Pallade Veneta - Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai

Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai


Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai
Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai / Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP/Archives

Le cannabidiol, plus communément appelé CBD, à usage alimentaire (huiles, tisanes, bonbons), sera interdit à partir du 15 mai, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) ayant décidé d'appliquer la règlementation européenne en la matière, a-t-on appris jeudi de plusieurs sources.

Taille du texte:

"On trouve ça complètement aberrant", a réagi auprès de l'AFP, Paul Maclean, représentant de l'Union des professionnels du CBD (UPCBD). "Cette position que prend la DGAL tue une filière agricole (et) risque de tuer plus de 2.000 boutiques spécialisées qui se trouvent en centre-ville".

"On peut prendre du CBD, mais on peut juste ne pas le prendre sous forme alimentaire, ce qui n'a absolument aucun sens", s'est-il agacé.

Le CBD à fumer ou sous forme de liquide pour cigarettes électroniques reste autorisé.

Le règlement européen "Novel Food", auquel doit se soumettre tout aliment qui n'est pas traditionnellement consommé au sein de l'UE, est en vigueur depuis 1997 et impose aux nouveaux produits de solliciter une autorisation. Or, selon plusieurs sources, les produits alimentaires contenant du CBD n'en ont pas encore obtenu.

Ainsi, selon Paul Maclean, la DGAL, qui tolérait jusqu'ici ces produits sous certaines conditions, a annoncé mi-avril aux représentants de la filière qu'il "n'y aurait plus aucune tolérance pour les produits alimentaires qui contiennent du CBD, à partir du 15 mai".

La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole très mobilisé pour les producteurs de chanvre - plante dont est issu le CBD - a dénoncé mercredi dans un communiqué "une menace directe sur la filière".

"Des centaines de producteur·rices, de paysan·nes, de fermes diversifiées, de circuits de commercialisation en cours d'installation et de projets en circuits courts se retrouvent aujourd'hui en danger", estime le syndicat, affirmant que la décision privilégie les modèles industriels puisqu'il est très coûteux d'obtenir une dérogation au règlement européen et que seuls les gros acteurs ont les moyens de déposer des dossiers.

Sollicitée par l'AFP, la direction générale de l'alimentation n'a pas répondu dans l'immédiat mais le gouvernement doit communiquer dans les prochains jours, a précisé le ministère de l'Agriculture.

Le CBD alimentaire représente 40% du chiffre d'affaires des magasins de CBD, selon lui.

"On n'est pas d'accord avec" cette "interprétation très restrictive" d'une réglementation européenne, a encore ajouté Paul Maclean. "C'est une réglementation européenne qui ne s'impose pas. Les États ont le choix de ne pas l'appliquer", selon le représentant de l'Union, qui "étudie les recours".

G.Riotto--PV

En vedette

Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri

Médecins, infirmiers ou encore employés chargés de la désinfection: à Bunia en Ituri, province épicentre de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), les premiers volontaires parmi les personnels en première ligne de la région ont été vaccinés samedi, dans le cadre d'un essai clinique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Au Kenya, la politique sida de l'administration Trump tue déjà

Sous une dalle de béton inachevée d'un cimetière de Nairobi repose Judy, prostituée kényane séropositive de 36 ans. Malade après avoir été privée de ses antirétroviraux par les coupes brutales de l'aide américaine, elle est morte le 7 août, quelques heures avant une rencontre prévue avec l'AFP.

Le trouble de la personnalité borderline, entre stigmatisation et manque de prise en charge

Encore méconnu, stigmatisant et sous-diagnostiqué, le trouble de la personnalité borderline pâtit d'une insuffisance de moyens et de prise en charge, laissant de nombreux malades en errance et en souffrance, regrettent des professionnels de santé qui tentent de développer des soins spécialisés.

En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins

Quand Kali Sidharth Medepalli a commencé son traitement hormonal, elle espérait achever sa transition en un an. Mais la clinique qui l'accompagnait a suspendu son traitement après le vote d'une loi qui redéfinit le statut des personnes transgenres en Inde.

Taille du texte: