou encore le Royaume-Uni, avaient signalé des cas de bébés présentant des symptômes gastro-intestinaux après avoir consommé du lait en poudre.

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A.Rispoli--PV

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