Pallade Veneta - Tour d'Italie: Vingegaard, une trilogie et un tremplin pour le Tour

Tour d'Italie: Vingegaard, une trilogie et un tremplin pour le Tour


Tour d'Italie: Vingegaard, une trilogie et un tremplin pour le Tour
Tour d'Italie: Vingegaard, une trilogie et un tremplin pour le Tour / Photo: Luca Bettini - AFP

Jonas Vingegaard est entré dimanche à Rome dans le cercle très fermé des vainqueurs des trois grands Tours en remportant son premier Giro qu'il compte utiliser comme un tremplin pour le Tour de France.

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Au bout de trois semaines tout en maîtrise, le Danois a franchi la ligne finale au milieu de ses équipiers de Visma avant de se précipiter dans les bras de sa femme et de ses deux enfants, tout habillés de rose, qui représentent "tout" pour lui.

"Les voir à l'arrivée rend ma victoire encore plus belle, ça me fait monter les larmes aux yeux, ils sont toujours là pour moi", a-t-il réagi, bouleversé par l'émotion.

"C'est fabuleux, j'ai rêvé toute ma vie de gagner cette course", a-t-il ajouté en réalisant, dès sa première participation, un exploit qu'aucun autre coureur en activité, même pas Tadej Pogacar, n'a accompli: gagner les trois grands Tours dans sa carrière.

Après le Tour de France en 2022 et 2023 et la Vuelta l'an dernier, Vingegaard devient à 29 ans le huitième homme de l'histoire à compléter la trilogie après Bernard Hinault, Eddy Merckx, Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Alberto Contador, Vincenzo Nibali et Chris Froome.

"Faire partie de ce club est un peu irréel, je pense que je ne réalise pas encore", avait-il déclaré samedi soir après s'être offert une cinquième victoire d'étape dans ce Giro qu'il aura dominé "de la tête et des épaules", comme l'a constaté l'Australien Jai Hindley, troisième.

Sans forcer, Vingegaard a tenu son rang de grandissime favori face à une concurrence vite résignée pour finir avec une avance de 5 min 22 sec au classement général sur l'Autrichien Felix Gall (Decathlon CMA CGM), qui monte pour la première fois sur le podium d'un grand Tour.

- "Pas à genoux" -

"Le seul à pouvoir le battre est Pogacar et Pogacar n'est pas là", a résumé dès la mi-course le Portugais Afonso Eulalio, révélation de ce Giro (6e et maillot blanc de meilleur jeune).

De fait, on pourra avancer que les principaux rivaux de Vingegaard -- Pogacar mais aussi Remco Evenepoel, Isaac del Toro, Juan Ayuso, Florian Lipowitz ou Paul Seixas -– étaient absents.

Mais c'était pareil pour Pogacar en 2024 lorsqu'il avait triomphé avec dix minutes d'avance sur Dani Martinez et six victoires d'étape.

Le Slovène avait ensuite enchaîné avec une victoire écrasante dans le Tour de France.

C'est désormais aussi l'objectif de Vingegaard qui croit fermement en ses chances dans la Grande Boucle (4-26 juillet) et estime que ce Giro lui une offre la préparation idéale dans cette quête.

"Tout dépend de la manière dont tu sors du Giro. Si c'est à genoux et que tu as besoin de deux semaines de repos derrière ce n'est pas idéal. Mais je ne suis pas à genoux", a insisté le Danois qui, effectivement, n'a jamais donné l'impression de taper dans ses réserves lors de ces trois semaines.

"Je pense que tout cet entraînement a été parfait dans l'optique du Tour", a-t-il même déclaré, avouant que le Giro était à la fois une occasion de garnir son palmarès et une base de travail.

- Milan enfin -

Alors que ses rivaux s'apprêtent à disputer une ultime course d'une semaine -– Tour de Suisse pour Pogacar, Tour Auvergne-Rhône-Alpes pour Seixas et Ayuso -–, Vingegaard a prévu un peu de repos à la maison avant de boucler sa préparation en altitude à Tignes.

"Il sera encore plus fort au Tour car on l'a planifié comme ça", a insisté le patron de son équipe, Richard Plugge.

Le Français Paul Magnier est l'autre grand vainqueur de ce Giro dont il repart avec trois victoires d'étape au sprint et le maillot cyclamen du vainqueur du classement par points.

Mais dimanche, le sprinteur de Soudal-Quick Step a été dominé par Jonathan Milan qui, au dernier jour, a enfin ouvert son compteur et celui de son équipe Lidl-Trek dans ce Giro.

Le colosse italien a imposé sa puissance pour devancer largement son compatriote Giovanni Lonardi et le Français Paul Penhoët.

"Je suis super content de gagner à Rome", a-t-il dit.

O.Merendino--PV

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