Pallade Veneta - Finale NBA: Wembanyama et les Spurs si près et désormais si loin des Knicks

Finale NBA: Wembanyama et les Spurs si près et désormais si loin des Knicks


Finale NBA: Wembanyama et les Spurs si près et désormais si loin des Knicks
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs si près et désormais si loin des Knicks / Photo: Ronald Cortes - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP

Les Spurs et Victor Wembanyama ont échoué d'un rien à transformer une folle remontée en victoire vendredi à domicile, battus par les Knicks (105-104) qui mènent désormais 2 à 0 en finale NBA, avant de recevoir deux fois à New York.

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Voilà San Antonio en bien mauvaise posture, de celles qui cèdent inévitablement sous le poids des statistiques gravées dans le marbre. Tout du moins jusqu'ici, puisque jamais une équipe ayant perdu ses deux premiers matches sur son parquet n'est ensuite parvenue à renverser la situation.

Wembanyama, qui répète à l'envi vouloir écrire l'histoire avec ses Spurs, deuxième équipe la plus jeune à disputer une finale NBA, va être servi avec ce défi immense.

Il a tout fait cependant pour s'éviter cette situation qui consiste de son propre aveu à "creuser notre propre trou".

A la peine lors de la défaite au match N.1, Wembanyama a en effet montré un bien meilleur visage, avec 29 points (11/21 aux tirs) inscrits dont 22 en seconde période (9 rebonds, 4 contres, 2 interceptions).

Mais il a raté le panier de la victoire.

"J'ai encore manqué de clairvoyance et c'est là tout le problème. Je dois avoir plus de sang-froid, mieux contrôler le match", a commenté, visage fermé, le Français, qui, sur la possession précédente, s'était précipité en donnant une passe dans le mauvais tempo à Stephon Castle, le ballon heurtant le dos de son coéquipier.

- "J'ai raté mon coup" -

"C'est ce qu'il y a de plus frustrant, de tout gâcher après tout ce travail accompli. J'ai gâché cette passe, j'ai raté mon coup (...) On devait gagner ce match, on tenait la victoire", a-t-il ajouté.

A ce moment-là, les Knicks étaient tout tremblotants, eux qui venaient de dilapider 14 unités d'avance à six minutes du terme, en encaissant un 14-0 comme on se voit infliger un K.O.

Mais à un peu plus de neuf secondes du buzzer, Jalen Brunson a réussi le lancer-franc qu'il fallait pour en redonner une avance suffisante au bonheur de New York. Ses 20 points ajoutés aux 20 de Mikal Bridges et aux 21 de Karl-Anthony Towns ont été déterminants pour les Knicks.

En n'inscrivant que 70% des lancers francs tentés et en concédant dix rebonds offensifs à leurs adversaires, les Texans se sont mis en difficulté permanente, qui aurait rendu une égalisation miraculeuse au regard du scénario du match.

D'autant que la défense new-yorkaise a été d'une intensité et d'une dévotion à décourager les plus grands. Même ceux mesurant 2,24 m comme Wembanyama, muselé en première période avant son probant mais vain réveil.

"Ca fait un bail que +Wemby+ ne s'est pas fait botter les fesses de la sorte. Towns est tout simplement en train de le massacrer", constatait quelque peu stupéfait Charles Barkley au micro d'ESPN, à la mi-temps, tout en arguant que le jeune âge du pivot français (22 ans) ne pouvait pas tout expliquer.

- "Quel match fantastique" -

Il avait raison, mais c'était sans compter sur la réaction d'orgueil de l'intéressé dans un second acte où il s'est fait violence et a sonné la révolte, aidé par De'Aaron Fox enfin redevenu efficace (20 pts, 8/12) quoi qu'encore un peu trop intermittent.

Wembanyama "est un grand joueur, de ces joueurs comme on n'en voit qu'un par génération. j'ai juste utilisé ma taille, mon expérience pour lui rendre la partie difficile", a commenté à chaud "KAT", l'intérieur de 30 ans des Knicks.

Il fut une époque, pas si lointaine, où son équipe aurait craqué face à ce scénario renversant qui a mis en fusion le Frost Bank Center. Mais ces New-Yorkais version 2026 semblent faits d'un autre bois et animés par la foi de chercheurs d'or, plus rassasiés depuis 53 ans et leur deuxième sacre de champions.

"Quel match fantastique. Ça a été un va-et-vient constant tout au long du match. On aurait pu baisser les bras à plusieurs reprises. Mais nos gars ont continué à se battre", a apprécié leur coach Mike Brown.

Voilà son équipe plus que jamais en position de force pour aller décrocher le troisième titre de la franchise. Le match N.3 aura lieu lundi, dans un Madison Square Garden qui s'annonce volcanique comme jamais.

J.Lubrano--PV

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