Pallade Veneta - Ebola: le chef de l'OMS loue la stratégie de l'Ouganda, deuxième pays touché après la RDC

Ebola: le chef de l'OMS loue la stratégie de l'Ouganda, deuxième pays touché après la RDC


Ebola: le chef de l'OMS loue la stratégie de l'Ouganda, deuxième pays touché après la RDC
Ebola: le chef de l'OMS loue la stratégie de l'Ouganda, deuxième pays touché après la RDC / Photo: Badru KATUMBA - AFP/Archives

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a loué lundi la stratégie de l'Ouganda contre la maladie Ebola, le pays ayant recensé 19 cas confirmés, dont deux décès, dus à une épidémie qui s'est propagée depuis la République démocratique du Congo voisine (RDC).

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L'Ouganda est loin d'être aussi touché par le virus que la RDC, qui a déclaré le 15 mai une épidémie d'Ebola, la 17e dans ce pays africain de plus de 100 millions d'habitants. En RDC, où M. Tedros s'est rendu il y a quelques jours, 515 cas ont été confirmés, dont 91 décès, selon l'OMS.

"Le taux de réussite dans la prise en charge d’Ebola en Ouganda a été bon", a estimé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en déplacement lundi en Ouganda.

"Grâce à l’expérience acquise dans la gestion des urgences de santé publique, le taux de létalité est inférieur à 1%", a-t-il indiqué.

M. Tedros a salué la décision du gouvernement d’annuler les célébrations de la Journée des Martyrs, le 3 juin, qui attirent habituellement d’énormes foules venues de toute la région.

"C’était une décision judicieuse, car Ebola se propage rapidement lors de tels rassemblements. Nous comptons actuellement 19 cas, et si la célébration de la Journée des Martyrs avait eu lieu, nous serions maintenant à trois chiffres", a commenté le chef de l'OMS, qui a rencontré le président ougandais Yoweri Museveni.

Tous deux ont discuté de la "collaboration transfrontalière", a-t-il remarqué, ajoutant qu'il n'y avait "pas besoin de restrictions, car elles affectent l’économie". "S’attaquer à l’épicentre est la solution", a-t-il insisté.

Parmi les 19 cas recensés en Ouganda, "14 concernent des personnes arrivées de la RDC et cinq sont des ressortissants ougandais", a détaillé M. Tedros.

Dans un rapport daté de lundi, l'OMS a également fait état d'un autre "cas probable, qui est mort".

- Espoir -

Le 3 juin, il avait déclaré à la presse que l'un des cas confirmés en Ouganda concernait un ressortissant congolais qui s'était rendu aux Émirats arabes unis avant d'entrer sur le territoire ougandais.

Depuis, les Émirats ont annoncé, le 5 juin, le renforcement de leurs "mesures de précaution" pour les arrivées en provenance de RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud, interdisant l'accès à leur territoire aux voyageurs venant de ces pays.

"Cela inclut les voyageurs transitant par un ou plusieurs autres pays, à moins qu’ils n’aient passé plus de 21 jours hors des pays concernés avant leur arrivée aux Émirats arabes unis", ont précisé les autorités émiraties dans un communiqué. La délivrance de tout nouveau visa pour les ressortissants de ces trois pays est aussi suspendue.

L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale. Elle estime que le risque pour la santé publique est très élevé en RDC, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial.

Il n'existe ni vaccin, ni traitement homologué contre la rare souche Bundibugyo à l'origine de cette épidémie.

"Grâce à une collaboration continue, je suis convaincu que cette épidémie pourra être maîtrisée", a relevé M. Tedros.

Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

L'OMS et l'agence sanitaire de l'Union africaine ont lancé vendredi un plan de 518 millions de dollars (446 millions d'euros) pour combattre l’épidémie au cours des six prochains mois, en mettant notamment l’accent sur le renforcement de la surveillance, des tests de laboratoire et la prévention des infections.

L'épicentre de l'épidémie en RDC se trouve dans la province orientale de l'Ituri, difficilement accessible en raison du mauvais état des routes et de l'insécurité entretenue par les groupes armés.

A.Graziadei--PV

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