Roland-Garros: le huitième de finale contre Chwalinska, "une belle occasion" pour Parry
Qualifiée samedi à Roland-Garros pour son premier huitième de finale en Grand Chelem, où elle affrontera la Polonaise Maja Chwalinska (114e mondiale), la Française Diane Parry (92e) voit dans son prochain match "une belle occasion à saisir" pour les deux joueuses.
QUESTION: Qu'est-ce qui a fait la différence dans ce match très serré ?
REPONSE: "Je crois que j'ai cru que je pouvais gagner durant tout le match, même s'il durait trois sets. Je me sentais bien physiquement. Je sentais que mon jeu la perturbait (l'Américaine Amanda Anisimova, 6e joueuse mondiale) par certains aspects. Même s'il n'a pas été parfait durant tout le match, j'ai l'impression d'avoir gagné certains points +gratuitement+ avec mon slice. Et sinon, j'ai essayé de jouer sur mon coup droit à chaque fois que j'en avais l'occasion, même si elle jouait vite."
Q: Vous avez donné l'impression de ne jamais céder à la panique dans les moments clés du match. Estimez-vous avoir franchi un cap de ce point de vue-là?
R: "Oui, sûrement. C'est vrai que peut‑être qu'avant, j'aurais pu me croire vaincue, ou que la marche était trop haute. Aujourd'hui (samedi, NDLR), ce n'était pas le cas. Parfois, ça pouvait être une frustration de ne justement pas être capable de saisir les opportunités. Mais je me suis dit que j'allais en avoir d'autres, et d'essayer de passer devant dès que je le pouvais. Après, ça n'a pas été évident tout le temps."
Q: Avez-vous repensé à certains moments du match à vos cinq défaites au troisième tour de tournois du Grand Chelem?
R: "Ça a pu me passer par la tête, mais honnêtement, j'ai essayé de rester un maximum dans le match, de me procurer le plus d'occasions possible. Je sentais que j'étais dans le match, physiquement je l'étais. Dans le jeu, même s'il y avait des hauts et des bas, je sentais quand même que cela pouvait l'embêter de temps en temps. J'essayais de m'accrocher à cela pour être capable d'aller le chercher (le match, NDLR) à la fin."
Q: Que représente pour vous ce premier huitième de finale en Grand Chelem?
R: "Beaucoup de choses. Ça a été un objectif pendant très longtemps d'être capable de passer ce cap de la deuxième semaine de Grand Chelem. J'ai eu plusieurs opportunités. Celle qui me vient en tête, où j'avais le plus d'occasions, c'était peut-être en Australie contre Mirra Andreeva au troisième tour (en 2024, NDLR), où je crois que je mène 5-2 avec des balles de match. Après on va dire que ça m'a aidée et que ça a aussi pu me forger pour justement être capable (...) d'apprendre de mes erreurs et de passer ce cap-là, quand (l'occasion de se qualifier en huitièmes) se représente."
Q: Vous affronterez au prochain tour la Polonaise Maja Chwalinska (114e), une joueuse moins bien classée que vous issue des qualifications. C'est un bon tirage?
R: "A un stade aussi avancé du tournoi, on s'attend à jouer une membre du top 20, donc je pense que c'est une belle occasion à saisir pour nous deux. (...) Ça va être un match à prendre vraiment au sérieux. Je vais essayer de bien récupérer pour arriver à 100% sur ce match et être en mesure de saisir cette occasion d'aller plus loin dans le tournoi (...) En tout cas, je suis motivée à 1000%."
Q: Vous allez redevenir la Française la mieux classée après Roland-Garros. C'est une preuve de votre retour à votre meilleur niveau?
R: "C'est une conséquence de tout ce qui se passe sur le terrain, mais c'est vrai que j'avais à cœur de pouvoir remonter au classement. Ce n'était pas un classement qui me convenait et ça ne me permettait pas de jouer non plus les meilleurs tournois. Donc j'espérais pouvoir remonter vite."
Propos recueillis en conférence de presse.
F.Abruzzese--PV