Pallade Veneta - Six nations: l'Italie version Quesada, le changement dans la continuité

Six nations: l'Italie version Quesada, le changement dans la continuité


Six nations: l'Italie version Quesada, le changement dans la continuité
Six nations: l'Italie version Quesada, le changement dans la continuité / Photo: Tiziana FABI - AFP

Gonzalo Quesada n’a eu qu’une poignée de séances d’entraînement pour préparer son premier match à la tête de l'Italie, contre l’Angleterre samedi à Rome, mais l’ancien international argentin, à défaut de tout révolutionner, a commencé à imprimer sa marque.

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Le nouveau sélectionneur de la Nazionale a déjà décroché une victoire, symbolique certes, mais qui n'est pas passée inaperçue parmi les suiveurs des Azzurri.

L'Argentin s'était fixé l'objectif de bien maîtriser l'italien pour sa conférence de presse précédent la première journée du Tournoi des six nations 2024 et Quesada, 49 ans, a fait un quasi sans-faute jeudi en visio-conférence.

S'il ne sera pas jugé sur ses prouesses linguistiques, le nouvel homme fort du rugby italien, nommé en juin et entré en fonction après la Coupe du monde 2023, s'applique à lui-même ce qu'il martèle à ses joueurs: "inutile de se chercher des excuses".

Il pourrait par exemple invoquer l'excuse du manque de temps: pour découvrir ses nouveaux joueurs, il n'a eu que deux stages, dont un réunissant uniquement les joueurs évoluant dans le Championnat d'Italie, mais, a-t-il balayé, "notre préparation s'est assez bien passée".

Il y a une autre excuse que l'ancien manager du Stade français (2013-2017 et 2020-2023) ne veut plus entendre: "Nous savons que nous avons le groupe de joueurs le plus jeune, le moins expérimenté, etc, mais à chaque match, c'est la meilleure équipe possible qui sera alignée, la mieux préparée, la plus motivée".

- Charnière 100% Garbisi -

Pour redonner confiance à une équipe n'ayant pas encore digéré ses lourdes défaites contre la Nouvelle-Zélande (96-17) et la France (60-7), qui ont conclu son Mondial-2023, Quesada aurait pu faire la révolution: il a choisi l'évolution.

Par manque de temps, certes, par pragmatisme, surtout: "parce que le travail accompli lors des dernières années a été bon", a-t-il jugé à propos de son prédécesseur, le Néo-Zélandais Kieran Crowley (2021-23).

Mais Quesada, passé dans l'encadrement du XV de France entre 2008 et 2011, a déjà apporté sa touche, dans les discours comme dans les séances d'entraînement.

"Il n'a pas encore eu le temps de mettre en place tout ce qu'il veut d'un point de vue technique, mais il a mis l'accent sur l'aspect mental", a expliqué son capitaine Michele Lamaro vendredi en conférence de presse.

"L'idée forte dans son discours, a poursuivi le 3e ligne de Trévise, c'est qu'il faut être prêt à se battre pendant 80 minutes. On veut atteindre les vingt dernières minutes en étant toujours en position de gagner le match, quel que soit notre adversaire".

Parmi les 15 joueurs qui défieront l'Angleterre, troisième du dernier Mondial, au coup d'envoi samedi (15h15) au Stade olympique de Rome, 12 étaient sur le terrain à Lyon pour affronter les Bleus lors du dernier match de poules de la Coupe du monde.

Les changements sont donc mineurs, mais Quesada n'a pas eu peur d'aligner une charnière inédite à ce niveau de compétition, formée par la fratrie Garbisi, Paolo et Alessandro.

- "Tout ne sera pas parfait" -

Le plus jeune, à la mêlée, honorera à 21 ans seulement sa 8e sélection après avoir été préféré à Stephen Varney (Gloucester), touché à un mollet.

"On a fait le choix de celui qui s'est entraîné le plus et celui qui connaît le mieux les avants avec qui il joue en club à Trévise", s'est-il justifié.

Le choix du pragmatisme toujours, avec une petite idée derrière la tête.

"On s'attend bien sûr à ce que notre N.9 et notre N.10 ne soient pas dans une situation confortable, mais notre ambition, c'est de jouer vite et d'empêcher les Anglais de dicter leur jeu en nous mettant sous cette pression constante qui est leur marque de fabrique", a-t-il dévoilé.

Sa Nazionale, abonnée à la dernière place du Tournoi lors des huit dernières éditions, n'a jamais battu le XV de la Rose en 30 confrontations.

"Tout ne sera pas parfait (...). On a beaucoup travaillé: on ne peut pas changer en trois, quatre entraînements des habitudes de longue date, mais cela avance", a-t-il espéré.

E.Magrini--PV

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